49e Congrès CGT - Nantes 7-11 décembre 2009

Revue de pressePublié le 6 janvier 2010

La CGT en débat

Dernière ligne droite avant le 49e congrès.

Comme partout dans la CGT, le syndicat Construction du Puy-de- Dôme s’est réuni pour préparer le congrès confédéral qui se tiendra du 7 au 11 décembre à Nantes.

Un article de Régis Frutier publié dans le mensuel Ensemble
Photo : Bapoushoo

À quelques semaines de l’ouverture du congrès de la CGT, une vingtaine de syndiqués de la Construction se sont retrouvés à Clermont-Ferrand autour du projet de document d’orientation. « Le document, tel que publié dans Le Peuple, nous est apparu comme trop épais et peu maniable, c’est pourquoi nous avons réalisé une synthèse avec les sept résolutions  », explique Laurent Dias, secrétaire de l’union syndicale de la Construction du Puy-de-Dôme. Chacun dispose ainsi d’une version allégée du texte pour éviter l’effet « noyade » et favoriser la discussion.
Le débat s’engage rapidement sur l’évolution du mouvement social d epuis le début de l’année. « En janvier, la manifestation a atteint un niveau jamais vu sur le département. Ensuite, on a trop attendu et ça s’est essoufflé », estime Paul. « La CGT aurait dû tenter de poursuivre seule le mouvement, plutôt que d’espacer les journées d’action », renchérit Nello. René pense, au contraire, que faire l’impasse sur l’unité ne saurait être une solution : « Les salariés ne comprennent pas les divisions syndicales et la mobilisation est toujours plus faible lorsque la CGT appelle seule ». Khalida pense, elle, que « l’unité a permis de mettre beaucoup de monde dans la rue, mais l’échelonnement n’a pas été idéal. Pour autant, je ne suis pas sûre que les gens étaient prêts à repartir deux jours après… » Serge s’emporte : « On parle au passé comme si tout était perdu, alors que le cahier revendicatif reste très chargé. Il s’agit d’organiser la poursuite du mouvement » .
Autre thème en débat, l’organisation et les structures dont la CGT a besoin pour être le plus efficace possible. Dans ce domaine, l’union syndicale de la Construction 63 peut se prévaloir d’un certain succès : « Nous avons réalisé 250 adhésions nouvelles cette année.On le doit aux luttes et au fait d’avoir organisé les salariés dans un syndicat professionnel inter-entreprises », expose René. Paul confirme l’utilité d’une telle structuration syndicale en Haute-Loire : « ce mode d’organisation a favorisé notre implantation dans les PME ». Un participant propose un amendement au congrès pour organiser des syndicats de métiers à l’échelle d’un bassin d’emploi ou d’un territoire, plutôt que des syndicats d’entreprises. Plusieurs intervenants soulignent alors que ce mode d’organisation ne serait pas forcément transposable à d’autres entreprises, comme les hôpitaux où cohabitent des dizaines de métiers. Il est finalement demandé à Laurent, délégué au congrès, qu’il intervienne à Nantes pour faire part de l’expérience positive des syndicats de la Construction en Auvergne

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Paroles de syndiqués

FRANÇOISE RODIER, 46 ans, syndicat Bigmat (43) « J’attends du congrès que nous prenions des résolutions d’urgence sur la situation contre les fermetures d’entreprises et les suppressions d’emplois. Il nous faut aussi trouver des formes d’action mieux adaptées et plus efficaces qu’actuellement. »
JEAN- CLAUDE RABASTON, 62 ans, retraité « Avec la crise, les conflits individuels se multiplient. Et leurs réglements sont plus souvent judiciaires que syndicaux. Tout ceci démontre que le syndicat n’est pas suffisamment fort et implanté, notamment dans les PME. Il faut revenir à un syndicalisme de masse »
KHALIDA HAKEM, 36 ans,membre du bureau UD 63 « C’est le premier congrès confédéral auquel je participe. Il me semble important qu’on y aborde la manière dont les fédérations fonctionnent en territoire. Trop souvent, chacune travaille dans son coin, ce qui est une perte d’énergie. Il y a sûrement des convergences à construire plutôt que voir des actions menées tour à tour chez les cheminots, dans la construction etc. »
SERGE SAPIN, 54 ans, syndicat Eurovia « J’attends de la CGT qu’elle défende la revendication d’une retraite anticipée à 55 ans pour ceux qui, comme moi, ont eu un accident. J’ai des problèmes de dos et un poste théoriquement aménagé. Mais en réalité, cet aménagement n’est pas respecté. »

"Le syndicat d’entreprise ne peut répondre à lui seul au morcellement du salariat.Des structures basées sur notre identité professionnelle nous ont permis d’être efficaces avec, par exemple,des actions sur le treizième mois dans les PME."

RENE DEFROMENT, secrétaire de l’union régionale CGT Construction Auvergne

Photothèque

Vue générale de la salle Rencontre-débat Alès - B.Thibault Rencontre-débat Alès - Rencontre-débat Alès - Rencontre-débat Alès - Rencontre-débat Alès - Rencontre-débat Alès - Rencontre-débat Alès