CLÔTURE DU FORUM
Cet espace de dialogue, ouvert à tous durant 3 mois, est désormais clos, à l’ouverture des travaux du Congrès. Les messages sont cependant consultables. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont contribué à enrichir la préparation du Congrès, par leurs réflexions, analyses et propositions.
Les messages sont publiés chronologiquement, mais il est possible de retrouver tous les messages traitant d’un même thème en cliquant sur : « Lire la discussion » du dernier message sur ce thème.
Dans la théorie c’est tout joli tout beau. mais c’est pour quand la mise en oeuvre ? moi je suis à la retraite depuis 13 ans déja et je n’ai pas la patience d’attendre et je suis pour prendre ce qui est possible : augmentation de salaire et de retraite, amélioration des conditions de travail et de vie ect ect.... Je pense qu’avec les difficulté de l’emplois en ce moment la sécurité sociale professionnelle et le statut du travail salarié c’est très bien et qu’il le faut maintenant on n’a pas le temps d’attendre la prochaine révolution et je signe de mon nom et non d’un pseudonyme c’est plus courageux
Il serait en effet souhaitable que la Cgt (avec l’ensemble de ses syndiqués) se préoccupe vraiment des questions liées à l’école. On peut être surpris du peu de place qu’occupent les questions liées à l’éducation dans la préparation de ce Congrès : ne concernent-elles pas pourtant nos enfants, les citoyens de demain ? D’où, peut-être, dans ce forum ou localement, les prises de position assez marquées de certains syndicats départementaux ? Un signal fort - en paroles et en actes - devrait être adressé aux personnels de l’Education si la Confédération souhaite développer vers eux la syndicalisation - sinon, ne risquent-ils pas d’en tirer toutes les conséquences ? Beaucoup de temps a été perdu déjà... Que la Cgt se préoccupe de l’école, oui, mais pas seulement par le seul moteur que constituerait la volonté de se rapprocher avec la Fsu. Car si nous sommes un certain nombre de personnels de l’Education Nationale à militer à la Cgt, ou à nous en sentir proches, plutôt qu’à la Fsu, c’est - entre autres - parce que la Cgt éduc’action ne reproduit pas les clivages, souvent imperméables, qu’imposent les structures et le fonctionnement de la Fsu. Voir le récent exemple de la masterisation, qui voit le Snes (plutôt favorable) s’opposer au Snuipp (qui l’est beaucoup moins) dans les AG d’IUFM, ce qui finit par un texte fourre-tout fort discutable non seulement dans son analyse mais aussi sur les luttes à engager, signé également par la Ferc-Cgt (! !!) - communiqué dans lequel on on ne combat plus ce projet néfaste mais on s’attache à chercher quelques arrangements ici et là... Il me semble par ailleurs utile d’analyser ce qui est en rain de se passer entre l’Unsa et la Cfdt après l’échec d’un rapprochement de la première avec la Cgc et la courte partie de route débutée avec la Cgt pour la seconde il y a quelques années. Les discours des dirigeants syndicaux qui accompagnent les prises de positions "unitaires" sont édifiantes : "Interrogé par l’Humanité, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, présent pour la première fois à un congrès de l’Unsa, affirme qu’il partage totalement cette vision d’Alain Olive : « En ce vingtième anniversaire de la chute du mur, nous devons rappeler que nous, nous ne nous sommes jamais trompés sur la démocratie. »" (in L’Humanité du 27/11/2009). Si rapprochement il y a avec une autre organisation syndicale - on peut appeler de nos voeux l’unité - il devrait se faire sur nos bases, celles d’une coopération entre les différents personnels, qu’ils travaillent dans le primaire ou le secondaire, en enseignement général ou professionnel. Les salariés de l’Education Nationale, qu’ils soient titulaires ou précaires, n’auraient rien à gagner d’une dilution de nos valeurs pour le seul bénéfice d’une unité "a minima". Alors l’unité, oui, mais à quel prix ? La volonté de ne pas "rater une occasion historique" ne devrait pas être subordonnée au reniement de nos valeurs...
la cgt, en dépit de ses défauts, reste grâce à son histoire le seul syndicat dans lequel je me reconnais. alors construisons avec ce congrès la cgt de l’avenir et des victoires futures. ne nous querellons pas sur des détails, sur les échecs mais travaillons à construire la cgt d’aujourd’hui et de demain. ouvrons grand les fenêtres, oxygénons là, mettons de l’huile dans les rouages parfois lourds de notre confédération ,alors la syndicalisation viendra et nous serons plus fort dans ce monde si difficile pour les salariés et les sans emplois. bon courage aux congressistes, merci à bernard thibaud pour le travail effectué et mes immenses encouragement si le congrès le reconduit dans ses fonctions
Bonjour, Je suis syndiqué à la CGT à France Telecom depuis bientôt 35 ans. Je suis un peu surpris par ton message. Mais peut-être que dans ton secteur la CGT a beaucoup de syndiqués et de sections syndicales. Mais c’est loin d’être le cas partout ! Par chez moi, les gros sites des métiers techniques sont au dessous de 3% de syndiqués à la CGT. On est mieux implanté sur les plateformes d’appel Orange. Et on commence à être meilleur dans les boutiques, où, pourtant, la culture de la PVV règne. Bref, il n’y a guère que quelques sites moyens (50 techniciens) qui connaissent encore des taux de syndicalisations supérieurs à 25%. Mais ils sont éloignés de 60 km du chef lieu du département. Je m’interroge donc, en conséquence, sur notre réelle capacité, sans réelles sections syndicales, et avec des militants qui courent partout à distribuer des tracts, faire signer des pétitions, et faire croire aux salariés que la CGT FAPT est plus forte qu’elle n’est, comment construire un mouvement durable qui puisse tenir et gagner. Pour moi, cette question de l’organisation des sections syndicales CGT de proximité et de terrain, actuellement moribondes sur les gros sites, et le renforcement de la CGT FAPT pour lui faire atteindre un taux de syndicalisation supérieur à celui d’une PME dans ces endroits, me semble être la seule véritable piste pour gagner. Car je ne crois pas qu’un appel extérieur à l’action, et un fonctionnement de type "allez-y les p’tits gars, foncez (et ensuite démerdez-vous)", soit la solution. Bref, nos grands ancêtres disaient que l’impatience n’est pas révolutionnaire ; je crois qu’ils avaient raison.
Lité, tu nous dis : "Autre question d’importance, celle de la professionnalisation du syndicalisme. Permanent syndical est-il un métier ? Sa professionnalisation dans certains secteurs d’activités, correspond-elle aux désirs des salariés, à leur vision du rôle du permanent et in fine de la démocratie ?"
je pense que cette question qui n’est pas vraiment posée dans le doc d’orientation a son importance sur la vie démocratique de la CGT et des conséquences sur son image !
Un "vieux" camarade m’a dit un jour :"le pouvoir corrompt quel qu’il soit"même si le propos est à nuancer,le fond de vérité n’est pas contestable...la vie nous l’apprend.(par ex : l’ancien secrétaire "général"de la fédé des métaux fin des années 80)
Il y a aussi les camarades sur lesquels l’on s’est trompé, et qui confrontés à la réalité de la tâche ne font pas la "maille". Et dont on ne sait quoi faire.
Qu’on laisse en place avec ce que cela entraîne d’erreurs et de reculs(prévisibles).
Ou que l’on cherche à replacer, dans l’économie sociale, avec peu ou pas de formation !
j’ai connu des "gros" CE cherchant un directeur économiquement "pointu", se faire "refiler" un ex permanent présenté au "top".... pour les photocopies !!!!
Ceux aussi qui deviennent commerciaux des "produits et services" périphériques du syndicalisme et sociaux ; qui savent faire vibrer auprès des militants la "cause" pour placer leurs "trucs"....
Ceci,s’accompagne souvent d’une dose d’incompréhension, d’amertume et d’une fraternité écornée !Et c’est compréhensible pour les deux parties ; mais humainement dure à vivre pour le cde concerné qui se sent dévalué !
Je suis persuader qu’un camarade qui n’exerce plus qu’un mandat permanent,(quel qu’en soit le niveau et sa valeur) vit en partie coupé des réalités du terrain, du vécu et des aspirations des salariés et des militants des boîtes.La "théorie" supplante la pratique au lieu de s’en nourrir ! Là aussi il y a nécessité d’un retour aux fondamentaux !
D’ailleurs dans les boîtes,les tôliers ne s’y trompent pas, et préférent avoir 1 élu permanent qui utilise une grosse partie des heures de déléguation ...que plus d’heures pour plus de militants. Et puis un homme est plus facilement "manoeuvrable"...que plusieurs ! Cela favorise dans certains cas la main-mise de "mâles dominants" sur "leur" syndicat de leur boîte.Pratiquant un syndicalisme...parfois bien éloigné des valeurs de la CGT...
Je n’ai pas d’idées sur la durée des mandats de permanents ; mais une chose me paraît indispensable à la démocratie, à l’efficacité syndicale : Le droit et la possiblités pour les camarades et les instances de mettre fin démocratiquement à un mandat sans préjudice, et avec fraternité.
Pour cela, il faut nous battre pour que le droit au retour à l’emploi pour les permanents syndiquaux soit reconnu par la loi. Et oblige les patrons privés ou publiques à leur réeintégration,avec reconnaissance de l’expérience acquise.
Il en va de la lutte contre la discrimination et pour les libertés syndicales !..
Ceci ne figure pas dans le document d’orientation !
Ce congrès devrait en débattre (aussi), et proposer que la direction confédérale qui sera élue, nomme un groupe de cdes pour plancher sur l’éllaboration d’un projet de loi sur le sujet
mais pour quel public ? Tout le monde vit les difficultés de traitement des usagers en client, du essentiellement au désengagement de la poste , d’edf.gdf , des transports, de l’école etc.... Que proposons nous ? des syndicats bien organisés chacun dans leur tour, ou à leur tour, manifester, pétitionner, tour à tour. Et si les tours se rencontrées ? Je pense que le public ne fait qu’un. Les usagers- clients ne souhaitent redevenir que des usagers. Les clients ne vous inquiétaient pas pour eux ils ont les taxis. Je pense que l’organisation de la cgt est trés compliquée et manque singuliérement de passerelle entre syndicat. De lisibilité pour le syndigué de base . Redevenons force de proposition ! Sans être simpliste mais réaliste refaisons des nationalisations un impératif au dévelloppement de l’homme, de l’économie dans un monde respectueux de l’environnement.
Bonjour, syndiqué "isolé" FAPT bien que syndiqué CGT depuis 37 ans, ayant en activité toujours milité, y compris trois ans à titre permanent. (Cadre de France-Télécom Orange en congé de fin de carrière, c’est à dire depuis quatre ans payé 70% de mon salaire indiciaire et dispensé d’activité professionnelle) J’ai participé par volontarisme au Forum de Caen sur l’éducation-formation tout au long de la vie. (éducation-formation car le vocabulaire n’est pas neutre quant aux enjeux et je pense le compte rendu développera en quoi CGT et FSU doivent continuer à débattre y compris de ces concepts pour arriver à des revendications claires) A ce niveau de la revendication claire, rassembleuse, unificatrice c’est sans doute ce qui nous manque pour avancer (donc nous reculons). Comment imaginer, c’est à dire produire une utopie du niveau de 36 ou du programme de la CNR, avec par exemple une éducation formation tout au long de la vie, qui brise aliénations et rapport d’exploitation, sans des objectifs clairs de réduction du temps de travail. (rendus possibles par l’évolution de la révolution scientifique et technique, et nécessaires pour l’exercice du droit à la culture et d’un temps libre qui ne soit pas celui seul du renouvellement de la force de travail) Les 30 ou 32h en cinq jours de travail par semaine, avec embauche en équivalent des chômeurs pourquoi ces revendications ne sont elles pas portées ? Sur ce forum internet aucune revendication sur la réduction du temps de travail et du partage du fardeau du travail pour créer des emplois, alors que c’est un fondamental du syndicalisme depuis son origine avec les étapes décisives de la journée de 8h, des 4Oh etc...Au forum caennais pas un mot sur cette durée du travail hebdomadaire, son organisation et les concepts débattus... Autre possibilité de réduire le temps de travail pour créer des emplois l’avancée de l’âge du droit à la retraite : 55ans pour tous avec par exemple 35 années de cotisations ; en être resté à 60 ans (avec 55 pour les métiers pénibles et abandon de nos anciens programmes 55ans pour les femmes ; chacun sait que la cessation d’activité s’effectue en moyenne bien avant 60ans, mais sur des bases de types plans sociaux ou départs individuellement négociés. La question humaine est chômage des jeunes ou retraite (comme droit pas comme obligation) accélérée des plus agés, la question économique est comment faire payer le capital ? Une des réponses est qu’il n’est pas très raisonnable de laisser le pouvoir sur ces questions aux patrons et fondés de pouvoirs étatiques. Du grain à moudre aussi pour le syndicalisme cadre CGT. Un cadre en charge de gérer une entreprise, y compris d’Etat ou administration, doit il être manager aux services d’intérêts particuliers ou de l’intérêt général, voire universel. Le programme de CNR (qui est partie de notre Constitution via le préambule de 1946 toujours valide, comme la déclaration des DH et du citoyen de 1789 et maintenant la Charte de l’environnement de 2004)reste un point d’appui d’une nécessaire résistance qui ne peut demeurer que défensive. Donnons nous les moyens revendicatifs d’aller aux bouts de nos utopies en termes de droits et réponses aux seuls besoins porteurs d’humanité. (en opposition aux besoins aliénés tels particulièrement l’augmentation effreiné du temps de travail individuel ou le travail à sens perdu...) Propos d’un privé d’activité professionnelle toujours militant associatif, délégué régional de la Ligue des droits de l’Homme en Basse Normandie. L’inactivité professionnelle, jusqu’en fin de vie de plus en plus possible reculée, étant aussi à interroger, dans le rapport aux mutations du travail, aux transmissions des connaissances, à l’éducation formation tout au long de la vie, par la CGT (Confédération Générale du TRAVAIL, l’utilisation d’acronymes d’un jargon faisant perdre le sens des mots est aussi à interroger) Juste un mot sur la révolution scientifique et technique. Ne sommes nous pas trop défensifs là également, en réaction seulement lorsque les outils (souvent logiciels)sont en services. Intervenir des la conception des outils et systèmes me semble un enjeu décisif. Au passage des cadres de plus en plus nombreux sont aussi des concepteurs, ce qui devrait pour au moins cette partie d’activité devoir les intégrer de la classe ouvrière ; mais se reposer la question de ce qu’est l’exploitation et la conscience de classe nécessaire dans les conditions de la mondialisation d’aujourd’hui cela ouvre d’ autres champs de réflexion qui dépassent cette simple contribution pour ce débat.
Certains de tes propos me choquent jeune camarade. L’obsolescence dont tu parles, c’est toi qui prends la responsabilité du qualificatif, a permis un jour de mettre la CGT en place (entre autres critères...). L’autre époque, eh bien oui elle est derrière moi à présent, mais ne perds pas de vue qu’un jour, pas si lointain, tout arrive si vite, il en sera de même pour toi. Penses-y avant de critiquer. Par ailleurs je ne vois pas pourquoi j’aurais à en palir de cette "autre époque" qui nous a néanmoins tant apporté de positif, même si parfois des erreurs ont sans doute été commises. Seuls ceux ne faisant rien ne risquent pas se "tromper". Alors "fossé intergénérationnel ?", je pense que seuls ceux qui sévertuent à le creuser ont à s’en soucier. Moi pas. Quant à la couleur "rouge", personnellement, elle ne me fait pas peur et ne me crée aucun problème. Je croyais que nous en étions arrivés à l’époque, peut être regrettable (?), de la séparation syndicalisme - politique ; pour autant pourquoi ne devrait-on pas s’intéresser aux deux si cela nous chante ? Et le "rouge" me chante bien vois-tu !
entièrement d’accord avec toi ,lorsque tu mets en évidence l’appropriation du "système",d’un blason,par des militants coiffés d’oeilléres d’un autre temps. des jeunes sont déçus par des mots,des comportements individualistes,des raisonnements étriqués,ils attendent une autre dimension intellectuelle de la cgt,une intelligence,un dialogue,une grande écoute face à leurs questions . des générations de militants ont tenté de transmettre leurs savoirs et expériences,continuons à passer le relais et non pas s’assoir sur des "acquis du système". la CGT est à un tournant idéologique,soyons créatifs,et audacieux. tous ensemble,tous,tous,....
Intervention de Roland Diagne, membre de la Commission Exécutive de la CGT Éduc’Action Nord Comité Général de l’UD CGT du Nord du 17 novembre 2009
La base exige de plus en plus un changement de stratégie de lutte ! 1995 : les cheminots, « locomotives » de la grève, entraînent avec eux près de 3 millions de salariés dans la lutte qui diffère pour un temps les sales coups de l’offensive libérale, patronale et gouvernementale.
2003 : le secteur public, notamment les enseignants, organise la résistance pendant près de deux mois, par la grève, contre l’allongement de la durée de cotisation pour la retraite ; tous les appels de la base en grève à l’extension et la généralisation du mouvement gréviste demeurent sans réponse des directions confédérales. C’est la défaite.
2007 : C’est l’attaque contre les régimes spéciaux de retraite gagnés de haute lutte ; l’annonce de la grève en novembre par les cheminots est court-circuitée par l’acceptation d’une négociation par le bureau confédéral CGT.
2008 : Suppressions massives d’emplois : Caisse d’Epargne 4.500, Natixis 850, Calyon 250, Renault 4900, PSA 1090, La Camif 780, La Redoute 672, Sanofi-Avnetis 927, Hewlett-Packard 580… Cette liste n’a rien d’exhaustif
2009 : C’est une succession éloignée de journées nationales d’action et de grève largement suivie qui mobilisent plus de 2,5 millions de manifestants les 19 janvier et 29 mars puis le 1er mai traditionnel, pour s’éteindre avec 30.000 manifestants à Paris.
La principale justification avancée par les tenants de cette stratégie du renoncement est « le nécessaire rassemblement de tous syndicats », y compris sur une plateforme revendicative quasi inexistante, et « le nombre insuffisant de syndiqués ».
La réponse est venue du délégué ouvrier de Toyota : « notre expérience montre que c’est la lutte qui permet de syndiquer ».
Ce que confirme un délégué de la chimie de Dunkerque, lequel ajoute « j’ai le mandat de mon syndicat pour dire au Comité Général de l’UD CGT du Nord que notre confédération doit changer de stratégie, celle qui est en œuvre ne marche pas ; la lutte, la grève, ça marche, il faut le dire aux travailleurs et la préparer ».
Un jeune délégué pompier d’ajouter : « …il faut que nos dirigeants sortent de leur bulle là haut pour descendre sur le terrain ».
« 64% des salariés disent, selon un sondage CGT/CSA, être prêt à faire grève, sauf qu’il faut que le syndicat le leur propose » a-t-on entendu. Un autre de déclarer que « la Charte d’Amiens en 1906 qui proclame la suppression de la propriété privée capitaliste a été la base des conquêtes sociales et démocratiques en 1936, 1945, 1968 ; aujourd’hui la rupture de la direction confédérale CGT avec ces principes et les renoncements qu’elle implique font qu’on nous parle d’une société de « développement durable » sous le capitalisme. Concrètement cela se traduit par les suicides de travailleurs et le vol par des mères et pères de famille de lait pour bébé dans les supermarchés. »
Ce qui manque, c’est l’élaboration d’une plateforme revendicative précise et chiffrée sur la hausse des salaires, sur la retraite par répartition et la durée de cotisation, sur l’interdiction des licenciements et la nationalisation des entreprises qui délocalisent, sur le maintien et le développement des services publics… Plateforme sur laquelle le Bureau confédéral appellerait à construction de la grève reconductible et générale...
...Une équipe dirigeante qui amène le syndicalisme et le monde du travail « droit dans le mur » des désastres sociaux et anti-démocratiques doit avoir la décence et l’honnêteté de céder la place à d’autres qui tenteront de réparer les dégâts subis par les travailleurs. Cette nouvelle équipe aura le mandat de mettre en œuvre une stratégie offensive qui permette de stopper « le massacre » gouvernemental et patronal. En effet, la casse des acquis et des droits -conquis de haute lutte par les travailleurs- organisée par le patronat et le gouvernement à sa solde « ne s ‘arrêtera que là où ces mêmes travailleurs et leurs organisations de combat décideront de l’arrêter ».
Alors dans le respect des règles démocratiques de notre CGT, il faut retrouver le chemin d’une stratégie gagnante, celle de la lutte et de la grève.
élu chsct dans la filière de l’énergie,nous avons posé sur la table de la direction,le dossier des risques psychosociaux,thème majeur et surtout d’actualité. je compte beaucoup sur l’intervention de marie Pezé,au congrés,afin de nous éclairer sur l’organisation du travail et ses déviances actuelles. la CGT prend elle la mesure,du phénomène ? quelles types de formations adaptées, sont dispensées actuellement ? et sont elles actualisées ? les futures négociations en 2010,dans le cadre du plan d’urgence,ne sont-elles pas un piège électoral,un leurre,auquel le gouvernement tente de rassembler le plus large possible ?
Concernant le prochain congrès, n’ayant pu participer à l’assemblée de mon syndicat, je pense que c’est un devoir d’exprimer mon avis au vu des documents d’orientation. C’est un avis très négatif sur l’orientation générale réformiste que prend la direction de mon syndicat. Parmi les résolutions présentées dans le document que j’ai reçu, je ne prendrai que trois exemples.
"Une maison commune des régimes de retraite" : Quand on sait comment on a laissé démanteler les régimes spéciaux, oeuvre de nos anciens et du CNR, qui auraient dû rester les exemples sur lesquels revendiquer pour les autres régimes, quand on a vu la direction de la CGT engager une négociation par entreprise qui a conduit à l’arrêt du mouvement unitaire (SNCF, RATP, EDF, GDF), quand on voit les projets du gouvernement pour appliquer le toujours moins sur le montant des retraites, que veut dire une maison commune des régimes de retraite ? Est-ce aligner tous les régimes sur le plus défavorable ?
"Renforcer la substance des services publics et de leurs missions" : On se trompe d’époque et de combat ! ll n’y a bientôt plus aucun service public. L’urgence n’est pas de les améliorer, mais de sauver ceux qui subsistent provisoirement et sont attaqués (La Poste...) et de réclamer haut et fort le rétablissement de ceux qui ont disparu avec les privatisations (EDF, GDF, France Télécom...). Si on ne fait pas ça, on ouvre la voie aux futures attaques (enseignement, santé...)
La démarche unitaire : Faisons le bilan de l’année écoulée. Une forte volonté revendicative, une forte mobilisation, à la base, en début d’année. Quel accompagnement par les directions des syndicats unis ? La priorité à l’unité a conduit à choisir les actions les plus faibles et finalement à laisser s’éteindre le mouvement (de simples journées de manifestation très écartées les unes des autres).
Je tiens à exprimer ma totale opposition à la dérive actuelle de la direction de la CGT vers un simple accompagnement de la régression sociale généralisée que visent le MEDEF et leGouvernement qui lui est inféodé. J’attends de mon syndicat qu’il soit une force de protestation ; il ne doit pas perdre son âme dans des compromis qui se font toujours au détriment des salariés.
Extrait du Document d’orientation voté par le 8ème Congrès du Syndicat Déaprtemental de l’Éducation Nationale Nord, Saint Amand les Eaux, 25, 26 mai 2009
La retraite : 37,5 annuités ou 60 ans maxi ; 75% du meilleur salaire au minimum…
10. Le droit à la Retraite est un acquis majeur pour les travailleurs, acquis lié à la politique de Sécurité Sociale impulsée par le Conseil National de la Résistance (CNR), et ce, dans un contexte économique pourtant peu favorable au sortir de la deuxième guerre mondiale.
11. C’est un système basé sur la solidarité inter-générationnelle, un système par répartition ; les retraites des anciens étant financées par les cotisations des actifs.
12. Jusqu’en 1993, les travailleurs ont réussi à améliorer le système de retraite notamment en permettant aux salariés qui justifiaient de 37,5 années de cotisation de prendre leur retraite dans des conditions financières correctes.
13. L’amélioration des conditions de vie liée aux acquis sociaux (accès aux soins médicaux, retraites, …) et salariaux a en outre permis un allongement de l’espérance de vie, même si celle-ci ne bénéficie pas à tous les travailleurs de manière égale, loin s’en faut.
14. Aujourd’hui, les gouvernements successifs, depuis 1993, n’ont eu de cesse que de remettre en cause cet acquis du CNR, avec toujours la même arme, l’allongement des durées de cotisations, au prétexte que l’allongement de la durée de vie poserait à notre économie un problème grave.
15. Pourtant, le contexte économique de la France notamment depuis 1993 n’a plus rien à voir avec celui de 1945, et notre pays est la quatrième ou cinquième puissance mondiale (selon les années).
16. Il n’y a donc aucune raison objective, au contraire, de reculer l’age de départ à la retraite… Sauf à vouloir imposer aux travailleurs le passage du système par répartition au système par capitalisation dans lequel chacun capitalise ce qu’il peut et s’il le peut pour sa propre retraite.
17. C’est une régression inacceptable, et le SDEN CGT Nord s’inscrit dans le combat de tous les salariés pour la sauvegarde et l’amélioration (eu égard aux seuls intérêts des travailleurs) du système de retraite par répartition.
18. C’est pourquoi le SDEN CGT Nord revendique une retraite à taux plein, c’est-à-dire équivalent à 75 % du meilleur salaire, pour tous les salariés du public et du privé après 37,5 ans de cotisation ou à 60 au maximum (selon ce qui est le plus favorable).
19. Le cumul emploi retraite n’est pas une réponse au problème du faible niveau des pensions.
20. Le SDEN CGT Nord exige une revalorisation immédiate des pensions de 300 €, ainsi qu’une indexation des pensions sur les salaires et non plus sur l’inflation.
Les Unions Locales, un outil indispensable dans la création du rapport de force
21. Contrairement aux syndicats dits « autonomes » ou aux syndicats corporatistes, la CGT est une confédération. Cela signifie que la Fédération de l’Éducation de la Recherche et de la Culture (FERC) s’inscrit dans une union interprofessionnelle de toutes les fédérations, de tous les corps de métier.
22. C’est une force. Cette force réside, entre autre, dans les outils de proximité et de solidarité dont nous disposons pour mener et développer nos activités, pour mener et organiser les luttes.
23. Ces outils de proximité sont les Unions Locales (U.L.). Chaque syndiqué est membre de l’Union Locale de son lieu de travail.
24. Installées dans les principaux bassins d’emploi comme à Lille mais aussi à Maubeuge, à Douai, à Hazebrouck, Armentières ou bien encore à Dunkerque..., par exemple, elles constituent sur tout le département du Nord un maillage interprofessionnel qui devrait faire en sorte qu’aucun syndiqué ne demeure isolé.
25. Nous pouvons et devons y prendre toute notre place. Elles peuvent et doivent prendre toute leur place comme outil de proximité. Le SDEN CGT Nord doit y être présent. Elles ne doivent pas être oubliées par lui malgré sa dimension départementale.
26. Mieux, le SDEN CGT Nord se doit de les renforcer. Les renforcer par la participation de camarades aux instances décisionnelles (commission exécutive), aux actions et aux luttes locales.
27. En contrepartie l’Union Locale est un formidable outil de solidarité, d’information, de lutte et de formation au plus près des syndiqués. Pendant le combat contre le CPE, les lycéens ont trouvé dans bon nombre d’UL CGT un soutien logistique et politique indispensables à la réussite d’un mouvement, même si la victoire leur revient.
28. Les Unions Locales sont aussi un lieu de vie où peuvent se réunir les enseignants CGT d’un bassin. De plus, elles permettent de mettre en relation des enseignants et des non enseignants, ce qui est toujours favorable pour créer le « Tous Ensemble ».
29. Par leur ancrage dans la vie locale elles sont les points d’appui indispensables aux sections syndicales et aux syndiqués isolés.
30. Le congrès invite tous les syndiqués à se rapprocher de leurs UL, et à y militer.
Quelle place pour la CGT Éduc’Action dans l’Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens (UGICT)
31. Ce qui justifie la catégorie de cadre est avant tout la volonté pour le patronat de diviser le salariat.
32. Si des personnels d’encadrement existent, ils n’en demeurent pas moins des salariés dont les intérêts objectifs sont les mêmes que ceux des autres salariés. Se posent pour eux les mêmes questions de salaires, de retraites, de conditions de travail, d’emploi, d’accès aux services publics…
33. Ils ne sont pas, contrairement à ce que veulent leur faire croire les patrons, des salariés d’un genre spécial, plus proche du patronat que du salariat à proprement parler.
34. Si on ne peut pas contester la spécificité de l’expérience des salariés en fonction de leur branche professionnelle, de leur entreprise, de leur fonction dans l’entreprise, spécificité qui peut conduire ponctuellement à des expressions particulières ou catégorielles, le rôle d’une organisation syndicale ne doit pas être de pratiquer les mêmes ségrégations professionnelles que les organisations patronales ; il y va de la sauvegarde des intérêts de tous les travailleurs.
35. À ce titre, le SDEN CGT Nord récuse l’idée que les personnels d’encadrement auraient besoin d’une organisation spécifique au sein de la CGT, l’UGICT. Car qu’est-ce qui lie un personnel d’encadrement EDF, un personnel d’encadrement de chez Nissan ou un Proviseur de Lycée Professionnel ? Peu de chose en fait, alors que dans chacun de leur lieu de travail, ces personnels ont des intérêts communs à défendre en termes d’emploi, de salaires, de conditions de travail… avec l’ensemble des autres salariés.
36. L’existence même d’une structure syndicale spécifique aux cadres peut conduire, à ce que des décisions prises par l’UGICT de telle entreprise soient contradictoires avec celles prises par l’organisation CGT des ouvriers de production. Et c’est le patronat qui en sort renforcé ! Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas mener un travail syndical spécifique en direction des cadres. Mais comme tout travail spécifique en direction de telle ou telle catégorie de salariés, cela ne justifie pas l’existence d’une structure en tant que telle, dotée qui plus est d’une place particulière, sur-évaluée, au sein de la CGT.
37. Dans l’Éducation Nationale, les enseignants sont systématiquement affiliés à l’UGICT lorsqu’ils se syndiquent à la CGT Éduc’Action. Qu’ont-ils en commun pourtant avec les personnels d’encadrement de chez Renault, de Valeo… rien pas même le fait qu’ils encadreraient du personnel. Les seuls personnels d’encadrement dans notre champ de syndicalisation sont les chefs d’établissements et les inspecteurs.
38. En outre force est de constater que depuis plusieurs années, la CGT s’inscrit dans un processus de renforcement de l’UGICT à tel point que dans le nouveau mode de répartition des cotisations mis en place en 2007, l’UGICT a été la seule organisation dans la CGT a définir ses besoins financiers pour ensuite déterminer le moyen de les satisfaire.
39. Le journal Option n’est pas financé par le budget de l’UGICT, mais par un prélèvement direct sur les cotisations des syndiqués affiliés à l’UGICT (environ 4 % d’une cotisation). C’est la seule structure au sein de la CGT pour laquelle cela se passe ainsi.
40. Le SDEN CGT Nord conteste l’existence d’une structure syndicale statutaire spécifique telle que l’UGICT pour mener le travail en direction de ces catégories de salariés, situation que ne connaît aucune autre catégorie de salariés dans la CGT.
41. Le SDEN CGT Nord estime que la très grande majorité des personnels qu’il syndique (sauf les chefs d’établissements et les inspecteurs) ne relève pas du champ de syndicalisation de l’UGICT. Par conséquent, le SDEN Nord se prononce pour l’arrêt de l’affiliation automatique de ses syndiqués non cadres.
La Stratégie de la Confédération : analyse critique du SDEN CGT Nord
42. La grève est et restera la seule arme déterminante des travailleurs pour faire valoir leurs revendications. Elle doit être préparée au plus haut niveau afin d’obtenir les conditions du rassemblement nécessaire à une lutte efficace.
43. La crise du capitalisme plonge le salariat dans une situation encore plus critique que celle qu’il connaissait jusqu’ici.
44. Chômage total ou partiel, casse des acquis sociaux, licenciements de masse, casse des services publics, casse de pans entiers du Code du Travail, baisse des salaires, précarisation… ces régressions ne sont pas nouvelles, mais la crise va, si on laisse faire plus longtemps, encore les accélérer et les amplifier.
45. Face à ce processus en marche, les travailleurs ont de plus en plus besoin d’une CGT sure de ses valeurs et consciente que les luttes vont devoir se durcir et se radicaliser.
46. Le rôle d’une organisation syndicale, dans le monde de production capitaliste, n’est pas de ménager un pouvoir qu’il soit politique et/ou économique. A ce titre, la Cgt ne doit avoir comme objectif que la construction d’un rapport de force permettant la satisfaction des revendications des travailleurs.
47. Or, la confédération au nom du syndicalisme rassemblé s’est engagé dans une union par le haut sur le plus petit dénominateur commun, si préjudiciable à la satisfaction des intérêts objectifs et des revendications des seuls travailleurs… et notamment quand il s’agit de suivre la Cfdt.
48. La stratégie de l’unité la plus large sur la base d’une plateforme revendicative répondant aux besoins des seuls travailleurs est un outil nécessaire pour construire les luttes victorieuses. Cependant si elle est synonyme de frein pour les luttes, de perte d’identité pour la Cgt, elle ne doit pas s’enfermer dans cette stratégie. Les travailleurs sont fatigués d’avoir une journée d’action tous les deux mois pour ne rien gagner. De plus, cela leur coûte cher.
49. On a vu par exemple comment, malgré nos appels, l’inertie confédérale a contribué à l’isolement du mouvement de la fonction publique sur les retraites en 2003 ou des cheminots, également sur la question des retraites, en 2007.
50. On voit également aujourd’hui comment, malgré les trois millions de manifestants du 19 mars, la seule perspective qu’on a donné, c’est un premier mai unitaire ; quelle régression !
51. Pour sa part le sden cgt entend peser de tout son poids au sein de la Cgt pour créer les conditions d’un changement de stratégie de notre confédération en vue de reconquérir les droits perdus et en gagner de nouveaux. Il le fait en interne à l’occasion des congrès, mais aussi quand c’est nécessaire par le biais d’adresses à la Confédération.
52. lLe syndicalisme cgt doit rester un syndicalisme de revendication. Le sden cgt nord considère que la seule notion de « syndicalisme de proposition » constitue une régression dangereuse.
53. Ces dérives ne sont pas ce dont le salariat a besoin pour reconquérir les droits perdus et en gagner de nouveaux.
54. L’expérience de la lutte victorieuse menée par le LKP en Guadeloupe est à ce titre exemplaire de la seule stratégie qui vaille : tenir ferme sur un cahier revendicatif précis par une lutte gréviste prolongée s’il le faut.
55. Il s’agit de réaffirmer la place d’organisation de Classe et Masse de la CGT, intransigeante sur la satisfaction des revendications des seuls travailleurs et sourde aux intérêts patronaux.
56. Aucune reconquête des salariés, aucune inversion du rapport actuel des forces, ne se fera sans ce repositionnement urgent et cette réaffirmation dans les actes.
L’international : quelles affiliations ?
57. Le SDEN CGT Nord est fondamentalement attaché à l’Internationalisme. Le syndicat considère en effet que partout les travailleurs doivent être capables de mener des luttes de haut niveau pour faire valoir leurs droits objectifs.
58. Pour cela il s’agit de favoriser le développement dans chaque pays de syndicats nationaux intransigeants sur la satisfaction des revendications des seuls travailleurs et sourds aux intérêts patronaux.
59. Dans le même temps, il y a urgence pour le salariat de s’organiser au niveau international, sur les mêmes bases d’intransigeance et de combativité face au capitalisme remondialisé.
60. Il s’agit par ailleurs de ne pas tomber dans le piège d’un affrontement Nord / Sud, logique qu’impulse le patronat et les gouvernements des pays riches… Logique désastreuse du point de vue de l’unité des travailleurs au niveau mondial.
61. Les revendications de la CSI sur le « travail décent » est une transposition au niveau syndical international d’un concept visant de le protectionnisme contre des pays ainsi maintenus dans la pauvreté. Le SDEN CGT Nord tient à redire que si les enfants des pays pauvres travaillent, c’est parce que l’organisation du monde résultant de l’hégémonie capitaliste les y contraint.
62. Les déclarations de la CES, au moment du référendum sur la Constitution Européenne en 2004, ou très récemment sur la nécessité de « sauver le capitalisme » sont suffisamment éloquentes pour justifier le positionnement de le SDEN CGT Nord.
63. Forte de ces principes indiscutables, le SDEN CGT Nord a dénoncé l’adhésion de la CGT à la Confédération des Syndicats Européens (CES) dans un premier temps et à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) dans un second temps.
64. Constatant que ces deux structures, européenne et internationale, s’inscrivent dans une stratégie d’accompagnement de la remondialisation capitaliste, de compromission avec des intérêts étrangers à ceux des seuls travailleurs et de mise en concurrence de fait du Nord et du Sud, le SDEN CGT Nord milite en faveur de la désaffiliation de la CGT de ces deux confédérations.
65. Le SDEN CGT Nord affirme l’importance d’adhérer à une organisation internationale en phase avec son positionnement de classe et de masse.
Un congrés est un moment important pour la vie d’une confédération. Toutes les fédérations seront réunies pendant 5 jours,pour discuter de notre stratégie syndicale pour les 3 années à venir. Chaques fédérations à ses spécificités par ses métiers,qualifications,etc.... mais aussi son approche sur la vie syndicale dans sa corporation. Notre stratégie de syndicalisation doit etre la meme pour tous.Etre au plus prés des salariés,essayez de répondre à leurs préoccupations premières.Dans notre démarche pour la préparation et les débats, a été de partir de la réalité des salariés syndiqués et non syndiqués. Le débat sur les résolutions se fait et continu à se faire par rapport aux besoins du terrain.
Chez nous les thèmes c’est comment aborder la syndicalisation,le montant de la cotise et trouver des moyens modernes efficaces et appropriés en communication,car de manière générale nous trouvons que nous mettons pas assez en valeur notre travail quotidien dans nos syndicats.Arretons de nous dire qu’on fait mal !!!! Les discussions sont enrichissantes et vraiment réelles car nos échanges d’expérience diverses sont régulièrement notre quotidien de syndicaliste CGT de térrain.
Les syndiqués sont trés loin des préoccupations de savoir si le numero 1 de la CGT"copine" avec le MEDEF, ou "se palabre dans les salons de l’elysée". Ce que veulent les salariés dans leurs ensembles c’est un syndicatactif répondant à leurs besoins. Pour preuve depuis le début de l’année la cgt recense 42000 syndiqués de plus,l’objectif est presque atteint entre 2 congrés confédéraux.Le dernier sondage CSA , demandé par la confédération et aussi un argument et un appui supplémentaire sur le syndicalisme en france. Dans son ensemble la population francaise fait confiance à 60% aux syndicats et tout particulièrement à la CGT qui est la plus représentative et la plus combative aux yeux des salariés. Maintenant arretons les querelles intestines,cela suffit du grand patronat(MEDEF) et d’autres organisations politico syndicale pour dénigrer l’activité syndicale de la CGT.
C’est bien normal à quelques jours de son congrés,il faut casser la CGT. C’est une drole de facon de faire, car entre 2 congrés, les rebelles ,les revanchards,opposant vont séteindre naturellement,et vont rentrés dans leurs rangs. Notre avenir syndical passe par la jeunesse de notre pays .Montrons lui tous ensemble que nous prenons en compte leurs préoccupations,leurs aspirations et quelle à toute sa place à la CGT que nous construisons pour demain.
Préparons sereinement l’avenir syndical,concrétisons nos résolutions pour que le 50ème congrés soit dans l’espérance d’un renouveau syndical revendicatif prenant en compte les réalités de notre société en générale.
Delégués gironde
bonjour
merci pour cette contribution que je trouve d’une clairvoyance remarquable.
Dommage que ce ne soit "pas encore" le discours de la "direction" . . .
Les stratégies d’appareils sont-elles compatibles avec les remontées de la base ?
un visiteur non syndiqué
peut on interdire de prononcer le mot cout salariale dans les réunion bilan des entreprises , ce n’est pas digne pour la force de travail travailleurqui crée chaque jour une marchandise servant à enrichir les grandes entreprises , mais plutot potentiel de richesse humain
CHER(E) CAMARADE
QUAND ALLONS NOUS MENER UN REEL COMBAT COMME L ONT MENE NOS PARENTS ET GRANDS PARENTS, DE QUOI AVONS NOUS PEUR ??
VEUT ON FAIRE DISPARAITRE LE VRAI SYNDICALISME,OU LE TUER ?
LA RUE NOUS ATTEND, PREPARONS NOUS AU COMBAT FINAL CONTRE LE CAPITALISME ET SES REPRESENTANTS AMITIES YPP
bonjour
une interrogation de "non syndiqué" à ce passage : << le 1er mai (jour férié !!!) et au mois de juin, c’est-à-dire à deux pas des vacances !!!>> je ne vois pas en quoi un jour férié serait démobilisateur, de mon point de vue ce serait plutôt le contraire, si on choisit la "manifestation" pour s’exprimer, la question est d’arriver à avoir le maximum de gens dans la rue, alors jours fériés et week-end ! bien sur ! vous aurez tous les non-syndiqués des petites boites qui aujourd’hui hésitent à se déclarer en grève.
mais, bon, je suis peut-être complètement à coté de la paque, mais je ne crois pas qu’aucun syndicat n’ait jamais tenté l’aventure . . .
j espère que pendant le congrès il y aura des intervention sur le logement car au regard de ce que je lire je n ai pas vu grand chose .En France on compte plus de 3.5 millions de mal logées ou voir pas logées du tout ....il y a urgence a développer le logement Social car que l offre est en décalage par rapport a la demande.
bonjour
je lis des interventions passionnantes et passionnées.
moi j’ai baissé les bras devant une telle inertie : * au niveau local : des rentes de situation avec les heures de délégations, allant jusqu’à les faire payer par la direction ou comment gagner plus en travaillant moins.
présence assidue aux réunions avec la direction : les heures de délégation ne sont pas entamées
pas de réunion ni des salariés,ni des syndiqués, ni des élus sauf en petit comité (la classe dirigeante)
pas de travail d’analyse,de réflexion
pas de formation ou si peu et pour n’en rien faire
le code du travail ne s’use que si l’on ne s’en sert pas
pas d’éducation populaire
petits arrangements entre amis :les "partenaires sociaux"
*au niveau confédéral :
la formation d’une élite coupée du citoyen
le cumul des mandats
qui prend les décisions ?
d’autres interventions analysent très bien la situation, je n’y reviens pas
je propose une question :
qu’est ce que la démocratie ?
Bonjour a tous. Je suis un petit délégué syndical de province qui travaille dans la sous traitance automobile et je viens de passer une année 2009 pourri ... En resumé, la vie de beaucoup de salarié dans cette anée et de petit syndicaliste comme moi.. qui se résume par :
Redressement judiciaire Plan de cession Reprise par nouveau groupe Licenciement.....
Quoi d’extraordinaie me direz vous .. c est rentrer dans les moeurs je suppose sauf qu’ a combattre sans soutien de cette soit disant CGT ? nous les petits qui permettons au gros de vivre, on s use...
Alors ce congrés arrive a point .. Il faudrait qu’une nouvelle orientation repositionne la lutte de classe au bon endroit et pour cela il faudrait que notre chere drection ( je parle de la syndicale la.. on pourraitse tromper en effet ) reprenne un discours pouvant me faire croire qu’elle a pas perdu ses fondamentaux.
Il faut s adapter rapidement aux mutations patronales qui eux s’adaptent rapidement pour contrer le droit des salariés et les envoyés par une procédure social dans leur penatte et vaquer a des occupations personnelles.. ( oula ca me prend aussi la maladie direction) .
je résume donc dans les temes que je maitrise : il faut contrer ces patrons voyous par n’importe quel moyen pour stopper les licenciements ;..
Pour finir et desolé si je choque beaucoup d’entre vous ainsi que certains invités du 49eme congrés ( notament un Économiste, un Professeur, un cinéaste, un président , un Prix Nobel, un sociologue, un psychologue du travail, un compositeuret je fini par un philosophe) , ce qui me fait plus penser a une émission de bernard pivot qu’a un Congrès alors desolé pour vous tous , mais la.. vous avez poussé le bouchon un peu loin...... Thibault, c est deja du lourd a comprendre mais entouré comme ca, c est clair que je ferais pas un resumé aus salariés de ma boite ....
Redonnons la place qu’elle merite a la CGT , c’est à dire celle qui est comprise par les salariés... Celle a qui la lutte de classe voulait dire quelques choses...
¨Petite précision : pour retrouver cela .. il serait peut etre bon de créer un collectif ???? qu’en pensez vous ??
je m’appel Mohamed MOUSSAOUI, je suis secrétaire du CHSCT CGT de la région Nord dans l’entreprise SAVELYS,le taulier m’a débouloné de mon poste le 16/11/07avec l’aide des autres syndicats,j’ai repris mon poste le 02/07/08 par la décision du TGI d’Amiens.
Depuis je subit des pressions,la CGT interne fait un travail formidable contre les pratiques de la direction, se qui le plus grave c’est les autres syndicats(FO, CFDT,CFTC)se font les avocats du patron,ce qui fait au lieu d’avoir un adverssaire nous sommes seul contre tous.
Mes questions sont les suivante:Comment faire comprendre aux salariés, bien sur en toute intelligence que ses organisations font partie de la garde rapprochée du taulier et qui ne font rien pour les salariés ? et est ce les secrétaires généreaux de ces organisations sont au courant de ses pratiques que font leurs militans ?
Je profite de ce congrès pour que nous nous posions des questions ESSENTIELLES sur ce que nous sommes sensés représenter en termes de valeurs auprès des salariés.
Je suis délégué syndical CGT depuis 1996 à Métro Montpellier. A cette date et après vote des délégués syndicaux nous avons désigné notre délégué central. Le voilà qui dirige (et non représente) notre organisation au niveau national dans l’entreprise Métro depuis 13 ans. Aucune concertation ; des accords GPEC signés et qui permettent à Métro de restructurer sans vraies garanties pour les salariés ; un accord d’intéressement au siège qui valide un critère de productivité !! Combien de millions d’Euros dans la poche des actionnaires sur le dos des salariés ? Sommes-nous bien à la CGT ?
Malgré que nous soyons majoritaires à réclamer un changement, la FD Commerce laisse pourrir la situation depuis plus d’un an.
Aux NAO aucune synergie n’est recherchée pour éventuellement agir et obtenir mieux que ce qui nous est donné. Tout est verrouillé. Notre délégué central (qui approche les 70 ans !!) s’accroche à son mandat en bonne adéquation avec la direction générale qui sent bien qu’une frange majoritaire de la CGT Métro France veut jouer son rôle au service des salariés.
Nous avons perdu toute crédibilité aux yeux des salariés. Notre organisation est verrouillée au sein de l’UES Métro France à travers une seule personne : le délégué central qui ne représente personne mais dirige tout.
Sommes-nous bien en phase avec nos idéaux ? Qu’en pensez-vous ?
Dans notre section syndicale, depuis plusieurs années, la CGT consulte le personnel avant la signature d’accords impactant directement le personnel( temps de travail, intéressement, avancements au choix, salaires, protection sociale, retraite supplémentaire, PERCO…). Cette démarche fait débat parmi les syndiqué(e)s.
Le congrès a été une excellente occasion d’en discuter avec les syndiqué(e)s, d’autant que la résolution n°3 du projet d’orientations (points126 à 128) traite du sujet et pose la consultation des salariés comme un élément décisif de notre pratique syndicale démocratique.Un questionnaire sur le sujet a donc été remis aux syndiqué(e)s pour en débattre lors de la préparation du 49ème congrès.
Notre établissement est composé de 140 salariés dont 2/3 de cadres et 1/3 de techniciens. La CGT a environ 30 syndiqué(e)s et a obtenu 47% lors des dernières élections de représentativité. Notre mission professionnelle est la conduite du réseau de transport d’électricité.Une vingtaine de syndiqué(e)s ont répondu au questionnaire.
83% sont pour la consultation de tout le personnel avant la signature d’accords, mais plusieurs souhaitent que les syndiqué(e)s s’expriment en amont de cette consultation (il faut en prendre le temps) Des syndiqué(e)s sont pour ce type de consultation, notamment parce que les faits montrent que cela favorise la syndicalisation.
74% veulent que la consultation du personnel porte sur 2 choix : -l’accord doit s’appliquer, -l’accord ne doit pas s’appliquer. Les autres estiment qu’il faut demander s’il faut signer, s’opposer, ou ni signer ni s’opposer.
88% des syndiqué(e)s veulent que quand la CGT va négocier, elle y va avec un projet d’accord qu’elle a rédigé. Le qui et comment est élaboré ce projet CGT a succité des réponses très diverses, notamment : 25% estiment que cela doit être fait avec les syndiqués concernés, 10% estiment qu’il faut l’élaborer directement avec le personnel concerné, 40% estiment que cela dépend des sujets et des situations... Tous estiment qu’il y a obligatoirement un processus de construction à mener et que le nombre de syndiqué(e)s a une incidence sur le travail à faire... Pour résumer, pour réussir un plan de travail revendicatif, il faut des syndiqué(e)s.
60% estiment que la CGT doit rencontrer au cas par cas les autres organisations syndicales en amont des négociations.
Si nos expériences concernant les consultations ont permis à la CGT de devenir la 1ère organisation syndicale dans notre établissement, il manque encore à l’échelle plus large dans la CGT des échanges sur les expériences de consultation lors de négociation, avec les étapes de construction qui vont avec notamment concernant la construction du rapport de force revendicatif. J’espère que le congrès va y contribuer et conforter notre démarche de consultation (cf résolution n°3)
COMMENT METTRE EN CHANTIER .......LA CGT ?
COMMENCER PAR LA FONDATION !!!
trop de théorie + trop de "cgt" pour la cgt + trop de cgt x timbres + trop d’attaques"tolérées" contre la CGT = plus du tout de cgt Si....... NOUS COMMENCONS PAR .......LE TOIT
La fondation de la CGT ce sont les syndiqués, les électeurs, les sympathisants, et la masse silencieuse INDIVUDIALISTE qui espére en notre contre-pouvoir afin de ne pas trop subir les effets destructeurs du systéme capitaliste.
Pas de "recette miracle" inscrite dans l’histoire sociale !!!!!
Le syndicalisme est perçu comme un service(SIC) .......de PROXIMITE ?????
MON(naie)YENNANT.....une cotisatisation
Comment trouver le lien de la défense de tous les salarié(e)s avec la lutte contre le patronat le(s) gouvernement(s) CAPITALISTE(S) et notre propre "entreprise" que nous sommes puisque nous sommes OBLIGATOIREMENT soumis au systéme d’exploitation et de la terrible contrainte du bilan par :ressources/emplois.
Comment trouver le lien entre les moyens les besoins les objectifs et les possibilités ?????
Nous sommes une force aux côtés des salariés. Pourquoi les salariés ne sont pas .....au courant (ou conscients) de cette force à leurs côtés ??????
VIVE LE 49ème CONGRES
VIVE NOTRE CGT EN CHANTIER
APPEL 49ème congrès de la CGT : Pour un vrai débat libre, ouvert et démocratique !
Le 7 décembre prochain s’ouvrira le 49ème congrès de la CGT. La logique de régression sociale que nous subissons tous, quelle que soit notre situation (jeunes, salariés du public ou du privé, retraités, travailleurs sans papiers…) à l’échelle du pays comme de celle de la planète (accroissement des inégalités au profit des actionnaires et des plus riches, mise en concurrence mondialisée et précarisation des travailleurs , affaiblissement des droits, remise en cause des services publics et des systèmes de protection sociale, dégradation des conditions de travail, de vie et de logement, détérioration de l’environnement…) combinée à la complexité de la situation économique et sociale actuelle nécessite plus que jamais que le déroulement de ce congrès favorise un échange entre des orientations sinon contradictoires du moins différentes.
Le congrès de la CGT, c’est le congrès souverain des syndicats (organisations de base de la CGT) qui y désignent des délégués sur la base de mandats, issus de discussions et de votes tenus dans leur structure syndicale de base et sollicitant au maximum les syndiqués. Museler le débat en donnant l’illusion d’un pseudo-consensus sur des orientations floues, atones et sans perspectives que ne viendraient troubler que les agitations d’une opposition rituelle, "ringardisée" et ultra minoritaire ne serait pas respectueux de la réalité du fonctionnement démocratique des syndicats qui composent la CGT Aboutir à l’élection d’une commission exécutive confédérale, "panélisée", bien sage et bien lisse" telle que vient de le préconiser le Comité confédéral national (CCN), escamoter certaines candidatures en prétextant des motifs fallacieux, ou pire sans motif, ne seraient pas représentatif de la diversité des sensibilités et points de vue qui font toute la CGT.
Ne manquons pas l’opportunité d’un vrai débat au risque qu’il ne se résume à des dévoiements et des présentations caricaturées comme :
le choix du Secrétaire Général de la CGT. Là n’est pas le problème même s’il est, après tout, plutôt sain qu’il y ait plusieurs candidats à ce poste.
l’opposition entre un courant qui serait "moderne" ouvert au syndicalisme réformiste de proposition et un courant qui serait "archaïque" car attaché à la voie soit disant "surannée" d’un syndicalisme de lutte de classe.
l’antagonisme entretenu entre des salariés du secteur public ou de grosses entreprises privées qui seraient "protégés" et des salariés exposés, en risque parce que dispersés ou isolés dans de multiples entreprises ouvertes à la "sauvagerie" d’un monde concurrentiel.
la survivance de comportements corporatistes qui seraient opposés à l’émergence des préoccupations des nouveaux profils de salariés.
encore moins, l’opposition entre une direction syndicale qui serait, soi-disant, totalement autonome des partis et un courant d’opposition qui serait inféodé à l’extrême gauche.
Il y a de vrais débats dans la CGT. Leurs termes sont connus de tous et pourraient utilement nourrir les échanges lors du congrès car ils ont fait l’objet de multiples propositions d’amendements au projet de document confédéral. En voici quelques exemples non exhaustifs :
La crise et ses conséquences catastrophiques sont-elles le fait du système capitaliste lui-même ou résulte-t-elle de ses dérives comme par exemple la financiarisation ? la CGT et plus largement le mouvement syndical doivent-ils en conséquence lutter pour son abolition ou simplement œuvrer à sa régulation ou sa refondation ?
Face à la montée du chômage et à l’accélération des plans sociaux, faut-il exiger l’arrêt ou l’interdiction des licenciements et le renforcement de leur contrôle administratif ou continuer d’avancer des propositions revendicatives peu lisibles et susceptibles d’être détournées de leurs fins pour accompagner des restructurations capitalistes comme le “nouveau statut du travailleur salarié” et la “sécurité sociale professionnelle” attachée à l’individu ; faut-il au contraire lutter pour défendre de vrais emplois pérennes sous CDI et en contrôler l’avenir, notamment dans certains cas par l’appropriation sociale des outils de financement et production ?
Quant à la question unitaire : faut-il privilégier les "accords de sommet" entre organisations sur la base d’un programme revendicatif minimal et d’un plan d’action fumeux ou faut-il au contraire soutenir les processus de convergence des luttes "publics-privés" sur la base de revendications claires et transversales telles que l’arrêt des licenciements, la défense des services publics, la remise en cause des exonérations des charge sociales ou l’augmentation des salaires ?
Faut-il continuer de soutenir une position commune sur la représentativité décrètée au sommet, sans lien avec la réalité de la vie syndicale dans les entreprises et contraire aux règles de la démocratie ouvrière , et qui pourrait avoir des effets catastrophiques sur la continuité de la présence de certains syndicats (dont la CGT) dans certaines entreprises, notamment les PME ?
Faut-il conformer l’organisation syndicale à un modèle "bureaucratique" plutôt qu’à une réalité sociale et renforcer ainsi le pouvoir central de l’échelon confédéral sur les syndicats (qui sont pourtant l’organisation de base de la CGT), sacrifier également quelques fédérations et les structures interprofessionnelles de proximité que sont les unions locales ?
...
Le prochain congrès de Nantes porte des enjeux cruciaux pour tous les adhérents de la CGT mais au-delà pour tous les travailleurs. Les orientations qui seront validées et la direction qui sera élue pour les porter dans les trois ans qui viennent, seront déterminantes. Elles ne peuvent être la résultante d’un simulacre de débat et de démocratie : tous les amendements doivent être débattus et votés ; toutes les candidatures doivent être présentées au vote des délégués.
Depuis le début de la révolution industrielle il y a 330 ans notre pays est sous-industrialisé. Alors des millions de citoyennes et de citoyens n’ont d’autre choix que d’occuper les emplois du tertiaire. Or ces emplois du secteur tertiaire sont les plus faciles à délocaliser et génèrent du stress. D’où l’insécurité professionnelle et la peur du chômage. Quand une usine fabrique des produits qui se vendent alors elle reste sur son territoire. Délocaliser une usine reste rare. Notre pays doit arrêter d’imiter le Royaume Uni et doit investir dans l’industrie lourde et dans l’industrie de transformation. Pour que 35 millions de travailleuses et de travailleurs de notre vieille nation aient une vie professionnelle stable, la Cgt doit réclamer l’industrialisation à outrance de la France.
Je suis aussi d’accord pour que dans les nouveaux statuts soit précisée la lutte des classes et de masse des salariés afin de donner enfin un espoir à tous les militants. Pour nous différencier des autres O. S. Il faut que nos luttes débouchent sur des succès possibles et pas sur des atermoiements comme ces dernières années. Il y en a marre de faire la fête au capitalisme, la mondialisation n’est pas une fin en soi, elle n’apporte que la misère à la classe salariée en France et dans le monde entier elle empêche de nombreux pays d’accéder à ces luttes qui seules peuvent conduire à la richesse matérielle et culturelle, elle prolonge le colonialisme sous ses plus vilaines formes et supprime la solidarité entre militants d’origines différentes
Bonjour camarades,
La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.
Albert CAMUS (1913-1960)
Ceux qui ne bougent pas, ne sentent pas leurs chaînes !!!
Penser c’est déjà désobéir !!! Et désobéir il faudra bientôt y penser
Rosa Luxembourg (1871-1919)
IRP et Congrès
Trop peu de mandats pour les IRP, pensez aux paroles désastreuses de François Chérèque sur l’avenir des Retraites, ne laissons pas se mettre en place un système en unité de compte ou points, cela conduira à minima social retraite, le reste à la charge de tous les salariés et retraités. Deux organismes PARITAIRES, un pour le régime obligatoire, un pour le régime complémentaire ne peuvent que sécuriser et pérenniser les systèmes de retraites.
Vive la retraire solidaire, interprofessionnelle et intergénérationnelle.
Claude BAYER Cadre Informaticien AG2R-LA MONDIALE
Elu CGT (UGICT) au Comité d’Entreprise et Délégué du Personnel aux dernières élections professionnelles de novembre 2009.
Partout où nous sommes présents et actifs nous progressons (Doublement des voix cadres depuis la dernière élection en 2006 !).
L’activité spécifique ICT est aussi l’avenir de La CGT, tout est lié. Merci à l’UGICT pour son aide et son soutien.
Pour une CGT, force de proposition, revendicative, combative partout avec les salariés, les retraités, les chomeurs, les étudiants, les accidentés de la vie, les handicapés et pour de meilleures garanties sociales.
Contre la privation de l’éducation, de la santé, des retraites, des services publics, de la culture au nom d’une Europe uniquement Capitalistique et non sociale.
tout à fait d’accord quand je vois les CE ul ud ,dans mon dp 71 . pas de jeune issu de l’immigration ta l’impression que les militants ne savent pas leurs parler ou ils n’ose pas . quelle domage.
Bien camarade, La classe ouvrière est état de légitime défense. Nous sommes en plaine lutte des classes. Camarades salariés il faut reprendre le pouvoir revenons à nouvelle "commune" des salariés, éprenons le fruit de notre travail revenons au fondamentaux du syndicalisme. la classe ouvrière est état de légitime défense, revenons aux actions directe, rendons coup pour coup au gouvernement et au MEDEF qui de jour en jour remette en cause nos acquis sociaux.
Je suis en accord avec ton envoi Roger,
Depuis toujours, certains dans la CGT cherchent à opposer "classe et masse" ! Bien évidement relayé par les médias de toutes natures, mais aussi par ce qu’il faut bien appeler les "réformistes" dont CFDT, FO, etc. (ceci n’empêchant pas la recherche de positions communes pour lutter...dur parcours quand même !)
Qui exploite le travail des autres ?...ceux qui détiennent (se sont appropriés) les moyens de productions....les capitalistes (grands et petits).C’est une classe... necessairement réduite !
Qui est obligé de vendre sa force de travail ? pour...essayer de vivre ....les salariés,(ainsi que les tarvailleurs isolés) c’est une autre classe qui par nature ne peut être que de masse !
Entre ces deux classes un antagonisme "incontestable" ...l’exploitation de l’une par l’autre !
Chercher à dissocier "classe et masse" ou à nier cette réalité, revient à masquer les données à prendre en compte pour se défendre....à participer à l’individualisme, à la mise en concurrence le exploités entre eux !
Attention de classe seulement ; c’est tendre à devenir une élite idéologique sclérosée, sujette à toutes les dérives...
De masse seulement...navigant au grès des infos distillés par le pouvoir dominant...la masse se trouve privée de reflexion (de classe),sujette au renoncement , à la division et à l’opposition des catégories de salariées entre elles !
Les 30 mois de Présidence de Sarkozy, ont accéléré ce "phénomène"...ont peut mesurer ... nos perte !
De grâce n’opposons plus ces deux référence, elles sont complémentaires et ne peuvent être efficaces l’une sans l’autre...pour marcher il nous faut nos deux jambes !
Au sujet de l’unité syndicale, qui est essentielle, mais pas à brader !
juste la reflexion d’un camarade qui faisant le constat du peu d’entrain des militants des autres OS à participer à la prépa et à la mobilisation "effective" et leurs exigences quand à leur représentation, m’a dit :"y en a marre on se tape toute la cuisine et eux ils réclament du rabe...et il gueulent parceque ça manque de sel !!!
Qui est tu anonyme camarade(?)
"Quand les capitalistes privatisent à tour de bras,la CGT doit au contraire affirmer qu’il faut rendre au peuple,à sa masse salariée l’essentiel des grands moyens de production et d’échange et de la finance" dis-tu. Oui, fondamentalement oui. Mais alors que la diminution ou la stagnation des salaires a alimenté parallèlement le retour sur investissement des actionnaires, les réponses apportées ou les revendications posées n’ont guère été à la hauteur. Si l’on veut porter un coup à ce nouveau capitalisme, il faut imposer conjointement la taxation sur les monnaies des changes et sur la spéculation (l’actionnariat)et nommer (par tirage au sort) des citoyennes et des citoyens, chargés d’une part d’en contrôler la perception puis la redistribution (ici il est nécessaire de penser global, donc de redistribuer global).Imaginons l’actionnaire : il est un individu, un fonds de pension, une association (celle du Téléthon par exemple place une partie de ses dons), un syndicat (eh oui aussi il y en a), des salariés, etc... Dès qu’ils achètent une action, la taxe s’opère (à quel taux ? A réfléchir). Première mesure de redistribution : l’argent ainsi taxé est utilisé pour la protection sociale. C’est un juste retour (en hommage au CNR) de la solidarité. Si le capitalisme d’aujourd’hui a transposé sa rente du monde salarié au monde actionnarial, et bien taxons le second.
Autre question d’importance, celle de la professionnalisation du syndicalisme. Permanent syndical est-il un métier ? Sa professionnalisation dans certains secteurs d’activités, correspond-elle aux désirs des salariés, à leur vision du rôle du permanent et in fine de la démocratie ?
La liste des candidatures à la CE fait apparaitre un effort louable pour la parité et le renouvellement (50% de femmes, 50% de nouvelles candidatures).
Pour mesurer la volonté de faire vivre la démocratie dans l’organisation, ce qui passe, à la CGT comme ailleurs, par
la limitation de la durée des mandats
la limitation des cumuls de mandats,
il serait cependant utile que tableau des candidatures soit complété avec les informations suivantes :
pour les sortants, date de la première élection à la CE
pour tous les candidats, la liste des autres mandats en cours (orgas CGT professionnelles et locales, mandats entreprises, mandats organismes sociaux, etc...)
Je suis syndiqué CGT à France Télécom et après avoir visité plusieurs fois ce forum, je voudrais, moi aussi, donner mon avis et faire part de mon ressenti. Depuis plusieurs années, j’ai beaucoup de mal à me reconnaître dans les choix, décisions et stratégies de luttes de mon syndicat, la CGT. Déjà au moment de la réforme des retraites, ma déception a été grande. Beaucoup de luttes, de manifestations, de mécontentement mais pourtant peu de convergences de luttes (notamment avec les enseignants) et surtout pas de perspectives de victoire offertes à ces milliers de manifestants. En ce mois de juin 2003, le discours confédéral, refusant une mobilisation générale, renvoie à une hypothétique reprise des luttes à l’automne ce qui a débouché au final, comme on pouvait s’y attendre, à l’essoufflement du mouvement puis à un échec. Ce qui, d’ailleurs, a beaucoup pesé par la suite en terme de résignation et de découragement. Mais malgré cela, des luttes, parfois longues se sont multipliées et le mécontentement des salariés grandit. L’ampleur des mouvements et le succès des premières journées d’action interprofessionnelles du début du premier semestre 2009 le prouvent. Rien de plus normal, de très nombreux acquis obtenus de longue date par les luttes sont perdus, le salariat n’a jamais été aussi exploité, méprisé, broyé. Et là aussi je m’interroge beaucoup sur l’efficacité de la stratégie de lutte décidée au premier semestre de cette année Les journées d’action et de manifestations des 29 janvier et 19 mars étant très suivies (3 millions de personnes dans la rue ce n’est quand même pas courant !), les conditions étaient réunies, à mon avis, pour s’engager dans un mouvement plus long et puissant pour tenter de mettre en échec le rouleau compresseur libéral du gouvernement et donner enfin un peu d’espoir au monde salarial. Mais la décision a été prise, encore une fois et sans consultation des syndiqué(e)s (la démocratie on en parle beaucoup mais on la pratique peu…), de prolonger par d’autres journées uniques, à intervalles de 1 à 2 mois, le 1er mai (jour férié !!!) et au mois de juin, c’est-à-dire à deux pas des vacances !!! Vraiment de quoi démobiliser le plus motivé des militants. Alors stratégie délibérée ou maladroite ? En tout cas stratégie qui sous couvert d’unité syndicale (oui à l’unité syndicale, mais pour faire quoi ?) a conduit le monde salarial à l’échec, une fois de plus. La CGT semble dorénavant privilégier les « négociations », comme d’autres Organisations Syndicales le font. Elle semble laisser chaque corporation lutter, seule dans son coin jusqu’à essoufflement, résignation, et au final régression sociale et cela au détriment de la convergence des luttes et de la construction d’un tous ensemble et en même temps. Cette convergence et cette construction sont pourtant indispensables pour s’opposer à de nouveaux reculs sociaux et pour travailler à une véritable transformation sociale dans une perspective de progrès, c’est ce que j’attends de la CGT.
la ce les congrès les ag les ul fédé ... ont permis de préparé ce grand congrès et de nommer les représentants si tu est actif au niveau local départemental ou fédéral tu as forcément donné ton point de vue et celui est pris en compte et sera débatu
Contribution CGT éducation 56 au 49ème congrès émanant des débats préparatoires lors de la cex du 18 novembre 2009
Au mois de décembre se tiendra le 49ème congrès de la CGT. Il s’agit d’un moment fort où les congressistes fixent les grandes orientations, le projet global de notre organisation. De nombreuses critiques parfois violentes se font entendre au sujet d’une direction nationale jugée trop timorée voire collaboratrice vis-à-vis du gouvernement et du patronat. Le 49ème se tient également dans un contexte de crise économique qui fait suite à trente ans de défaites ouvrières.
Crise du libéralisme ou crise inhérente au capitalisme ?
La première partie est consacrée à l’analyse de la crise économique actuelle. Comme nos politiques et médias dominants, la confédération fait une distinction entre une économie réelle et économie spéculative. Il s’agirait d’une faillite du « capitalisme totalement libéral ». On apprend ainsi qu’il y aurait peut-être un capitalisme à visage humain qui passerait « par la mise en cause de la logique de la rentabilité financière et la reconnaissance de ces priorités sociales et économiques ».L.8 Le coupable est donc le libéralisme, forme dévoyée du capitalisme facteur de progrès et de bien-être.
Le mouvement financier n’est jamais que le mouvement du capital industriel dans la sphère de la circulation. En effet, le capitalisme porte en lui une contradiction qui débouche automatiquement sur des crises cycliques. On distingue dans un produit ou un service marchand : une valeur d’usage (son caractère réel) et valeur d’échange exprimée en argent (sa dimension financière). Or pour un capitaliste, le but est de faire du profit. Cette quête insatiable du profit tend à restreindre les débouchés en comprimant les salaires. Ce qui, entraîne une surproduction endémique et cyclique conduisant mécaniquement à la dévalorisation de la valeur marchande ainsi que du capital.
La crise actuelle paraît exceptionnelle. Elle est globale et se combine avec des crises écologique et alimentaire. Et surtout comme en 1929, elle part du cœur de « l’Empire capitaliste » : l’économie américaine. Cette crise planétaire suit néanmoins les mêmes mécanismes que les crises précédentes. En effet, pour augmenter le taux profit en temps de cycle de surproduction, les capitalistes ont augmenté leur taux d’exploitation durant des décennies dans les pays du Nord : allongement de la durée du temps de travail, pression sur les salaires, amputation des salaires indirects, appel à du travail à bon marché sous forme de travail clandestin ou de délocalisation… En accentuant la pression sur le travail, les salariés paupérisés ne constituent pas un débouché conséquent à l’achat de biens et de services. Pour y remédier, les politiques publiques, en baissant les taux d’intérêt, ont encouragé l’endettement des ménages, La crise de surproduction a été ainsi différée pour un temps grâce à l’intervention des financiers qui transforment les profits réalisés en capital, à savoir en argent de prêt, quitte à prêter à une clientèle qui s’est révélée pas ou peu solvable et à effacer ces créances douteuses en produits financiers. En éclatant, cette bulle financière abyssale a révélé la surproduction et le manque de débouchés planétaires.
La stratégie d’accompagnement de la direction confédérale
La confédération ne semble pas proposer de rupture avec le capitalisme mais cherche des aménagements sous forme de protections des salariés contre les effets du libre-échange. On parle ainsi de Nouveau Statut du Salarié et de la Sécurité Sociale Professionnelle autour d’un nouveau concept de « développement humain durable »L41 à l-71.
La Sécurité Sociale Professionnelle serait une réponse à la crise actuelle car elle s’adapterait aux nouvelles exigences du marché du travail, à savoir la précarité et la flexibilité. Elle poserait les bases d’une « flexecurité » à la française. Plus loin on peut lire que la direction nationale propose « la création de comités territoriaux de la sécurité de l’emploi dont la mission serait de prévenir les plans de licenciement, de gérer les fonds socialisés de l’emploi et de coordonner l’action des différents acteurs au plan local…l.70
Ces protections serait censées casser la logique financière et permettraient de « transformer le contenu de la mondialisation » L107. Cette nouvelle division internationale du travail est donc perçue comme une fatalité, une sorte de « séisme social » auquel le monde du travail et ces organisations représentatives doivent faire face et s’adapter.
La « mondialisation » : la conquête des marchés mondiaux et la prolétarisation planétaire
Rappelons que la dite « mondialisation » est un projet politique et non une fatalité naturelle. Ces politiques dites « mondialisées » se traduisent par une augmentation du taux d’exploitation pour les populations laborieuses du Sud. Dans les pays du Nord, la pauvreté liée à la désindustrialisation ne cesse de croître pour les travailleurs se conjuguant par la destruction des protections sociales et autres conquêtes démocratiques et populaires construites autour des états nations depuis un siècle. Partout, les gouvernements néolibéraux appliquent ou ont appliqué les mêmes recettes : réduction des soit-disant déficits en privatisant les services publics ; renforcement ou délocalisation des secteurs industriels jugés les plus compétitifs sur les marchés internationaux ; fermeture des secteurs industriels tournés vers le marché intérieur jugés peu compétitifs…bref intégrer les marchés nationaux et leur appareil de production à la compétition internationale dans le but d’enrichir une minorité d’inutiles. Pour ne pas effrayer les populations, nos élites et leurs organisations politiques et syndicales appellent cela la « mondialisation » ou mieux le « village planétaire ». Tous ceux qui résistent contre une marche de l’histoire jugée par les faiseurs d’opinion publique inéluctable sont considérés par ces derniers comme des archéotypés sympathisants des « régimes totalitaires ».
Luttes syndicales : quelles stratégies d’action ?
Pour « construire le rapport de forces, avec le patronat et le gouvernement »l.47., les grèves à saute mouton, les journées thématiques le weekend nous paraissent des stratégies inefficaces. Pire elles démotivent les masses comme elles nous l’ont démontré au premier trimestre et en 2003. Les cortèges, les entreprises et les secteurs en lutte depuis quelques années attendent autre chose de la direction confédérale. Elle doit respecter la volonté démocratique des syndiqués de base et de l’ensemble des grévistes qui aspirent à la convergence des luttes.
Dès lors nous devons nous demander si la grève générale autour de revendications et d’axes précis qui parlent aux populations qui souffrent et qui luttent n’est pas la stratégie d’action la plus efficace ? Ces axes peuvent reposer sur l’interdiction des licenciements, défense de l’appareil de production et des services publics, expropriation des patrons voyous, augmentation des salaires, politique du logement et de la santé… car après tout, nos entreprises nous appartiennent !
Le document d’orientation pointe le déficit de syndiqués pour permettre de faire avancer les « propositions Cgt » et être à la mesure de ses ambitions. Certes la syndicalisation est déterminante pour construire le rapport de force mais on ne peut pas la mener comme un objectif qui se suffirait à lui-même : les salariés se syndiquent en général dans les luttes que les militant-e-s Cgt animent, parce qu’ils et elles ont été défendus individuellement et/ou collectivement. C’est la conséquence de notre pratique et combat syndical et non un préalable, sauf à considérer que les salariés seraient des adhérents en soutien à un projet syndical global que des militant-e-s seraient chargés de négocier à froid auprès des pouvoirs publics et patronaux. D’autre part, nous ne souscrivons pas au vocabulaire employé qui nous parle d’ objectifs et de performances à propos du plan de syndicalisation. Enfin, une forte syndicalisation des salariés, si elle permet d’asseoir les revendications Cgt et de construire la mobilisation, n’empêche pas des défaites (regardons dans le passé les fameux « bastions ouvriers » ou plus près de nous les services publics laminés et où pourtant le taux de syndicalisation est important). Ce qui importe, c’est aussi et surtout la stratégie syndicale et l’orientation revendicative que nous défendons.
Bilan des discussions
En présence d’un représentant de l’union départementale, ces débats ont conduit aux votes suivants : sur le rapport d’activité, 141 mandats contre, 19 pour et 10 abstentions ; sur le document d’orientation, 170 contre enfin sur la commission financière de contrôle et sur la liste des candidatures à la commission confédérale 170 abstentions.
Pour une Confédération Générale des Travailleurs de classe !
En marge des discussions, contributions de syndiqués sur l’évolution des structures :
L’évolution des structures est un des principaux enjeux du 49ème congrès.
Les textes de préparation aux 49ème Congrès restent plutôt vagues, ce qui est logique du fait de la nécessité d’adaptation à la réalité du territoire, et du fait du fédéralisme qui fait que la structuration des organisations relève de choix internes.
Toutefois, l’adaptation du maillage territorial des unions locales aux bassins d’emploi peut entraîner des situations complexes, voire conflictuelles, dans le cas notamment de syndicats multi-professionnels ou de syndicats de sites dont l’activité s’effectuerait indépendamment de l’union locale. Parallèlement, ne risque-t-on pas de voir les unions locales perdre de leur autonomie pour dépendre des unions départementales, voire des unions régionales ? Cette centralisation ne risque-t-elle pas d’augmenter une technicisation du syndicalisme, ce qui, inévitablement, éloignerait notre organisation confédérale des choix de syndicalisation et de démocratie syndicale qui, pourtant, sont les siens ?
Pareillement, l’organisation de syndicats autour d’une fédération ou d’un syndicat national peut entraîner également, du fait d’une fragilisation des unions locales, une dérive corporatiste, et donc une baisse sensible de la dynamique interprofessionnelle pourtant nécessaire.
Enfin, l’évolution des structures est liée directement aux conséquences de la représentativité. C’est ainsi qu’un partenariat est institué entre la confédération et la FSU, cette centrale ayant acté son échec de développement dans d’autres secteurs que l’Éducation nationale. Face à cette situation, plusieurs questions demeurent en suspend : La FSU va-t-elle se dissoudre pour intégrer la CGT ? Rien n’est moins sûr lorsqu’on connaît les tensions internes sur cette éventualité... La CGT Educ’action, qui n’obtient pas 10% aux élections dans l’Éducation nationale, va-t-elle disparaître, la confédération sous-traitant l’Éducation nationale à une organisation partenaire ? Tous les scénarios sont possibles, mais en tous cas, il est à craindre que si les alliances se font sur des logiques de survie d’appareil, et non sur des idées et revendications communes et approuvées par les syndiqués, il n’y aura pas renforcement du syndicalisme.
Chers camarades J’interviens pour que les statuts de la CGT soient précisés,de telle manière qu’il n’y ait plus aucune ambiguïté sur le caractère de lutte de classe et de masse de notre organisation syndicale.
C’est pourquoi,plutôt que d’exprimer le constat que la société actuelle est traversée par la lutte des classes,et par de multiples contradictions dont les conséquences conduisent à des inégalités et exclusions majeures,des affrontements d’intérêts,des tensions internationales,des menaces de guerre et des conflits armés,et même en grattant un peu,aux désastres écologiques annoncés,il eut été plus clair d’affirmer haut et fort que laCGT est une organisation de lutte de classe et de masse,oeuvrant au rassemblement de tous les salariés dans leur diversité,à l’unité du mouvement syndical national,européen et international.
Quand on constate le grand bond en arrière opéré par l’équipe Sarkozy,il est plus que temps que la CGT ne se contente plus de ne s’opposer qu’ à la contre révolution libérale,mais penne parti pour dépasser le capitalisme par des propositions d’urgence.Quand les capitalistes privatisent à tour de bras,laCGT doit au contraire affirmer qu’il faut rendre au peuple,à sa masse salariée l’essentiel des grands moyens de production et d’échange et de la finance.
Si même cela semble aujourd’hui utopique,n’oublions pas qu’à d’autres époques,au sortir de la guerre,le programme du CNR pouvait sembler tout aussi utopique. Ce que les salariés d’aujourd’hui aimeraient entendre,c’est une tout autre musique que celle instillée en permanence par la quasi totalité des médias.Une CGT à contre courant de l’idéologie du patronat redonnerait à coup sûr une lueur d’espoir aux millions de salariés précaires ou tout simplement privés d’emploi.Car enfin, camarades,y-at-il aujoud’hui dans les attitudes de laCGT une réponse satisfaisante aux attentes des salariés. Pourquoi le taux de syndicalisation est-il devenu aujourd’hui si ridiculement bas ? C’est que pour la plupart des salariés,s’est installée l’idée du fatalisme,qu’avec l’effondrement du bloc soviétique,ce serait la fin de l’Histoire,et qu’aucune autre issue que le capitalisme ne saurait être envisagée.Si en plus d’un tel état d’esprit,aucune autre alternative n’est proposée,alors vient le temps de la résignation. La CGT est née de la double volonté des salariés de défendre leurs intérêts immédiats et de participer à la transformation de la société. Que soit réaffirmée aujourd’hui dans les textes cette double volonté. En inscrivant noir surblanc que notre organisation n’a en rien abandonné et la lutte de classe et l’aspect de masse qui caractérise cette lutte,nous couperons l’herbe sous le pied de tous ceux qui envisageraient d’accompagner le système en place et redonnerons l’espoir qu’un autre monde est possible pour tous les salariés. Roger Delabrousse.
encore une structure qui parle dans le cadre dela pensée unique . Ou avez vous que la secu est déficitaire,comme d’autres vous réclamez de nouvelles mesures pour son financement il y en a qui ont été votées qui sont appliquées dont les resources sont détournées par l’état. pour mémoire taxe alcool 3,5m euros/an taxe tabac 7,8 m euros/an prime assurance voiture 1,6m euros/an taxe industrie polluante 1,2m euros/an tva due 2m euros/an contrats aidés 2,1m euros/ csg détournée en impot,arrétez de parler comme tout le monde vous n’etes plus crédibles
Cher camarade, je souscris à ton analyse pleine de bon sens.
Sur l’unité de notre CGT,le 19 novembre j’exprimai mes inquiétutes extraits :
.Je suis inquiet !.
Car ce document sans référence de classe, tel qu’il est (cela ne m’apparaît pas innocent, mais je peu me tromper) comporte un risque réel pour l’unité, l’avenir de notre CGT. …
Ceci nous n’en avons pas le droit ! Surtout dans la situation sociale économique faites aux salariés aujourd’hui !
Il faut continuer de nous expliquer sur la nécessité d’un retour aux fondamentaux , et souhaiter que la majorité des délégués, nous livrent à l’issue de ce 49éme congrès, un document ou la révolte, la (saine) colère, l’indignation, mais aussi l’unité et la fraternité, l’humanisme ; seront à la fois moteur et carburant des nécessaires luttes …ensemble…tous ensemble !
Il me semble que sur ce forum, comme dans de nombreuses discussions, ordonnées ou à "batons rompus" le document d’orientation ne réponde pas aux attentes d’un grand nombre de militants !
Aujourd’hui, dans le processus "démocratique"c’est la remontée de ces interrogations, la prises en compte de ces reflexions et propositions qui m’inquiète !
Je sais que ce n’est pas statutaire, mais puisque il faut faire preuve d’audace et d’ouvertute d’esprit : les délégués au congrès, ne devraient ils pas prendre connaissance du contenu de ce forum ?
L’enquête de Sophie Béroud, commandée par les Jeunes CGT en 2004 et qui estimait à 2%, les jeunes de 18 à 30 ans étant syndiqués, tous syndicats confondus mettait en avant le manque de connaissances des jeunes sondés sur l’utilité des syndicats, leur rôle et l’absence de contact dans l’entreprise.
Parallèlement, les mobilisations de 2006 contre le CPE et plus généralement contre la précarisation du travail, pour la défense de notre système de retraite solidaire et intergénérationnel, s’en sont suivies des initiatives avec des organisations de jeunesse comme la JOC, l’UNL et l’UNEF.
En juin 2008, un sondage TNS Sofres annonçait 58% de salariés « faisant « tout à fait » ou « plutôt » confiance aux syndicats et 70% les jugeaient « efficaces ».
Forts de cet état de fait, comment faisons-nous progresser notre implantation, notre rayonnement, nos forces organisées ?
En 2009, sur le site internet de la CGT, des vidéos de jeunes salariés, d’étudiants interviewés nous pointent le même constat : méconnaissances, manques de contacts, de rencontres avec les syndicats. Il est a noté que durant les mobilisations interprofessionnelles du premier semestre 2009, de nombreux jeunes de différentes entreprises tant du publique que du privé ont participé aux différentes formes d’actions proposées. Se pose à nous la question du contact que l’on a eu avec ces jeunes ?
Pour nous, une des premières pistes de réflexion, est de faire de l’activité syndicale en direction de la jeunesse une priorité dans notre démarche revendicative. Pour ce faire nous devons prendre l’engagement que les différentes réunions de nos organismes de direction (statutaires ou non) doivent comporter le plus souvent possible un point sur les jeunes. C’est une des conditions nécessaires à une prise en compte de la problématique au niveau escompté.
Pour ce faire, l’existence d’un collectif confédéral doté de moyens humains et matériels pour impulser une activité spécifique pour la création de collectifs dans les fédérations, dans les gros syndicats et les territoires est nécessaire. Une structure qui puisse, en lien avec ces collectifs, élaborer, proposer des revendications spécifique pour la jeunesse.
A nos yeux ce sont les niveaux les plus pertinents pour l’implantation de collectifs car dans ce cadre, les jeunes ont déjà un lien qui les rapproche : (métiers semblables ou appartenance à une même entreprise). Les responsables de collectifs doivent être intégrés aux directions syndicales. Le but étant que ces responsables soient imprégnés des orientations de la CGT (confédération, fédération, syndicats…) et ainsi éviter le risque d’un collectif en décalage avec les orientations et les structures statutaires. Leur participation dans ces réunions doit permettre la prise en compte au niveau nécessaire de la problématique de la jeunesse et aguerrir les responsables de collectifs à la prise de responsabilités futures dans l’organisation.
Les différents collectifs doivent pouvoir dégager des propositions revendicatives dans leur champ propre d’intervention et dirigées spécialement vers la jeunesse afin qu’elle porte sur nous un regard différent et ainsi contribuer à l’attractivité de notre syndicalisme.
L’existence de collectifs est déterminante dans le rapport des jeunes au syndicalisme CGT car un jeune qui parle à un jeune, c’est l’assurance de donner une autre image que celle qu’il peut avoir suite au matraquage médiatique et aux idées préconçues véhiculées régulièrement par la classe dominante et aux cercles idéologiques.
L’objectif étant de mener une activité revendicative avec les jeunes à partir de leurs préoccupations et en s’appuyant sur leur esprit d’initiative et de création.
La création de ces collectifs dans les syndicats, d’espaces de rencontre entre jeunes salariés, de dialogue, de débat, permettra d’étendre notre influence dans cette population en proposant des innovations dans l’approche entre jeunes et la CGT.
La démarche, en proximité avec les jeunes salariés doit aider à l’adhésion et au renforcement de la CGT. De notre expérience, là où il y a rencontre et débat, la démonstration est faite que la syndicalisation des jeunes y est plus importante.
Le collectif fédéral jeunes de la fédération CGT des cheminots a proposé une initiative sur l’ensemble des sites ferroviaires cet été, autour d’un questionnaire/enquête pour aller à la rencontre des jeunes cheminots, particulièrement « non syndiqué ». Nous recensons 1200 remontées d’enquêtes, le résultat concernant la syndicalisation est plus qu’intéressant. Une centaine de jeunes annoncent vouloir se syndiquer à la CGT.
Nous allons proposer dans les mois qui viennent, des initiatives décentralisées en ciblant certaines régions pour poursuivre le renforcement de la CGT.
On respecte le choix des syndiqués OK, parfait .... mais le mandat des syndiqués comment le connait on si il n’ y a pas de préparation du congrés . Ce sont donc les dirigeants syndiquaux qui décident.
Faire évoluer la démocratie dans la CGT "A mon sens, la priorité à rechercher et à travailler serait plutôt le développement du « couple syndicat-union locale » pour des raisons de proximité auprès du salariat permettant une véritable efficacité et un fédéralisme vivant."(...)
Évolution des règles de fonctionnement de la CGT
« La réflexion sur les évolutions à entreprendre dans la CGT ne saurait s’arrêter à la porte de confédération ». Chapitre III n° 171.
FAIRE EVOLUER LA DEMOCRATIE DANS LA CGT, POUR PLUS DE DEMOCRATIE
Mon choix d’intervention porte sur la troisième partie du document. Ce qui est proposé consiste à modifier profondément la vie de nos organisations, donc de toute la CGT.
A partir des évolutions de notre société capitaliste : « le travail ; la présence syndicale ; les luttes ; leur efficacité ; les résultats ; la démocratie en interne et en externe, etc. Le document détaille des propositions pour les syndicats, les branches professionnelles, les unions locales avec la définition nouvelle de territorialité. Par contre, peu de détails sur le rôle et l’avenir des unions départementales, mais avec à nouveau la réaffirmation de l’importance du « pôle région-syndicats ».
A mon sens, la priorité à rechercher et à travailler serait plutôt le développement du « couple syndicat-union locale » pour des raisons de proximité auprès du salariat permettant une véritable efficacité et un fédéralisme vivant.
Tous ces thèmes méritent largement des débats et des contributions.
Pour ma part, ma réflexion porte sur la démocratie dans la CGT au 21ème siècle. Je pense qu’une évolution dans ce domaine doit voir le jour, et pourquoi pas concrètement au 50ème congrès ?
Tout évolue, certes la CGT a des statuts démocratiques mais il nous faut réfléchir aussi au niveau confédéral, au rôle et à la place de chacun. La centralité au niveau confédéral me semble aussi dépassée. Aujourd’hui, le besoin de chaque syndiqué, travailleur, de compter, de dire, de décider vraiment à tous les niveaux a grandi et s’exprime comme des exigences. Nous ne sommes plus en 1950 ou en 1970, voire en 1980...
C’est pour cela que la préparation, puis la tenue du congrès confédéral devrait être profondément revu pour être plus démocratique, plus direct, plus réel (car une représentation de 1 000 délégués, même élus ou désignés parfois, ne font pas la CGT). Les nouvelles exigences qu’expriment des syndiqués des syndicats et des unions locales donneraient plus d’allant aux votes et aux décisions prises en congrès.
1. Première proposition Concernant la préparation du congrès et le choix des délégués, si procéder sur la base des FNI payés est juste, ne pourrait-on pas proposer que chaque organisation de base dûment constituée puisse prétendre au moins à un mandat statutaire.
Ensuite pourquoi ne pas organiser, sur cette base de proximité réelle et de démocratie évolutive, des votes directs et décentralisés et procéder ensuite par étape jusqu’au congrès. La démocratie demande des moyens et du temps.
2. Deuxième proposition Par rapport à la connaissance des critères retenus pour les futurs membres de la CE confédérale, quel débat de masse à priori ?
Porter à la connaissance des syndiqués les critères envisagés, recueillir les propositions de leur choix et ainsi permettre qu’au moment du congrès l’élection de nos dirigeants soit bien l’affaire du plus grand nombre.
Je propose que ce soit le congrès réuni qui vote les membres de la CE confédérale et non plus le CCN qui lui est trop souvent constitué de camarades désignés.
3. Troisième proposition Concernant le rôle du CCN : La valorisation de la fonction du CCN est prépondérante. C’est lui qui oriente les choix de la CGT. Mais cela fait au moins quatre congrès confédéraux que personnellement j’entends parler de la revalorisation de son rôle. Les résultats sont maigres. Ceci constaté, pour aller au delà des intentions et permettre au CCN de remplir pleinement et totalement sa mission dirigeante, il lui faut une vraie légitimité, une vraie autonomie par rapport à l’outil confédéral (bureau et CE dont les responsabilités sont toutes autres). Pour la réaliser, il nous faut renforcer les moyens matériels et surtout humains en allant vraiment puiser dans nos bases les cadres ou futurs cadres syndicaux nationaux dont la CGT a besoin.
Je propose que le CCN au regard de son rôle, soit élu par le congrès et sur la base d’un processus démocratique du bas jusqu’au congrès (choix, candidatures, élection).
A partir de ces conceptions nouvelles, le congrès de la CGT, le CCN, et la vie quotidienne de l’organisation confédérale (bureau et CE) s’en trouverait redéfinie et selon moi revalorisée. N’est-ce pas cela le fédéralisme enrichi dont on parle tant ? Le fédéralisme doit se vivre pour l’action, l’unité, pour la construction de rapports de force. Le fédéralisme, c’est le pouvoir partagé et conjugué.
Quant à la vie de la confédération, issue de l’interprofessionnel, elle devient une organisation de l’organigramme de la CGT qui travaille, remplit ses tâches nationales, engage sa responsabilité, fluidifie les communications, impulse les décisions prises, tout cela en lien avec le renouveau des organisations professionnelles et territoriales.
Le nouveau CCN, dans son rôle vraiment rehaussé, souverain et décisionnel, pourrait se réunir au moins 8 fois par an et plus si nécessaire.
Lucien BAGNOLI Syndiqué CGT à la retraite. Bouches du Rhône Rechercher : Flux RSS
- Tribune de discussion > Contribution de l’UD CGT des Hauts-de-Seine > Le syndicalisme « Retraités » et sa place dans l’action et la confédération > Contribution du collectif confédéral NSTS > Non aux exonérations de cotisations sociales > Gestion de la Sécurité Sociale > Quelle structures de proximité ? > Faire évoluer la démocratie dans la CGT > Des espaces professionnels communs pour plus d’efficacité Tags > Vie syndicale
- - - - - - Haut
"La CGT devrait être un syndicat de classe et de masse. " Je suis élue à la commission exécutive du SDEN-CGT Nord. J’ai l’impression que la direction de cette commission ne réalise pas que nous sommes un syndicat de masse. Sinon, nous parlerions des luttes dans les sections (écoles et lycées), des freins à la lutte( pouvoir d’achat, informations "politiquement correctes des médias", échec des grèves) sans prisme idéologique, ou langue de bois pseudo - marxiste, sans instrumentaliser à des fins politiques le syndicat. Nous organiserions des campagnes d’adhésion.
Au lieu d’échanges constructifs, je subis des attaques en règle contre le secrétaire général de notre confédération. Il serait responsable de tous les échecs des grèves de 2003, 2007, 2009.. Il serait un frein à "construction de la grève reconductible et générale" Et notre Commission exécutive votera donc contre la candidature de Bernard Thibaut. Ma voix, alors que je suis secrétaire d’une section de 18 personnes, ne comptera pas davantage que celle d’un "révolutionnaire", partisan de la grève générale ,seul dans sa section,isolé dans son établissement , Syndicat de classe et non pas de masse oblige ! Désolée, mais lorsque dans mon lycée la mobilisation est un échec, je n’accuse pas le secrétaire départemental.. Parmi les collègues qui ne font jamais grève, je trouve, comme par hasard, ceux qui disent qu’il faut une grève illimitée. S’il y avait une recette miracle pour la mobilisation générale du public, du privé, des fonctionnaires, des ouvriers contre le capital, cela se saurait.
Par contre des salariés syndiqués à la CGT peuvent être moteurs de grands mouvements comme dans le passé en 1936, 45 ou 1968 pour reprendre les grands événements cités par les nostalgiques de la vraie lutte de classe mais aussi des luttes plus récentes avec la jeunesse contre le CPE, de luttes contre la suppression des emplois, de postes dans l’Education nationale. Il faut s’interroger sur les améliorations à apporter à notre outil syndical. Dans la circulation des informations. Dans la démocratie. L’outil syndical est loin d’être parfait. Ce n’est pas en divisant les cégétistes, par des attaques personnelles, par des slogans, que nous avancerons, ni dans le syndicalisme de masse, ni dans le syndicalisme de classe. Et l’idée d’"une candidature non statutaire, mais légitime" d’un camarade dont je ne connais pas les idées, le programme (j’ai quand même cru comprendre qu’il était pour la construction de la grève reconductible et générale) m’interpelle sur la conception qu’ont certains camarades de la démocratie. Je souhaite aux Congressistes des échanges fructueux, que les partis pris idéologiques soient abandonnés. La CGT doit sortir renforcée de ce congrès. La masse trinque, au quotidien, aujourd’hui. Les outils de travail, comme l’école, sont attaqués par le capitalisme . Bon congrès.
et comme disait Lénine ’ un pas en avant des masses , camarades !
Si la direction confédérale doit être représentative de quelques chose c’est bien des syndiqués CGT et non de la société française.
Aussi, les membres de la direction confédérale représentent avant tout le maillage des champs professionnels et territoriaux sans distinction de sexe ou d’origine.
Bon 49ème congrès
bonjour, c’est complètement vrai la démocratie c’est la décision majoritaire qui s’applique.
Il est incontestable, que malgré certains efforts récents, la CGT souffre d’un déficit de communication. Avec ses adhérents, avec les salariés, avec le monde du travail en général.
Ceci laisse libre court à l’adversaire, ayant la main mise sur la quasi-totalité des médias influents, pour faire passer son "idéologie". Mais aussi, et il ne s’en prive pas, caricaturer et déformer jusqu’à l’outrance l’image, les positions de la CGT et des ses militants. (J’ai émis des idées à ce sujet sur ce forum en septembre, qui à mon avis méritent d’être débattues et enrichies…).
En matière de communication, ce forum ainsi que celui des élections prud’homales, ont permis à des camarades d’exprimer leur vécu, de confronter leurs idées, de proposer, d’être critiques, de débattre entre eux (pas encore suffisamment) Ceci sans que cela remette en cause ni la préparation du congrès, ni la vie et la démocratie …Mais au contraire, les enrichisses.
La correction et la haute tenue des intervenants sur ce forum, sont à souligner et ont fait aussi la démonstration qu’à la CGT ont peut ne pas être d’accord sur tout, mais que pour la défense des intérêts des salariés, des privés d’emploi, des retraités…on avance du même pas !
Ceci m’amène à proposer qu’après le congrès,ce forum ait sa place sur site de la CGT.(avec quelques modifs)
Cela ouvrirait des possibilités d’échanges, d’expériences, de vécus et d’idées. Et ne pourrait être que valorisant pour l’image de "notre CGT".
Qu’en pensez vous ?
Pour défendre et développer notre Sécurité Sociale, engageons une campagne revendicative nationale de la CGT
C’est au moment où les nombreux suicides de salariés à France Télécom et ailleurs font émerger l’inhumanité atteinte par les conditions actuelles de travail que le gouvernement choisit de poursuivre ses attaques contre la Sécurité Sociale alors que celle-ci est par excellence l’outil à utiliser pour assurer la protection de la santé des salariés.
C’est au moment où en conséquence, s’impose l’urgente nécessité de revoir ces organisations du travail qui produisent stress et harcèlement, désespoir et isolement que le MEDEF poursuit sa politique de sous déclaration des maladies professionnelles, de fraude à la déclaration des accidents du travail en même temps qu’il prétendait obtenir l’aval des organisations syndicales pour un accord sur la Médecine du Travail qui aurait porté à 3 ans la périodicité de la visite médicale !
L’attitude du patronat et du gouvernement souligne ainsi le décalage entre les réponses qu’ils proposent et les réponses attendues par les salariés ; elle ne saurait mieux dire la contradiction entre leur politique et les intérêts des salariés, du monde du travail en général.
La crise actuelle du capitalisme a généré une baisse des profits, une diminution de la rentabilité du capital, la Bourse et son indice du CAC 40 n’ayant pas retrouvé leur niveau d’avant l’émergence de la crise. C’est parce qu’il veut « sauver le capitalisme », poursuivre sa politique entièrement favorable aux intérêts des gros actionnaires que le gouvernement Sarkozy s’acharne contre la Sécu, indifférent aux licenciements de salariés, aux souffrances des travailleuses et travailleurs
C’est parce qu’il veut répondre aux intérêts capitalistes d’ouvrir de nouveaux champs d’activité pour les profits des actionnaires que le gouvernement pousse à la marchandisation de la santé avec la loi Bachelot de privatisation de l’hôpital et qu’il veut imposer dans le PLFSS 2010 une nouvelle série de mesures rétrogrades qui auront pour effet d’entraver l’égalité d’accès aux soins pour tous, de réduire le pouvoir d’achat des salarié, retraités et chômeurs.
il faut stopper cette politique de destruction de la Sécurité Sociale !
Depuis la loi Douste-Blazy de 2004, les péages et pénalités qui se sont multipliés en cinq ans, ont lourdement ponctionné les ressources des assurés sociaux et ont encore aggravé les inégalités dans le droit à la santé.
Se soigner, pouvoir consulter son médecin, aller à l’hôpital coûtent de plus en cher, sont de moins en mois possible sans avoir à attendre plusieurs semaines parfois. La liste est longue des mauvais coups du gouvernement :
Franchises médicales,
Forfait d’un € pour chaque acte médical,
Forfait de 18 € pour certains actes chirurgicaux,
Parcours médical contraignant avec le passage obligé par le généraliste (référent) pour accéder au spécialiste,
Dépassements d’honoraires persistants et tolérés ; perspective d’un nouveau secteur optionnel qui achèverait de vider le secteur 1 des praticiens respectant les tarifs opposables de la Sécu,
Déremboursements de médicaments pourtant utiles, …etc.
Le gouvernement veut encore aggraver la situation ! Plusieurs mesures négatives, prévues par le PLFSS 2010 ou par d’autres voies (décrets) sont soumises aux députés et sénateurs :
Imposition des Indemnités Journalières pour Accidents du Travail,
Baisse de l’allocation de cessation anticipée d’activité pour les travailleurs malades de l’amiante (ACAATA),
Mise en cause des Majoration de Durées d’Assurances pour la retraite,
Augmentation du Forfait Journalier Hospitalier de 16 à 18 € ,
Nouveaux déremboursements de médicaments avec la création d’une nouvelle vignette remboursée à 15% seulement ;
Aux restrictions continuelles apportées à la couverture sociale existante au travers des remboursements de la Sécurité Sociale, s’ajoutent les restrictions imposées à l’hôpital public.
La réforme Bachelot poursuit, accélère et amplifie les fermeture de lits, les suppressions d’emplois, les regroupements de services et d’établissements publics obligeant ainsi les malades à s’orienter vers le secteur privé lucratif, et tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de payer, qui devront se priver et s’endetter pour obtenir les soins médicaux dont ils ont besoin.
il faut imposer une autre politique pour la Sécurité Sociale !
Loin de tirer les enseignements répétés des soi-disant plans de redressement infligés à la Sécu depuis plus de vingt ans et dont le résultat le plus probant est d’avoir abouti à dégrader la couverture sociale, aggravé les inégalité dans l’accès aux soins, le gouvernement persiste à réduire les remboursements, à démanteler toujours plus les capacités de la couverture sociale financée collectivement et solidairement.
La raison de cette obstination est simple : pour la Sécu comme pour les services publics, le gouvernement recherche toujours le même objectif, celui d’impulser des politiques de privatisation pour ouvrir de nouveaux champs de profits aux capitaux privés, satisfaire ainsi les intérêts capitalistes de ses amis du MEDEF dont il est tout à la fois, le représentant et le complice.
Le MEDEF vient d’ailleurs de désigner ses représentants à l’occasion du renouvellement des « administrateurs » dans les Conseils de gestion des CPAM / CNAM : ce sont des dirigeants des assurances privées ! Ils seront en première ligne pour continuer de saboter la Sécu.
Il est parfaitement clair pour le monde du travail, qu’il n’y a rien à attendre de bon et de positif, de juste et de légitime du côté du gouvernement ou du patronat.
Imposer un nouveau chemin pour la Sécurité Sociale, imposer de nouvelles orientations qui soient en rupture avec les recettes appliquées par vingt ans de plans de redressement, se mobiliser et faire vivre des orientations revendicatives qui permettent de consolider et revivifier les fondations et les mécanismes solidaires de financement et de gestion de la Sécu telle que mis en place à la Libération en 1945, tel est le défi.
La crise économique actuelle du mode de production capitaliste démontre que les salaires et l’emploi sont bien les meilleures ressources pour la Sécu, les deux bases fondamentales pour une bonne rentrée des cotisations, un financement et un équilibre durables des comptes.
Cette crise en fait bien sûr la démonstration à l’envers : les profits versés aux actionnaires ont nourri l’accroissement du chômage, la précarité des emplois, la faiblesse des salaires qui ont par répercussion, diminué les ressources de la Sécu. Pour la première fois depuis 1949, la masse salariale, base de nos cotisations, a diminué.
Ensemble, salariés, chômeurs et retraités doivent trouver les moyens d’être plus offensifs pour combattre tout ce qui affaiblit ces deux piliers du financement de la Sécu que sont de bons salaires et des emplois durables.
Remettons le financement de la Sécu sur ses pieds Donnons la priorité à l’emploi et aux salaires Stoppons le pillage des cotisations par les actionnaires
1. Contestons les exonérations de cotisations sociales octroyées aux entreprises : la preuve a été largement faite de leur inefficacité, depuis quinze ans qu’elles existent en s’amplifiant d’année en année.
Elles tirent vers le bas les salaires, s’opposent à la reconnaissance des qualifications et sont en définitive contre-productives à la création d’emplois. Les entreprises ont été assez exonérées ! Cela ne profite qu’aux actionnaires à qui on doit imposer de faire l’impasse sur leurs dividendes.
2. Affirmons haut et fort que le seul remède vraiment efficace pour le financement de la Sécu, c’est de combiner l’augmentation des salaires avec le développement de l’emploi, des emplois stables, durables et des revenus salariaux intégralement soumis à cotisations, y compris les formes de rémunération telles que l’intéressement, la participation, les stocks – options.
3. Imposons une cotisation sur les revenus financiers des entreprises : elle pourrait rapporter 70 milliards au total et permettrait d’amorcer une pénalisation de la course aux placements financiers et pousserait donc à engager une réorientation de l’argent vers les investissements productifs créateurs d’emploi.
4. Revendiquons la suppression de la CRDS : ce n’est pas le travail, ce ne sont pas les salariés qui ont une dette ! c’est le capital et les entreprises. Exigeons le paiement des dettes patronales.
5. Exigeons comme première mesure, la suppression des franchises médicales pour commencer à reconquérir partout l’égalité d’accès aux soins, le droit à la santé. L’ensemble des « péages » devra ensuite être démantelé : abrogation du FJH, du forfait d’un €, …etc. pour mettre fin aux inégalités créées par toutes les restrictions sur les prestations.
Comment parvenir à gagner, à se rassembler pour imposer les mesures de justice sociale nécessaires ?
1/ Menons la bataille d’idées pour faire partager nos options et propositions CGT jusqu’à les rendre majoritaires dans les entreprises et l’opinion publique. Ce sont sur les recettes qu’il faut agir, par une politique développant les emplois, les salaires et les cotisations, et non par des restrictions sans fin sur les dépenses remboursées aux assurés sociaux, que l’équilibre financier de la Sécu sera trouvé.
2/ Menons le débat dans l’entreprise, sur les lieux de travail mais aussi sur les lieux publics, dans une démarche syndicale visant à rassembler très largement, comme pour la Votation contre la privatisation de la Poste.
L’action syndicale est irremplaçable pour construire le rapport de force en faveur du monde du travail.
Mais, il faudra aussi que les forces politiques qui prétendent remplacer le pouvoir actuel sachent s’engager sur des mesures qui abrogent les mauvais coups infligés aux salariés, retraités et chômeurs, et impulsent une nouvelle répartition des richesses donnant la priorité aux revenus du travail et non à ceux du capital.
Agissons en ce sens en interpellant élus et partis politiques ; agissons pour imposer les débats démocratiques qui permettront aux salariés de juger.
3/ Revendiquons avec plus d’exigence aujourd’hui qu’hier, la gestion de ce qui nous appartient, notre salaire socialisé et donc le rétablissement des élections pour les administrateurs de la Sécurité Sociale au sein de Conseils retrouvant un réel pouvoir de gestion.
La Sécu n’est pas malade d’un excès de démocratie mais tout au contraire de la main mise du gouvernement et du patronat qui se sont accaparés ce qui ne leur appartient pas et ont étouffé la démocratie pour mieux liquider cette conquête de 1945 qu’ils n’ont jamais accepté.
Jamais la gestion de la Sécu n’a été aussi mauvaise depuis que l’Etat a supprimé les élections des représentants des assurés sociaux. L’ensemble des forces progressistes, démocratiques, devraient s’unir pour cette ambition de réinstaller et reconstruire la démocratie dans la gestion de la Sécu.
4/ Agissons au quotidien pour nos conditions de travail et notre feuille de paye. Soyons convaincus que chacune de nos revendications, chacune de nos actions pour améliorer notre vie au travail, pour augmenter nos salaires et gagner des embauches sont le meilleur service à rendre à la Sécu car elles participent ainsi à son financement, apportent les cotisations indispensables. Soyons résolus à mener ces actions avec persévérance, à les multiplier, à les rendre plus fortes, plus unitaires.
5/ Intervenons dans la gestion de nos entreprises pour en contester la stratégie dont la priorité est la satisfaction des intérêts des actionnaires ; cette stratégie détruit nos services publics, notre Sécu, notre droit du travail. Utilisons les outils dont nous disposons, CE, CHSCT pour intervenir dans la gestion et revendiquons un renforcement et une extension de leurs droits pour être en capacité de peser sur nos employeurs et changer la situation.
16.11.2009.
Bonjour à tutti,
Cegetor56 dit que la CGTest à un tournant. Oui, je partage pleinement son analyse. D’autant plus que se dessine une scission comparable à celle qu’a connue la CFDT en 1995 avec la prise de pouvoir de la tsarine Notat, si d’aventure nous ne sommes pas capable collectivement d’élargir nos regards et nos pensées critiques. Je m’explique.
La situation sociale en France est comparable à bon nombre d’autres pays. Elle n’est en définitive que le résultat de politiques conjointes de gouvernements, d’institutions internationales (OMC, FMI, Banque Mondiale), de prégnance des multinationales (véritables centres de pouvoir économique et politique) qui déstabilisent les conquis sociaux, imposent un tempo (par la répression, la propagande médiatique, des mesures anti sociales) et des méthodologies (cyniques, sournoises) plus adaptés au 19ème siècle qu’au 21ème siècle. Il existe une vision et une idéologie qui admet depuis le début des années 80, que le sort de la planète est lié uniquement à l’ordre marchand. Lequel ne peut s’épanouir (la nouvelle émancipation humaine) qu’au travers d’un régime planétaire basée sur le tout concurrence. Cette idéologie, car il faut assurément la dénommer ainsi, a oeuvré avec forces allié(e)s (médiatiques, intellectuel(le)s, historiens, experts, spécialistes, essayistes, arrivistes, et même syndicalistes y compris à la CGT, etc...) de manière à jeter le discrédit sur les valeurs qu’ont inscrit les hommes et les femmes depuis des lustres pour défendre partout (c’est un euphémisme) leurs droits fondamentaux : liberté de penser, d’avoir un toit, de manger, de travailler, de se cultiver, de boire (l’eau désormais appelée l’or bleu en est tout un symbole), de bâtir un univers sentimental, d’avoir des enfants, de vivre en symbiose avec leur propre environnement en respectant celui des autres, d’exister. Ce contrat "humain" est rompu. Il l’est d’autant plus que la pression internationale, et les dégâts collatéraux qu’elle provoque depuis maintenant plus de trente ans, n’ouvre guère d’alternatives susceptibles de mobiliser une majorité d’hommes et de femmes.
Dans ce contexte, la CGT, comme d’autres structures organisées, n’échappe pas à cette règle imposée. Les remarques émises sur l’orientation générale d’avant congrès, quelles que soient leurs émetteurs, doivent être prises en compte, débattues réellement (et pas évacuées au nom de je ne sais quelle théorie stratégique ou de micro groupes) , parce qu’elles participent à son évolution. Il ne serait pas pire organisation syndicale que celle qui sacrifierait ses contre pouvoirs sur l’autel d’un pragmatisme, d’un réalisme que savent si bien nous gratifier nos adversaires. Sont-ils de classe ou égaux dans les différences ? Certaines contributions, comme plusieurs mouvements sociaux ces derniers mois, posent la question. Il faut s’en emparer, sans préjugés aucun, sans arrières pensées politiques (je pèse le mot) au risque dans le cas contraire (les ignorer, les soumettre au silence, les exclure) de baliser un syndicalisme de demain dénué de sens critique. Ce serait le pire des choix et l’assurance d’une désyndicalisation encore plus importante que maintenant.
Dans le même ordre d’idée, il me semble que la dimension internationale justement, est le parent pauvre des débats à venir, et par extension des actions à mener. Les délocalisations, les licenciements, la crise financière internationale, la mise en concurrence partout et dans tous les secteurs (à l’exception des secteurs dits régaliens : armée, justice, police, état-civil) ne sont pas le fait du hasard, de la fatalité. Elles sont le fruit de conjugaisons politiques, économiques et financières et par ricochets douloureux, de misère sociale pour les populations, qu’elles vivent ici en France ou ailleurs en Europe ou dans le monde. Cette question est primordiale parce qu’elle nous permet de comprendre pourquoi nous sommes confrontés à la régression sociale, à l’inhumanité. Et pourtant, elle ne fait pas l’objet de beaucoup de débats, de confrontations d’idées ? Etrange, non ! Sommes-nous à ce point réduit à n’entrevoir des solutions qu’au travers de l’oeilleton national ? Sommes-nous si las des luttes (et c’est une réalité si on se réfère au premier semestre en France avec le peu de résultats que l’on connaît, autre débat à affronter et porter sereinement) qu’il faille uniquement revitaliser et augmenter le nombre de nos adhérents pour sauver l’hexagone ? Les questions énergétiques, environnementales, des droits fondamentaux, des cultures, de l’éducation, de l’eau (je me répète), de la santé, ne sont-elles pas universelles ? Quid alors de la C.E.S (Confédération européenne des syndicats), de la CISL (Confédération internationale des syndicats libres) et des millions et des millions d’hommes et de femmes dans le monde qui exigent qu’on les respectent en qualité d’êtres humains ? (A ce sujet, sur le site de la confédé, le dernier papier concernant l’OMC date d’avril 2006 ? Depuis, il ne s’est rien passé au siège de cette magistrale institution ? Et la position, les décisions des gouvernements dans le cadre des accords imposés par cette organisation, n’ont-elles pas contribué à la misère sociale ? Quelles ont été les postures des syndicats ? De notre syndicat ?)
Plusieurs "langues averties" ont rétorqué et rétorquent encore que cette dimension planétaire n’est pas admise, comprise, identifié par une majorité de salariés, qu’il faut du temps, de la patience, de l’organisation (plus d’adhérents et moins de contenu ?). Mais ce discours, tenu depuis maintenant plus de 30 ans, est singulièrement daté. Il ne correspond plus aux enjeux du siècle, à nos peurs, à nos doutes, à nos désirs, à nos folies aussi. Il est le servant d’un discours politique qui nie les réalités humaines, culturelles. C’est ce défi, celui de la pensée et de l’action globales qui nous est donné d’engager dans ce congrès et après. Si nous l’évitons, si nous l’ignorons, alors personne ne pourra dire après qu’il ne savait pas.
Bien à vous tutti L
Retraité FD tabacs et allumettes : D’accord avec toi et ceux qui pensent, que la voix suivie depuis pas mal de temps, nous éloigne des concepts de classe, donc de la démarche qui va avec (négociation, attitude envers la cfdt notamment, journées d’action sans perspective etc)... Le texte de ce congrès confirme ce qui a été engagé depuis maintenant longtemps. On a beau dire, chaque mot (ou son absence) a un sens...(accompagnement ou rupture ?) Loin d’être offensif, il y a trop de manques dans le document pour que ce soit anodin ! J’ai bien peur qu’a "imiter" l’ex "courroie de transmission", on l’accompagne dans le mur.
je l’ai lu et relu, ce document préparatoire au congrès !!!
je suis un peu étonnée que sur les 7 résolutions sur lesquelles devront réfléchir et voter l’ensemble des camarades qui nous représentent, 6 ont trait à la réorganisation de la C.G.T. Cela me rappelle un ailleurs que je connais bien, le service public... on veut restructurer, on réévalue le rôle et les missions, on mesure l’impact et les enseignements en terme de vie syndicale....
Ouf, la première résolution nous ramène un peu au monde du travail et des conséquences désastreuses sur les hommes, à cause du Capitalisme ! Camarades, vous n’allez quand même pas revenir du congrès, satisfaits d’avoir voté pour la restructuration de la C.G.T. ?
Les sujets d’’actualité ne manquent pas : La Protection Sociale, les services publics, l’industrie, le code du travail, nos statuts, les conventions : l tout y passe..tout est déstructuré. Est-ce qu’une sécurité sociale professionnelle est la réponse à donner aux salariés qui perdent leur travail ? Le 50ème congrès devrait même "être saisi d’un projet de règlement intérieur".on croit rêver. les statuts de la C.G.T. sont... enfin... étaient bien construits.... Si on le souhaite, la démocratie existe dans la C.G.T. Ressaisissons-nous et soyons un peu politique, car, nos adversaires, eux, le gouvernement et le patronat, ils le sont tous les jours (politiques).
La grande question demeure : Pourquoi la syndicalisation ne marche pas ? lutteS de longue haleine ou manifs de sympathisants ? Il est peut être nécessaire d’envisager un développement humain durable avec comme solutions,entre autres, un "nouveau statut du travail salarié", une "maison commune des régimes de retraites" etc...prenons garde cependant aux grands bouleversements, lesquels pour la plupart ne se décideraient pas seulement au niveau de la CGT ! On ne peut balayer d’un trait les conventions collectives, les différents régimes de retraite qui se sont constitués au fil du temps au prix souvent de luttes syndicales. Construire la CGT avec les jeunes ? tout à fait d’accord. ce sont les "grands oubliés" et pourtant sans eux que serait devenu le CPE, le CNE étant passé sans la moindre réaction ? Le problème, c’est comment faire ? Un constat les très jeunes se mobilisent facilement, sont demandeurs de débats mais préfèrent les coordinations quelquefois fugaces. Ceux qui, par chance décrochent un CDI, sont frileux pour un engagement syndical. Peut-être faudrait-il pallier le déficit de formation scolaire syndicale ? Les convergences doivent exister mais attention ! que chacun garde ses spécifités qui font les différences. Quant à la notion de "territoire", c’est assez vague, veux-t-on "coller" aux futurs shémas politiques ? Quid des obligations de l’employeur vis à vis de ses salariés ( il n’y a pas que de grandes entités) La continuité syndicale, oui à pratiquer systémathiquement grâce à des "sentinelles". Le poids des retraités, de plus en plus nombreux, est non négilgeable. Les Unions locales sont nécessaires. Qu’est ce qu’on entend par un édifice CGT "redessiné" ? Il ne faudrait pas là aussi tomber dans le travers des "délocalisations" préconisées pour le service public ( EDF, Pôle Emploi, etc...) et remplacer les sructures existantes par des antennes locales, des permanences.. Il faut leur donner les moyens humains pour fonctionner. La Confédération : un peu plus de lisibilité sur son fonctionnement, sur la participation des élus dans toutes les instances nationales de concertation et de négociations ( infos sur le Fonds Formation, gestion du 1% patronal, CES...) Proposition de modification statutaire 50è Congrès : article 24
"elle propose, DANS UN DELAI MAXIMUM DE DEUX MOIS, un processus de règlement après avoir entendu les parties en présence, afin de parvenir à une solution équitable" Ceci afin d’éviter le "pourrissement", méthode patronale
Prends le temps de lire l’ensemble du document avant de te prendre la tête sur un paragraphe.
Attention aux amalgames camarade ! " ce sont les mêmes qui se réclament d’un syndicalisme de classe mais jamais de masse.", depuis 41 ans je milite pour une CGT de masse et de classe. Je ne me sens aucune affinités avec ceux qui se servent ( de place) des responsabilités qui leur ont été confié par les syndiqués, pour leur compte ou leurs idées personnelles. J’ai fait aussi le constat, que ce type de "militant" fait bien souvent, le jeu du réformisme et de l’adversaire de classe. (*)
Qui parle de lutte finale ? Par contre, oui mon Camarade l’exploitation de l’homme par l’homme existe toujours, la lutte de classe est une réalité qu’on le veuille ou non.
Quand aux "apprentis sorciers du syndicalisme de classe", c’est insulter ceux militants CGT qui sont tombé en son nom dans la résistance, à Charonne, contre les guerres coloniales…Mais aussi les camarades qui dans la CGT ont le droit de penser et de défendre leurs opinions (de classe et de masse) Je ne peus accepter ces termes.
Par ailleurs, Hélène SALAÜN qui te rejoint un peu dans l’analyse, parle dans son poste d’hier des grand moments qu’ont été 1936 et 1946. S’ils ont été de grands moments c’est justement parce que la CGT a su préservé ses repères de classe…et de masse ! Qui en dehors du patronat eu à s’en plaindre ?
Tu dis "La démocratie, c’est aussi de respecter les décisions prises à la majorité par les militants et les syndiqués et de les porter, même si on n’a pas été d’accord lors des débats." : Je partage, cela à été ma règle, tout le long de ma vie militante ; ainsi que celle de nombre de camarades partageant mes convictions , MAIS, j’ai pu constater et subir, que ce n’est (fut) pas toujours le cas…de tout le monde…Hélas !
Démocratie encore ; je n’ai jamais auparavant, eu à débattre, ni ma section syndicale, ou à donner mon avis sur" la maison commune, la sécurité sociale professionnelle" qui sont dans le doc d’orientation (que d’ailleurs peu de syndiqués on pus avoir entre les mains) ! Idem pour les structures, etc.
Démocratie toujours, si la grève générale ne se décrète pas d’en haut ! Les débats, les opinions, les difficultés du terrain (AG, Congrès, comités généraux d’UL,d’UD) ; ont bien du mal à être entendues et pris en compte …en haut !
Contre cela il est indispensable que chaque syndiqué ait la possibilité d’être correctement formé et informé, pour que son opinion se fasse et soit prise en compte dans l’élaboration des orientations, et la vie et de notre "CGT" Ce n’est pas le cas à présent, et ce n’est pas le document d’orientation qui m’incite àpenser le contraire …Lourdes responsabilités pour ce congrès et ses délégués !
(*)L’entrisme est une plaie du syndicalisme, mais il n’est pas l’apanage de l’extrême gauche, la sociale démocratie et même la droite savent en jouer !
Si ta CCN est celle des organismes de formation, il y a un syndicat qui couvre le secteur formation du SNPEFP : des syndiqués isolés travaillant chez des sous traitants dans le domaine des prestations intellectuelles partagent leur vécu et gagnent parfois aux prud’hommes la reconnaissance des heures de travail dans ta branche ; il y a la fédé des bureaux d’études
Contribution du syndicat CGT sca du site de linselles dans le nord.
Démocratie et renforcement.
Démocratie, un mot que certains emplois sans en comprendre le sens, ce sont les mêmes qui, sans états d’âme, rejette le débat quand le contenu ne va pas dans leur sens. Ils pratiquent souvent la démocratie à géométrie variable dans les instances de la CGT, ce sont les mêmes qui se réclament d’un syndicalisme de classe mais jamais de masse.
Ils ont souvent un taux de syndicalisation très faible, parce que un syndicat avec beaucoup de syndiqués ne se laissera pas priver du débat démocratique par quelques permanents ou détacher dans les syndicats ou d’autres structures.
La démocratie, c’est aussi de respecter les décisions prises à la majorité par les militants et les syndiqués et de les porter, même si on n’a pas été d’accord lors des débats. La démocratie, c’est aussi une CGT majoritaire en nombre de syndiqués dans les entreprises afin de donner une légitimité aux actions du syndicat sur le lieu de travail. Car un syndicat faible par le nombre de syndiqués dans l’entreprise, ne peut pas prétendre décider à la place de l’ensemble des salariés, d’où l’importance d’une démarche de renforcement par adhésions auprès des salariés afin que la démocratie syndicale dans l’entreprise ne soit pas une démocratie au rabais. Ceux qui depuis des années se revendiquent d’un syndicalisme de classe n’ont jamais rien fait pour obtenir un syndicat de masse afin d’imposer leur propre vision d’un syndicalisme fort en gesticulations et faible au niveau de la mobilisation.
Jean-Pierre Delannoy du syndicat métallurgie du Nord et d’autres syndicalistes comme lui sont un exemple d’un syndicalisme de place et non pas de classe comme ils le prétendent, et encore moins de masse. Aujourd’hui beaucoup de syndicats dans les entreprises, dans le cadre de leur lutte au quotidien, ont du mal à trouver une presse pour relayer leurs actions, alors que ceux qui crachent sur la CGT et sa direction, trouve toute la presse capitaliste nationale ou régionale sans difficulté pour porter haut et fort leurs critiques à l’encontre de la CGT. N’en déplaise à ses apprentis sorciers du syndicalisme de classe, les syndiqués CGT, dans leur immense majorité, comme nos syndiqués, approuve et soutiennent les orientations actuelles de la CGT. La lutte finale et la grève générale ne se décrète pas d’en haut, c’est dans les entreprises qu’on décide comment mener nos luttes et actions avec nos syndiqués et les salariés. Dans notre entreprise le taux de syndicalisation avoisine les 76 %, soit 252 syndiqués sur un effectif de 318 salariés. C’est ce qu’on appelle un syndicat de masse, de proposition et d’action quand c’est nécessaire. Bon congrès à tous les mandatait désignés démocratiquement par leur syndicat .
Kader chigri secrétaire général
Je trouve que c’est anti-démocratique et dangereux pour la défense des revendications que de laisser des permanents à vie dans les differents instances fédérales et confédérales. Deplus,il y a des camarades qui cumulent diffèrentes responsabilités et ne donnent aucunes envies aux nouveaux syndiqués de s’impliquer davantage dans les activités syndicales. pour résoudre le problème, il faudrait limiter la durée d’un permanence et qu’il y ai des relais(formation) pour que la personne suivante soit en mesure de prendre ses fonctions. Pour ne pas cumuler les responsabilités et mandats il faut proposer (également aux nouveaux)des missions même minimes.
Nous sommes à une semaine de l’ouverture du 49ème Congrès, et on sent bien que sur ce site et dans les syndicats s’opposent les réformistes et les partisans du syndicalisme de lutte.
Je pense que notre organisation est à un tournant de son existence. Les mobilisations du début d’année avaient donné beaucoup d’espoirs aux militants et aux sympathisants avant que tout ne s’essouffle après le mois de mai.
Depuis cette période plus rien, l’automne passe sans qu’il n’y ait eu de grandes mobilisations interprofessionnelles et intersyndicales. Pourtant le patronat et le gouvernement attaquent les travailleurs de ce pays un peu plus chaque jour en diminuant leurs droits et en les taxant toujours plus.
Dans mon secteur et sur le département ou je réside on peut faire un constat de la faible participation des militants et des syndicats au débat de ce congrès. Certains ne s’y intéressent pas du tout et d’autres sont accaparés dans des luttes et négociations dans les entreprises qui sont légitimement prioritaires.
Je suis moi même délégué pour la première fois à un congrès et je vais y aller surtout pour écouter, mais avec l’espoir qu’à la sortie la CGT sera en ordre de marche et rassemblée pour affronter les prochaines échéances qui ne vont pas tarder à se présenter.
Je veux parler de la réforme des retraites que le Président de la République veut faire aboutir en 2010, en faisant passer le droit au départ en retraite à 65 ou 67 ans.
C’est là que va prendre tout son sens, le choix entre un syndicalisme de lutte ou un syndicalisme réformiste. Car bien sur il y aura des négociations, mais sur quelles bases ? Sera t-on à la remorque des autres syndicats ou allons nous taper du poing sur la table pour faire passer nos propositions ? La lutte sera obligatoire car je n’ose imaginer que les salariés restent immobile, face à ce qui sera n’en doutons pas, sera un recul de 30 ans en arrière dans les propositions gouvernementales.
Mais pour faire reculer ce gouvernement ce n’est pas 3 millions de personnes qu’il faudra mettre dans les rues mais une dizaine de millions et pour cela la CGT doit être le fédérateur de cette mobilisation à tout les niveaux de l’organisation pour convaincre les salariés, les privés d’emploi, les étudiants et aussi les retraités.
J’attends que la nouvelle direction élue au 49ème Congrès prennent des engagements sur ce dossier vital et mette en garde officiellement le gouvernement sur les orientations qu’il veut prendre à ce sujet. Les salariés attendent une victoire sociale importante, la CGT peut leur apporter, mais pour cela il faudra également l’unité syndicale à tout pris, sinon nous aurons tous une cruelle désillusion si nous ne sommes pas tous ensemble dans la lutte.
VIVE LA LUTTE, VIVE LA CGT.
Les structures actuelles doivent s’adapter aux structures administratives ou patronales"...
Si je te suis bien Camarade, en 1940 les militants de la CGT qui on rejoins la résistance, le CNR (et son influence sur nos vies depuis 65 ans)ont eu tords de ne pas s’adapter aux structures du régime de Vichy et de la collaboration ?
la cgt ne serait elle pas entrain de s’endormir ,voir d’etre endormie....bon nombre de personnes semblent t’avoir oubliées les regles de bases ,aussi triste soient elles,il n’est pas possible de negocier ni meme d’etre consulté en etant reellement ecouté.le patronnat est tout sauf une organisation democratique ,il impose ou se voit imposé les regles du jeu .or aujourd’hui rien ne l’empeche plus de dicter sa loi .il monopolise les moyens de communication asservit nos esprit ,qui finissent par se rendre" a l’evidence de ses verités".quel meilleur exemple que celui de l’europe ,refusé par refedum le plus democratiquement du monde ,mais imposé, quelque soit l’avis rendu par les miserables que nous sommes,d’une facon pour le moins tres patronale.une petite piqure de rappel me semble donc neccessaire pour s’installer a la table des" negociations"il faut au prealable avoir lutté pour montrer sa force ,il n’y a jamais eu d’accord ,mais seulement des armistices seul le plus fort negocie,seul l’avis du plus fort et determiné est signé.alors comment aujourd’hui au sortir d’une seconde guerre mondiale qui voyait le rapport de force en faveur des forces ayant su se montrer dignes et resister,au depend d’un patronat dont on a toujours oublié dans nos livres d’histoire le role peu glorieux ,qui etait de collaborer sans vergogne aucune .,comment se rapport de force a t’il pu s’inverser ? la division ,les divisions et quelques lignes ne suffiraient pas a en demonter tous les mecanismes,seul certitude c’est a l’opposé du devoir de solidarité neccessaire pour faire valoir et respecter nos droits.alors aujourd’hui je vous le dit nombre d’entre nous on oublié les fondamentaux ,parceque a cotoyer de trop pres certain de nos dirigeant certains virus deviennnent contagieux...nous sommes pas de leur monde le croir e est une erreur ,passer un peu de pommade dans le dos de certain esprit semble suffisant,nous ne sommes pas des nantis ,nous ne defendons pas des nantis il ne faut jamais perdre de vue qui je suis et qui me suis...or certain oublie de se retourner ou on la memoire courte,ou a l’inverse se galvanise du passé a tout jamais en oubliant le present.il est temps de se reveiller ,il est temps de se rassembler ,il est temps de se reunir et de sortir uni ,de remonter ses manches d’arreter de vouloir paraitre ,il n’y a pas de deshonneur a lutter ,le choix ne nous est pas laissé,comme le disait si bien monsieur MARCHAIS "la dictature du capitalisme"n’est plus simplement en marche ,mais bien entrain d’annihiler nos valeurs ,nos droits ,les droits de tous les miserables que nous sommes pour eux.alors puisque certains se posent la question de savoir ce que sont les valeurs de notre identité nationale (ce qui n’est pas rassurant )j’espere que nous serons capable de nous poser et de repondre a la question de savoir ce qu’est la cgt ,n’est t’elle qu’un syndicat ?ou se veut elle oui ou non le dernier instrument ou presque capable de lutter pour le bien du plus grand nombre et ce quelque soit l’ingratitude de la tache...
Bonjour, et en complément de ce qu’a écrit Roger, retraité de Chambly : Même si c’est relatif, n’avons-nous pas en ce moment le double de retraités par rapport aux actifs ? Alors oui, 1 = 1.
Amicalement, Gilbert de Pertuis en Luberon
Eh bien oui, c’est ainsi, on ne fait pas ce que l’on veut du mandat des syndiqués. Si tu n’es pas d’accord avec ton syndicat sur les votes à faire en son nom, je t’offre ce simple conseil : soit tu respectes leur choix, c’est le démocratie syndicale, soit tu te fais remplacer au Congrès. Fraternellement.
Bien que trop long à mon goût, ce texte dit tout haut ce que je pense tout bas. Dans les discussions auxquelles j’ai pu participer en préparation du Congrès, je dois dire que le débat sur le futur Secrétaire général a été très, très peu évoqué. D’ailleurs, si on le changeait, ne faudrait-il pas aussi changer toute la direction confédérale, mais aussi celle des UD, des Fédé, des UL et peut être aussi celle de mon syndicat !!! Car elles n’ont pas réussi à lancer la grande grève insurrectionnelle que d’ailleurs personne ou presque ne demande. Et alors, qui mettrait-on à leur place et pour quel objectif ?
LA PLACE DE LA CGT DANS LA CONSTRUCTION DES LUTTES UNITAIRES ET INTERPROFESSIONNELLES :
Depuis février 2008, les sujets d’inquiétudes et souvent de colère, voire d’exaspération ont été fort nombreux.
le chef de l’ État, le gouvernement, mais aussi le patronat sous l’impulsion du MEDEF, ont multiplié les attaques contre le socle social français afin de toujours plus satisfaire l’appétit financier des employeurs et actionnaires.
Aussi, les raisons d’agir au plan syndical n’ont pas manqué au cours de cette période.
En 2008, les journées d’action ont été nombreuses pour : la défense du système de retraite par répartition. la revalorisation des pensions. la reconnaissance de la pénibilité au travail. l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. Pour la défense de l’emploi. pour la défense et la promotion des services publics.
La CGT ne les a pas pris à la légère, elle a souhaité et structuré les ripostes nécessaires à tous les niveaux pour s’y opposer avec les salariés, en formulant ses propres éléments d ’analyses et de propositions.
De ce point de vue, en ne reniant pas ce qui a été produit en 2008 bien au contraire, nous pouvons sans craindre d’être démentis dire que le premier semestre 2009 a été et restera historique compte tenu des mobilisations importantes qui ont eu lieu dans le Pays(3,5 millions de manifestants) et dans notre département de la Haute Vienne(37 000 au plus haut niveau de la mobilisation) historique aussi par rapport à l’unité syndicale.
Cependant il convient aussi d’examiner quel a été le degré de mobilisation réalisé, entreprise par entreprise, tout comme il est opportun de faire état du niveau d’implication de chaque syndicat, de chaque militant et syndiqué CGT pour impulser à partir de chaque lieu de travail la dynamique revendicative et unitaire pour proposer des axes d’actions permettant les mises en commun du mouvement revendicatif et syndical.
Plus que les sentiments d’injustices qu’ont suscité dans le monde du travail les politiques du gouvernement et du patronat, c’est le refus de se soumettre et d’exiger de nouvelles perspectives de progrès sociaux qui ont été les éléments déclencheurs des mobilisations du 19 janvier, 29 mars, 15 avril, 1er mai, 26 mai et 13 juin ;
Force est de constater que là ou il y a eu une bonne préparation de ces journées, avec les salariés et les autres syndicats, des arrêts de travail ont eu lieu réunissant un nombre important de grévistes.
Qu’est ce qu’il nous faut poursuivre pour être la CGT de toutes et tous les salariés ?
Si nous considérons que le travail accompli depuis le dernier congrès a été profitable à notre syndicalisme CGT, qu’il a valorisé notre démarche syndicale qui fait appel à un travail militant important en direction des syndiqués et des salariés dans leur ensemble, alors il ne faut pas s’arrêter, ne pas marquer le pas mais au contraire poursuivre les efforts pour être une CGT qui ressemble plus au salariat d’aujourd’hui !
Continuons le travail d’impulsion, de conviction et motivation sur la question essentielle de la vie syndicale,
Passons du temps dans chacune des réunions pour examiner le fonctionnement du cœur de nos activités syndicales, le syndicat, la connaissance des adhérents, les plans visant le développement de notre organisation collective des salariés élément fort du rapport des forces au niveau du secteur de travail, d’une profession, d’une zone ou bassin d’emplois, d’une profession de la localité, du département et au niveau national,la fédération et la confédération.
Faisons vivre vraiment notre démarche syndicale
Multiplions les prises de contacts
Prenons des initiatives avec les militants au niveau des Unions Locales, des Unions Syndicales, les actifs, les précaires, les sans emploi, les retraités, pour établir des plans de travail permettant les mises en relation avec le plus grand nombre possible avec les salariés des entreprises sans organisation syndicale CGT.
Accueillions, écoutons, échangeons, conseillons, aidons plus les salariés, les nouveaux(lles) adhérents(es) dans leurs inquiétudes, leurs difficultés, leurs recherches de solutions novatrices, former toutes celles et tous ceux qui expriment la volonté d’être des militants(es), des représentants syndicaux et des élus au services des salariés à maitriser au mieux ce que doit être le travail militant CGT.
Travaillons plus au renouvellement des adhérents, au rajeunissement, à la féminisation, ne pas hésiter à confier des responsabilités aux nouveaux et nouvelles adhérentes quelque soit la structure syndicale.( Section, syndicat, Union Syndicale, Union Locale)
Permettons d’avantage aux adhérents d’être rattachés à une vraie structure syndicale, « section ou syndicat professionnel ou multi-professionnel » pour qu’il ou elle soit syndiqué à part entière, pour que chacun, chacune puisse, s’exprimer dans une organisation collective, prendre part aux débats et aux décisions, permettre ainsi que personne à la CGT ne soit isolé.
Valorisons et aidons vraiment à mettre en place des syndicats de site permettant aux salariés de différents statuts et activités professionnelles de se syndiquer et de se rassembler dans une structure syndicale correspondant à une réalité de lieu de vie professionnelle, de bassin d’emploi, de filière professionnelle, de centre d’intérêts dépendants ou communs pour plus d’efficacité revendicative. Deux syndicats de site ont été concrétisés dans le 87, celui du site ferroviaire de Limoges, celui mis en place pour les salariés dépendants directement ou indirectement de l’activité poids lourd RENAULT TRUCKS( 2 établissements Renault trucks, 1 Texelis et les entreprises mises à disposition, restauration collective, gardiennage, maintenance... etc.
Facilitons et aidons à la mise en place de regroupements par corporation professionnelle, par exemple pour notre département, le commerce et la porcelaine et céramique
Débattre des documents préparatoires au congrès confédéral exacerbe souvent les différents qui deviennent parfois opposition. Les analyses simplistes ont toujours existées (elles sont tellement plus confortables) et ont de beaux jours devant elles, elles ont droit de cité, elles aussi dans la CGT mais elles ne doivent pas rester sans débat contradictoire.
Des reproches sont faits à la confédération sur la tactique des luttes, sur la dérive « réformiste » de certaines revendications, la signature d’accords….. Des camarades estiment qu’il y a une absence de volonté à engager LA lutte et c’est cette frilosité qui serait source des difficultés de parvenir à une mobilisation à la hauteur des enjeux. Est-ce parce que les militants sont moins persuasifs ? Est-ce parce que la direction confédérale est devenue plus « molle », moins « révolutionnaire » ? Est-ce parce que les salariés sont moins combatifs, plus résignés ? Est-ce que l’environnement économique et social est plus difficile ? Les questions sont multiples, les réponses compliquées. Pour certains la réponse est claire : sur l’air de « Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire, le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau ! » ils ont trouvé leur coupable, ce n’est plus « Rousseau » mais « Thibault ». La CGT serait devenue réformiste et se refuserait à engager les luttes « dures » qu’attendraient tous les salariés, a fortiori les adhérents et militants. Outre qu’une telle affirmation nie le fonctionnement démocratique de la CGT et notamment du CCN, c’est une approche, il me semble, bien infantile de nos capacités à faire partager à l’ensemble des salariés des entreprises nos analyses et la nécessité de la lutte. Dans certaines contributions, il est reproché à la CGT, en résumé, d’avoir changé, de ne plus être le syndicat révolutionnaire de ses débuts. Mais être porteur d’un projet de progrès social révolutionnaire (c’est-à-dire qui rompt avec la logique qui prévaut aujourd’hui) n’est-ce pas savoir analyser le monde dans lequel on vit aujourd’hui, proposer une conception de celui dans lequel on souhaiterait vivre et se donner les outils revendicatifs pour y parvenir ? C’est ce qu’a réussi à faire la CGT dans les différentes grandes étapes de son histoire (1936, 1946…) parce qu’elle s’est située, à chaque fois, dans le combat qui était celui de son époque et qui était à chaque fois différent. Il est normal qu’au sein de la CGT il y ait ces débats sur les analyses, les revendications et les modalités de mises en oeuvre, c’est normal et sain. Tous les adhérents et militants ne partagent pas tous les mêmes idées, les mêmes idéaux et c’est la richesse de cette diversité qu’il faut préserver. Ce qui ne fait pas avancer le débat, ce sont les « Y a qu’à ». Certains dénoncent toutes propositions et revendications qu’ils estiment sortir du « dogme » et qu’ils jugent (ainsi que leurs auteurs !!!) réformistes, attentatoires à la pureté de l’idéologie cégétiste. Ils se méfient des économistes soient-ils militants de la CGT, craignent, et sans doute sont-ils sincères, une dérive « libérale » à travers certaines revendications. Il me semble que, lorsque cette suspicion n’est pas marquée du procès d’intention, elle résulte d’un manque de mise en perspective des valeurs portées par la CGT sur les enjeux de notre époque et de leur transposition dans la société d’aujourd’hui. Par crainte d’une dérive, le réflexe peut conduire à refuser d’explorer des pistes nouvelles. Pourtant, la CGT est un organisme vivant, qui pour le rester doit évoluer avec la société, construire les revendications qui répondent aux besoins des salariés, de la population active et retraitée d’aujourd’hui qu’elle a pour ambition de défendre. Ce n’est ni renoncer à nos orientations ou à nos idéaux mais, au contraire, travailler à les mettre en application dans les nouvelles donnes économiques et sociales pour être toujours en phase avec les besoins des salariés,. C’est notre responsabilité, à nous les militants, d’être vigilants de veiller à ce le cap soit maintenu mais aussi de travailler en permanence à la transposition de nos idéaux aux réalités d’aujourd’hui. Nous devons, pour être les révolutionnaires de notre temps, prendre en compte les réalités économiques, industrielles et sociales d’aujourd’hui pour mieux leur opposer notre propre vision d’une société de progrès. C’est d’ailleurs un des manques importants du projet de document d’orientation que cette absence de propositions sur le rôle de l’appareil d’état, sur les domaines de l’intervention de la puissance publique, ses missions, ses modes d’organisation, au niveau local, national voire européens pour défendre l’intérêt général. Ce n’est pas empiéter sur le domaine du politique que de définir ce que devrait être le rôle de l’état et le champ des services publics. C’est tout l’intérêt d’un congrès et de ses débats préparatoires que de porter à la réflexion de tous, et bien au-delà de la CGT, notre conception d’une société de progrès.
Je ne suis pas d’accord pour dire que les milliers voire les centaines de milliers de travaileurs qui se sont mis en grève ensemble ou qui ont manifesté ensemble ont participé à "des actions bidon" , même s’ils n’ont pas obtenu la satisfaction des revendications avancées. Leur action est constitutive de l’état de l’opinion publique, la marque d’un grand mécontentement et de la volonté d’aller vers des solutions à la crise générale qui sévit aujourd’hui. Que l’action soit générale ou limitée à un secteur particulier ou à un territoire particulier, elle est toujours une action réelle et donc constitutive du rapport de forces. On a déjà vu des actions limitées à une entreprise obtenir satisfaction totale ou partielle des revendications, il est injuste de les appeler "actions bidon". Certes , il vaut mieux être des millions dans l’action que simplement quelques centaines ou quelques milliers, une action longue, à condition qu’elle soit largement suivie est aussi plus forte qu’une action courte, mais l’un n’empêche pas l’autre et toutes les actions ajoutent leurs effets. Quant à l’unité d’action, je pense qu’on ne doit exclure à priori aucun syndicat, l’essentiel étant le contenu revendicatif et l’action. Mais la CGT se doit de prendre ses responsabilités et , lorsqu’il n’y a pas d’autre solution, d’y aller ou de continuer seule ou avec les syndicats qui veulent engager l’action ou la poursuivre. Le "syndicalisme rassemblé" ne doit pas être un frein à l’action et à ce propos, je pense qu’après le 19 mars 2009, la CGT aurait dû poursuivre l’action avec les syndicats qui y étaient prêts -(il y en avait). La revendication d’une loi interdisant les licenciements est modérée par vous mêmes en précisant le "particulièrement dans les grands groupes et ceux qui font des bénéfices" ce qui signifie qu’ils seraient tolérés dans les autres. Je lui préfère la revendication confédérale de"transférabilité des droits et sécurité sociale professionnelle" (II 69). Enfin, pour la retraite, revendiquer "une véritable retraite à 55 ans avec 37,5 ans de cotisations" condamnerait tous ceux qui n’ont pas commencé à travailler à 17 ans et demi, et il sont de plus en plus nombreux aujourd’hui, à ne percevoir qu’une retraite incomplète. Cette revendication, qui, de prime abord semble plus forte que celle de la CGT, est en réalité plus défavorable aux travailleurs, c’est pourquoi je ne la partage pas.
Je ne retrouve pas dans les faits ce grand élan de la CGT vers une direction confédérale représentative de la société française. Si le rapport homme /femmes est à peu près respecté qu’en est-t-il des minorités visibles. Pourtant les militants existent, les compétences aussi. S’agit-t-il d’une simple déclaration d’intention ou d’un réel blocage des structures. La CGT ne doit pas faire l’économie d’un débat sur ce sujet.
Smaïl Lamara Délégué au 49ème
onjour, Voilà je voudrais intervenir sur les questions de la reconnaissance de la qualification des salariés d’aujourd’hui. Un philosophe disait qu’il y a quelques années encore on reconnaissait le métier de quelqu’un à ses habits (sidérurgiste, boucher, etc...) alors qu’aujourd’hui quasiment tout le monde est derrière un ordinateur... Personnellement j’ai commencé à travailler avec un crayon et un papier (pour faire court) et aujourd’hui je bosse avec des ordinateurs et un nombre grandissant de logiciels qui vont avec. Dans un guichet de la Poste on doit gérer toutes les situations et se débrouiller avec tout ce que l’on a à l’écran. Les qualifications ont donc considérablement augmentées au fil du temps ; notamment par l’apprentissage "sur le tas"... Or tout cela mérite d’être appronfondi pour mieux mesurer le niveau actuel de qualification des salariés et avoir des rémunérations en conséquence. Car tout ce que j’ai dit précédemment sur les qualifications acquises ne se traduit pas sur le feuille de paie ... C’est vrai aussi dans notre CGT, car on e retrouve avec des revendications égale à ce qui existe déjà dans les services. J’explique ; dans ma fédération FAPT on revendique le grade de base II-2 minimum dans mon secteur (les guichets) alors que tous les salariés sont au moins déjà en II-2 ! Il faut donc prendre le temps d’une réflexion approfondie sur ces questions. Autre chose, bien que n’étant pas cadre, je pense que l’on devrait se prendre pas mal de temps là aussi pour réfléchir au rôle des cadres aujourd’hui - il y a un net repli corporatiste dans ces catégories - voir les résultats des élections France Télécom et leur travail a beaucoup changé ces derniers temps. Certains sont mis au "placard" ; d’autres font du travail d’exécution, d’autres sont fréquemment appelé à remplacer le personnel d’exécution manquant. Dans certains cas les cadres sont les "premiers opposants" au personnel (pour faire passer la stratégie économique des entreprises).. Voilà donc quelques réflexions.. merci à Plus...
Le congres est un congrés de syndicats dit mon UD . C’est la CE de l’UD qui a choisit les délégués. Ceux ci voteront avec leur syndicat et non pas à titre personnel ... à quoi ça sert que je me réunisse et que je discute ?
Les structures actuelles (unions locales,unions départementales,et comités régionaux doivent s’adapter aux structures administratives ou patronales pour répondre aux besoins des salaries. Il existe aujourd’hui de grandes ZI,des communautés de communes d’aglomérations ou urbaines,des petites entreprises,des artisans avec un ou deux salariés,des multinationales. Nous devons faire preuve d’imagination de souplesse et d’adaptation pour impulser et coordoner l’activité syndicale et ne pas hésiter a avoir une activité transversale sans pour cela la structurer.
Le 17 novembre 2009 nous avons tenu une assemblée de nos adhérents pour analyser et débattre sur les documents du 49ème congrès de la CGT.
Chaque adhérent avait auparavant reçu le journal de notre section syndicale, n°18 spécial congrès, comprenant les documents de celui-ci.
Le débat a eu lieu parmi les 40 présents dont nous retraçons les principales remarques.
La lecture du document d’orientation/résolutions est fastidieuse, complexe à analyser.
Le syndicalisme de rassemblement avec les autres organisations syndicales, unité de façade, pour quel résultat ?
Dans le rapport financier, nous notons que le nombre de timbres réglés par les ouvriers et employés est de 9,93 en 2008, alors que pour les retraités il est de 11,37. De plus, la comparaisons des réglements au titre de 2007 et de 2008 montre que la revalorsation des cotisations d’une année sur l’autre est correcte pour les retraités et les privés d’emploi, mais ne correspond pas à l’évolution des salaires pour les syndiqués actifs. Les retraitésrprésentent environ 20% des adhérents de la CGT et le document d’orientation laisse une place très réduite aux retraités.
Dans le document d’orientation n’apparaît nulle part le mot "lutte de classe", alors que nous voulons une CGT de lutte de classe et de masse.
Nous ne lisons pas grand-chose qui dénonce le capitalisme.
Nous sommes contre la mise en place de la "maison commune des régimes de retraite". Selon le document, la CGT propose la mise en place de cette maison commune, qui serait une nouvelle institution de la Sécurité sociale, fonctionnant sur la base d’une représentation des assurés sociaux...Cette proposition peut paraître séduisante, mais elle n’a jamais été débattue au sein des sections syndicales, de retraités en particulier. A elle seule aurait métité un débat. Sa mise en place irait dans le sens que souhaitent le gouvernement et le Medef, c’est-à-dire, le démantélement des organismes sociaux, pour aller vers la privatisation de ceux-ci.
L’assemblée a donné un avis favorable majoritaire aux trois rapports en y apportant des observations, ainsi que la proposition d’amendement sur la syndicalisation et la continuité syndicale, que nous avons auparavant transmise à la confédération, suite à la décision du collectif.
L’assemblée me mandate en tant que délégué au 49ème congrès pour intervenir sur ces point.
Sous mes yeux, le "Guide pour l’action sur le travail" reçu aujourd’hui même. La lecture en est surprenante.
Page 5, définition du stress : "cet état survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes de son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face."
Ai-je bien compris ? je relis.
Effarant, la personne stressée est responsable de son propre stress...
Dans le reste du document, le stress revient comme la question centrale.
Vérification faite, oui la CGT a approuvé cette définition du stress...
Je ne comprends pas.
Est-ce que depuis dix ans je me suis fourvoyé, en tant qu’élu CHSCT, puis en tant que Formateur ?
Les travaux de Christophe Dejours sur la psychodynamique du travail, découverts dans les documents du stage élus CHSCT de la Formation Syndicale CGT, sont-ils erronés ?
Dans nos formations, aurions-nous induis les syndiqués dans l’erreur ?
Je dis NON.
Le problème posé est bel et bien celui de la souffrance au travail, et non pas celui du stress, angle de lecture patronal par excellence.
Que faisons-nous de l’évaluation individuelle des performances, d’où les salariés ressortent bien trop souvent décomposés ?
Que faisons-nous de la démarche qualité, qui n’est pas le travail bien fait mais un mode de management qui ramène tout à un rapport client / fournisseur en niant tout ce qui est humain dans la relation sociale qu’est le travail ?
Cette mécanique porte un nom : l’organisation du travail.
C’est vrai, les pistes de travail défrichées par Dejours depuis trente ans sont plus complexes à appréhender, moins confortables, elles nous poussent hors des sentiers battus de notre syndicalisme.
Pourtant en s’appuyant sur la psychodynamique du travail, face à la souffrance des salariés, le brouillard est de moins en moins épais, la matière est là, pour les aider, pour apporter des éléments de compréhension sur la machine qui nous broie.
D’ailleurs, l’intérêt des salariés est manifeste. La parole se libère, on peut intervenir sur une mécanique que l’on comprend, on peut reprendre la main, l’action redevient possible.
La définition du stress ne remet pas en cause l’organisation du travail génératrice de la souffrance. Qu’on ne nous dise pas qu’il y a des garde fous, cette définition du stress nous envoie, nous CGT et les salariés avec, droit dans le mur.
Non seulement je n’irai pas sur ce terrain là, mais je m’y opposerai par tous les moyens.
NON, le salarié n’est pas victime d’un "déséquilibre entre sa perception des contraintes de son environnement et sa perception de ses propres ressources pour y faire face".
C’est le travail même qui est attaqué, ce qui le constitue, ce qui lui donne sens.
Il faut mettre la souffrance au travail au cœur de notre activité syndicale, il faut s’emparer des apports de Dejours et de la psychodynamique du travail.
Là sont les pistes pour comprendre l’origine de la souffrance au travail, pour s’armer afin de la combattre et, ensemble avec les salariés, reconstruire des collectifs de travail.
La CGT ne peut se permettre de passer à côté de la souffrance au travail, c’est sur ce terrain, central pour les salariés et leur santé, que nous retenons leur intérêt et que nous pouvons nous renforcer en la faisant reculer.
Tourlaville, le 25 novembre 2009
CONTRIBUTION DE L’UNION DEPARTEMENTALE des HAUTS DE SEINE (Réunion de la Commission Exécutive du 19 Novembre 2009)
49ème congrès confédéral : Pourquoi avons-nous besoin d’engager une campagne nationale CGT pour la Sécurité Sociale ?
Les urgences revendicatives se manifestent sur tous les terrains. Partout, il faut revendiquer et lutter pour défendre, pérenniser et développer notre potentiel industriel, ses emplois et qualifications ; nos services publics, leurs missions assurant concrètement l’égalité d’accès aux droits fondamentaux ; nos droits du travail, Code du Travail, conventions collectives et Prud’hommes ; nos libertés syndicales, démocratiques et politiques, …etc. etc.
Alors, dans cet ensemble d’urgences, pourquoi spécialement une campagne pour la Sécurité Sociale ?
Pour plusieurs raisons complémentaires.
D’abord, parce que la CGT concernant les enjeux de lutte pour une politique industrielle a relancé son activité et est donc déjà engagée dans une campagne nationale qui s’appuie sur les 5 axes de propositions revendicatives portées dans le débat public et dans les entreprises depuis début 2009.
Sur les services publics, nous sommes engagés dans un large collectif intitulé « le service public est notre richesses, mobilisons-nous ! » et luttons en ce moment aux côtés d’organisations syndicales, associatives et politiques, contre la privatisation de la Poste, fer de lance actuel de cette mobilisation.
Bien sûr, il ne peut y avoir de campagne pour chaque enjeu revendicatif, cela reviendrait à diluer la notion même de campagne et donc d’effort collectif soutenu et particulier.
Il y a plusieurs raisons solides de se mobiliser pour la Sécurité Sociale :
1. faire référence à la Sécu est un point d’appui utile, en lien avec les CHSCT, et nous place à l’offensive, dans les actions à mener pour la santé au travail, alors que les suicides de salariés ont montré l’urgence à se mobiliser sur les conditions de travail,
2. avoir l’ambition de concrétiser la possibilité d’un rassemblement très large, car la Sécu, par le nombre de personnes couvertes, -assurés sociaux et ayants droits, concerne tous les salariés du privé mais aussi ceux du public, les jeunes et les retraités,
3. Se placer à la hauteur de la confiance exceptionnelle dont la CGT dispose auprès des salariés sur le thème de la protection sociale (enquête CSA 2009), bien au-dessus des autres organisations syndicales en assumant cette responsabilité particulière,
4. se re-donner les moyens d’agir dans la proximité et le quotidien des salariés, car c’est un sujet revendicatif qui prend appui sur la feuille de paye, les taux de cotisations, le salaire, le temps de travail, amène à renouer avec les bases du syndicalisme,
5. agir pour l’égalité d’accès aux soins en faisant le lien entre les niveaux de remboursements Sécu et l’accessibilité à l’hôpital, en articulant et prolongeant les luttes contre les franchises médicales et celle contre la réforme Bachelot,
6. aider à construire des convergences revendicatives interprofessionnelles, l’action pour le financement de la Sécu convergeant avec celles pour l‘emploi, les augmentations de salaire, la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales, 7. créer les conditions d’une unité syndicale durable en relevant franchement le défi de sa construction par une activité syndicale CGT ancrée dans les entreprises, les lieux de travail, et confrontant au grand jour, par le débat public, les divergences d‘approches entre organisations syndicales. La mobilisation pour la retraite aura à relever ce défi.
Il s’agit donc de concevoir cette campagne en recherchant à concrétiser les potentiels de convergences existants, en nous efforçant de prolonger et donner un deuxième souffle :
à la mobilisation pour abroger la loi Bachelot, empêcher son application sur le terrain par ses A.R.S et leur programme de destruction des hôpitaux publics ;
aux luttes, diverses et nombreuses, contre les suppressions d’emplois, tant contre celles découlant de la RGPP que les 20.000 par mois dans le secteur industriel ;
à la plate-forme unitaire nationale, commune à 8 organisations syndicales et qui indique vouloir défendre la protection sociale « collective et solidaire » ;
à la proposition CGT de mise en place de fonds financés à partir de l’argent public redevenu disponible du fait de la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales qu’il n’est donc plus nécessaire de compenser par les recettes fiscales.
Il faut faire entendre fortement notre refus des nouvelles mesures prises par le Parlement contre la Sécurité Sociale (PLFSS 2010)
La crise actuelle du capitalisme a généré une baisse des profits, diminué la rentabilité du capital, la Bourse et son indice du CAC 40 n’ayant pas retrouvé leur niveau d’avant l’émergence de la crise. Parce qu’il veut « sauver le capitalisme », poursuivre sa politique entièrement favorable aux intérêts des gros actionnaires, le gouvernement Sarkozy s’acharne contre la Sécu, indifférent aux licenciements de salariés, à la pénibilité du travail et aux souffrances des salarié(e)s.
Parce qu’il veut répondre aux intérêts capitalistes d’ouvrir de nouveaux champs d’activité pour les profits des actionnaires, le gouvernement pousse à la marchandisation de la santé avec la loi Bachelot de privatisation de l’hôpital. Et il veut imposer dans le PLFSS 2010 une nouvelle série de mesures rétrogrades qui auront pour effet d’entraver l’égalité d’accès aux soins pour tous, de réduire le pouvoir d’achat des salariés, retraités et chômeurs.
Ensemble, disons « ça suffit le pillage de nos cotisations ! » Stoppons la politique de destruction de la Sécurité Sociale !
Depuis la loi Douste-Blazy de 2004, les péages et pénalités qui se sont multipliés en cinq ans, ont lourdement ponctionné les ressources des assurés sociaux et ont encore aggravé les inégalités dans le droit à la santé.
Se soigner, pouvoir consulter son médecin, aller à l’hôpital coûtent de plus en cher, sont de moins en mois possible sans avoir à attendre plusieurs semaines parfois. La liste est longue des mauvais coups du gouvernement :
Franchises médicales, Forfait d’un € pour chaque acte médical, Forfait de 18 € pour certains actes chirurgicaux, …- Parcours médical contraignant avec le passage obligé par le généraliste (référent) pour accéder au spécialiste,
Dépassements d’honoraires persistants et tolérés ; perspective d’un nouveau secteur optionnel qui achèverait de vider le secteur 1 des praticiens respectant les tarifs opposables de la Sécu,
Déremboursements de médicaments pourtant utiles, …etc.
Le gouvernement veut encore aggraver la situation ! Plusieurs mesures négatives, prévues par le PLFSS 2010 ou par d’autres voies (décrets) sont soumises aux députés et sénateurs :
Imposition des Indemnités Journalières pour Accidents du Travail,
Baisse de l’allocation de cessation anticipée d’activité pour les travailleurs malades de l’amiante (ACAATA),
Mise en cause des Majoration de Durées d’Assurances pour la retraite,
Augmentation du Forfait Journalier Hospitalier de 16 à 18 €,
Nouveaux déremboursements de médicaments avec la création d’une nouvelle vignette remboursée à 15% seulement,
Mise en cause du remboursement à 100% pour les malades atteints du cancer qui ne seraient plus reconnus en ALD (Affection de Longue Durée) au bout de cinq ans ;
Aux restrictions continuelles apportées à la couverture sociale existante au travers des remboursements de la Sécurité Sociale, s’ajoutent les restrictions imposées à l’hôpital public.
La réforme Bachelot poursuit, accélère et amplifie les fermeture de lits, les suppressions d’emplois, les regroupements de services et d’établissements publics obligeant ainsi les malades à s’orienter vers le secteur privé lucratif, et tant pis pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de payer, qui devront se priver et s’endetter pour obtenir les soins médicaux dont ils ont besoin.
il faut imposer une autre politique pour la Sécurité Sociale, et pour l’hôpital public que la réforme Bachelot veut détruire !
Le gouvernement ne veut pas tirer les enseignements répétés des soi-disant plans de redressement infligés à la Sécu depuis plus de vingt ans et dont le résultat le plus probant est d’avoir abouti à dégrader la couverture sociale, aggravé les inégalité dans l’accès aux soins.
Le gouvernement, et Sarkozy en délégué syndical central du MEDEF, persistent à réduire les remboursements effectués par la Sécu, à démanteler toujours plus les capacités de la couverture sociale financée collectivement et solidairement, à pousser vers les mutuelles, -qui augmentent leurs cotisations -, celles et ceux qui le pourront financièrement.
En effet, pour la Sécu comme pour les services publics, le gouvernement recherche toujours le même objectif, celui d’impulser des politiques de privatisation pour ouvrir de nouveaux champs de profits aux capitaux privés.
Le MEDEF qui vient d’ailleurs de désigner ses représentants à l’occasion du renouvellement des « administrateurs » dans les Conseils de gestion des CPAM / CNAM a placé des dirigeants d’assurances privées qui seront en première ligne pour continuer de saboter la Sécu. Imposer un nouveau chemin pour la Sécurité Sociale, imposer de nouvelles orientations qui soient en rupture avec les recettes appliquées par vingt ans de plans de redressement, se mobiliser et faire vivre des orientations revendicatives qui permettent de consolider et revivifier les fondations et les mécanismes solidaires de financement et de gestion de la Sécu telle que mis en place à la Libération en 1945, tel est, à notre avis, le défi lancé au monde du travail et à la CGT. La crise économique actuelle du mode de production capitaliste démontre que les salaires et l’emploi sont bien les meilleures ressources pour la Sécu, les deux bases fondamentales pour une bonne rentrée des cotisations, un financement et un équilibre durables des comptes.
Cette crise en fait bien sûr la démonstration à l’envers, en négatif : les profits versés aux actionnaires ont nourri l’accroissement du chômage, la précarité des emplois et la faiblesse des salaires qui ont, par répercussion, diminué les ressources de la Sécu. Pour la première fois depuis 1949, la masse salariale, base de nos cotisations, a diminué.
Ensemble, salariés, chômeurs et retraités doivent trouver les moyens d’être plus offensifs pour combattre tout ce qui affaiblit ces deux piliers du financement de la Sécu que sont de bons salaires et des emplois durables.
Remettre le financement de la Sécu sur ses pieds, en donnant la priorité à l’emploi et aux salaires, en stoppant le pillage des cotisations par les actionnaires. La cotisation sociale, c’est notre salaire socialisé !
1. Contestons les exonérations de cotisations sociales octroyées aux entreprises : la preuve a été largement faite de leur inefficacité, depuis quinze ans qu’elles existent en s’amplifiant d’année en année.
Elles tirent vers le bas les salaires, s’opposent à la reconnaissance des qualifications et sont en définitive contre-productives à la création d’emplois. Les entreprises ont été assez exonérées : il faut supprimer les exonérations de cotisations sociales qui leur sont consenties ! Cela ne profite qu’aux actionnaires à qui l’action revendicative doit imposer de faire l’impasse sur leurs dividendes.
2. Affirmons haut et fort que le seul remède vraiment efficace pour le financement de la Sécu, c’est de combiner l’augmentation des salaires avec le développement de l’emploi.
Il est nécessaire et possible de créer des emplois stables et durables, d’augmenter les salaires, des salaires intégralement soumis à cotisations, y compris les formes de rémunération telles que l’intéressement, la participation, les stocks – options.
3. Imposons une cotisation sur les revenus financiers des entreprises : elle pourrait rapporter 70 milliards au total et permettrait d’amorcer une pénalisation de la course aux placements financiers et pousserait donc à engager une réorientation de l’argent vers les investissements productifs créateurs d’emploi.
4. Revendiquons la suppression de la CRDS : ce n’est pas le travail, ce ne sont pas les salariés qui ont une dette ! c’est le capital et les entreprises. Exigeons le paiement des dettes patronales.
5. Exigeons comme première mesure, la suppression des franchises médicales pour commencer à reconquérir partout l’égalité d’accès aux soins, le droit à la santé. L’ensemble des « péages » devra ensuite être démantelé : abrogation du FJH, du forfait d’un €, …etc. pour mettre fin aux inégalités créées par toutes les restrictions sur les prestations.
19 Novembre 2009
Je suis jeune, militante à la CGT (28 ans) et je viens de faire le stage économie et social niveau 2. Je suis affligée du fossé générationnel qui s’opère dernièrement (25 % de la force CGT issue du papy boom va partir à la retraite) et on dirait que tout un pan entre les deux, a été loupé... Je contaste amèrement qu’on a pas su anticiper ce tournant et rajeunir l’image de la CGT auprès des nouvelles générations (complètement obsolète, issue d’une autre époque et portant l’empreinte rouge). Pourtant, le combat reste d’actualité : la défense des besoins des salariés. La diffusion de ces valeurs démocratiques et l’indépendance financière du syndicat auprès du public ne sont pas suffisantes et recentrer l’impératif sur la communication et la diffusion grâce à internet notamment (l’isolement de nos jours face à de telles plates-formes est complètement aberrante) est une priorité. Hors, nous, nouveaux militants, avons besoin d’un minimum pour opérer la syndicalisation dans des PME et entreprises complètement éclatées : sans moyens supplémentaires ou du moins plus efficace, cela reste utopique... Peut-être alloué une partie financière conséquente pour la diffusion et la communication auprès du public et des syndiqués ou s’aider des compétences professionnelles (ingénieurs en informatiques, journalistes, techniciens etc) pour constituer un groupe de travail et réfléchir à un moyen de représentation plus efficace (radio, site, tracts, forum, télé, débat institut universitaire du temps libre ou autres) permettrait de toucher une plus large cible et moderniser enfin l’image de la CGT...
Contribution aux débats du 49ème Congrès Confédéral 2009
Réforme des structures
Les premiers syndicats professionnels datent de 1884. La première fédération (la fédération nationale des syndicats) de 1886. Les bourses du travail de 1892. La CGT de 1895. Le « Syndicalisme confédéré est percuté par les mutations du salariat » (III-23), « pourtant, il est générateur de mobilisations qui démontrent sa capacité un syndicalisme de solidarité… » (III-27), c’est pour cela « qu’il faut aujourd’hui opérer les évolutions nécessaires pour qu’il joue pleinement son rôle dès le lieu de travail » (III-28). Comment peut-on casser la dimension professionnelle de la CGT et affirmer qu’elle jouera mieux son rôle dans l’entreprise !!!
Pourquoi les transformations du salariat nous conduiraient-elles aujourd’hui à modifier les principes fondateurs de notre structuration ? Les termes du débat ne sont pas posés.
La CGT est, depuis son origine, structurée dans une dimension professionnelle (fédérations) et interprofessionnelle (UD). Les syndicats multi-professionnels n’y ont pas leur place, pas plus que les comités régionaux. L’Union Locale est le premier niveau de structuration pour garantir la cohérence et le croisement entre le syndicat et l’interprofessionnel au plus prêt du lieu de travail.
Plusieurs questions ne peuvent pas trouver réponse dans ce type d’organisation : Où et à qui seront versées les cotisations ? Comment dans un même syndicat peut-il y avoir affiliation à plusieurs fédérations ? De quelle convention collective ou de quel accord de branche ou d’entreprise dépendront les syndiqués ? Comment seraient débattues et décidées les orientations d’un syndicat multi-professionnel ? Les syndiqués de l’entreprise du commerce décideront-ils de la signature d’un accord collectif de l’hôpital ou de l’entreprise industrielle du coin ? ou vice versa… Comment organiser des élections professionnelles ? Quel renforcement de la CGT peut-on espérer d’une réforme de structure qui envisage de saborder les syndicats de moins de 9 adhérents au profit de syndicats multi professionnels si ce n’est l’affaiblissement voire la disparition de la dimension professionnelles et fédérale de la CGT... Et donc inévitablement l’affaiblissement des conventions collectives, des statuts voire même du code du travail ?
La réunion de différentes fédérations au sein d’un seul « champ fédéral » ne va-t-elle pas cautionner et faciliter la mobilité des salariés et l’accompagnement des restructurations ? Par exemple, une grande Fédération réunissant toutes les organisations des fonctions publiques est-elle la riposte adéquate à la réorganisation de l’Etat et à la casse du statut général dont la loi sur la mobilité des fonctionnaires est un exemple ?
La CGT est fondée sur l’existence de syndicats souverains, ceux-ci se réunissant librement au sein de leurs Unions Départementales ou de leurs Fédérations professionnelles pour la défense et la négociation des conventions collectives. Si incontestablement le syndicat est la pierre angulaire de la confédération, il adhère à son UD, à sa Fédération qui elle-même se confédère.
C’est toute l’organisation confédérée de la CGT – qui a pourtant fait ses preuves depuis 1895 ! qui est mise en cause par la réforme des structures envisagée.
Si cette réforme était appliquée, La CGT deviendrait un super Syndicat Général adhérant à la Confédération Européenne des Syndicats et à la Confédération Syndicale Internationale. Ce n’est pas ce dont nous avons besoin pour défendre les droits et intérêts professionnels, moraux et matériels, sociaux et économiques, individuels et collectifs des salariés. Le 27 novembre 2009.
Rapport d’activité.
Pour commencer, le rapport d’activité se félicite de l’accord unitaire (unicitaire ?) qui a débouché sur la déclaration commune du 5 janvier 2009 et confirmée le 26 mai 2009. Contrairement à ce qui est écrit dans le rapport d’activité, cette déclaration est loin d’avoir un contenu offensif sur les salaires, l’emploi, les SP, l’introduction de normes sociales dans les échanges internationaux. Bien au contraire, il s’agit, pour le SDEN CGT 22, d’un contenu à minima qui s’aligne sur les positions des confédérations les moins combattives et les revendications des salariés tant du privé que du public sont absentes. D’ailleurs, cette déclaration n’a pas été utilisé par notre syndicat pour appeler à la grève ni le 29 janvier, ni le 19 mars.
On sait à quoi a conduit les journées d’action saute-mouton. Alors que le 29 janvier et le 19 mars ont été des journées de grandes mobilisations (voir d’ampleur exceptionnelle avec respectivement 2 puis 3,5 millions de travailleurs du public et du privé dans les rues), le renvoi au 1er mai puis au 26 mai et 13 juin a conduit au désastre. Encore une fois, le gouvernement en aura profité pour asséner les lois les plus régressives contre les travailleurs au cours de l’été 2009. Ce n’est pas la journée pour le travail décent (quel est-il exactement si sa norme ne reprend même pas les conventions de l’OIT ?) qui a été à la hauteur des enjeux tant dans le public ( 13 500 suppressions de postes dans la simple Éducation Nationale, un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, non remplacé) que dans le privé où 110 000 emplois industriels ont été détruits au cours du dernier semestre.
L’analyse de la crise – qui la réduit à une crise financière alors qu’il s’agit, bel et bien, d’un crise du système capitaliste – ignore, tout particulièrement, le rôle de l’Union européenne et de ses directives, notamment en ce qui concerne la casse des services publics. L’affiliation à la CSI décidée au 48ème congrès – contrairement à un amendement déposé à l’époque par notre syndicat – ainsi qu’à sa représentation européenne qu’est devenue la CES, explique sans doute cela : la CES ne cache pas son approbation à la mise en place des institutions européennes. Elle y participe activement ne craignant pas de rédiger les textes avec le patronat européen. Elle s’est à nouveau illustrée en appelant le peuple irlandais à voter oui au référendum d’adhésion au traité de Lisbonne, semant le doute dans l’esprit des syndicats irlandais et de la classe ouvrière poussée à l’abstention. On connaît le résultat immédiat de ce vote pour le peuple avec une diminution sans précédent de toutes les prestations sociales en Irlande.
La lutte contre les délocalisations dont le document se revendique, n’a semble-t-il pas été à la hauteur : Conti, Caterpilar, la CAMIF, Sony, Chaffoteaux… Des milliers d’emplois ont été supprimés malgré la lutte opiniâtre des travailleurs avec leurs syndicats et en particulier celui de la CGT, relayé par les UD. Mais la confédération n’a pas su insuffler la lutte de toutes les entreprises ensemble contre les licenciements. Entreprise par entreprise, les travailleurs n’ont pas pu sauvegarder ce qui leur tenait le plus à cœur : leur emploi. Il ne semble pas que « la sécurité sociale professionnelle » comme alternative soit à la hauteur de leur exigence de garder leur travail. D’autant plus, que dans le document d’orientation, le Contrat de transition professionnel proposé par Sarkosy et le MEDEF, est considéré comme une avancée. Combien des salariés licenciés ont-ils, dans chacun des cas de délocalisation et / ou de restructuration, retrouvé un emploi en CDI ?
Le document fait état de la signature de l’accord sur la représentativité syndicale ( loi du 20 août 2009) comme un point positif. Notre syndicat a donné une appréciation opposée à cet accord le 18 avril 2009. Nous persistons à penser qu’il est nécessaire que notre organisation retire sa signature de ce document. On ne peut pas, comme il est écrit dans le rapport en page 1, à la fois reprocher au patronat de s’affranchir de la hiérarchie des normes et apposer sa signature sur un document qui, précisément, la remet en cause. Et ce n’est qu’un des aspects pervers des accords de Bercy : Il remet en cause le principe « irréfragable de représentativité » et les critères de représentativité jusque-là reconnus par la loi (1950 et arrêté de 1966) ; Seul un syndicat ayant obtenu 10 % des voix pourra négocier dans l’entreprise, 8 % dans la branche ; il permet la mise en place de syndicats patronaux ; l’existence des syndicats n’est plus reconnue dans les entreprises de moins de 50 salariés ; il remet en cause, par l’attribution d’heures supplémentaires négociées au sein de l’entreprise [art. 17], la durée légale du travail et, en particulier, les 35 heures. Ces dispositions de l’accord ont, pour partie, été transférées à l’ensemble de la fonction publique. Cela signifie concrètement, pour notre organisation syndicale de l’Éducation nationale que dès les prochaines élections professionnelles, nos structures à tous les échelons – SDEN, Unions régionales, Union nationale - seront exclues de tous les organismes paritaires de l’Éducation nationale. Nous ne pouvons l’admettre.
Le rapport d’activité annonce comme positif d’avoir la signature de la directive cadre sur les services d’intérêt général par la CES, au niveau européen. Ceux-ci n’ont pourtant rien à voir avec les services publics hérités de CNR, services de monopole de service public contraire aux principes énoncés dans le traité de Maastricht que revendique la CES : concurrence libre et non faussée, interdiction de subventions des Etats. En réalité, pour les SIG ou SIEG le fait que l’opérateur soit public ou privé importe peu. C’est ce qu’on appelle les partenariats publics / privés (PPP). Notre syndicat, le SDEN CGT, revendique le retour aux services publics de monopole public Tout particulièrement, il s’inquiète de la privatisation rampante dans l’Éducation nationale. Sera-t-elle la suivante sur la liste après France Télécom, EDF et la poste ? Les actions intersyndicales actuelles – à la recherche de l’interprofessionnel, comme le 24 novembre avec les postiers - sont bien loin de répondre aux attaques de l’heure. Le principe du licenciement des fonctionnaires ayant été acté par la loi sur la mobilité de juillet 2009, on est surpris de ne trouver nulle part la demande de l’abrogation de cette loi qui prépare la liquidation des statuts de la fonction publique d’État.
Cette absence ne s’expliquerait-elle pas tout simplement par la promotion du Nouveau statut du travail salarié et de la Sécurité sociale professionnelle ? Notre syndicat s’est déjà positionné sur ceux-ci lors du 48ème congrès. Pour nous, il ne faut pas promouvoir des droits individuels transférables, mais bien s’arc-bouter sur la défense du code du travail, des conventions collectives et des statuts de la FP. Cela passe bien sûr par la défense inconditionnelle de la Sécu basée sur le salaire différé. L’exigence de la restitution des quelques 250 milliards d’euros dont la Sécu a été spoliée depuis 1991. Pour l’année 2010, ce sont 42 milliards qui vont être prélevés. L’exigence du retour aux 37,5 annuités, l’abrogation des lois Balladur (94) et Fillon (03) ne peut être balayée comme irréalistes – passéistes - alors que 4 milliards par an suffirait à la rendre viable. Ce n’est pas ce qui est défendu par le rapport d’activité ni par le projet d’orientation.
En dernier lieu, le document se penche sur l’évolution des structures de la CGT. Il est écrit qu’il na pas été possible de « dégager des propositions opérationnelles, essentiellement parce que la restructuration des organisations relève de choix interne ». Est-ce pour le regretter ? Quant à nous nous sommes attachés au fédéralisme et à l’indépendance de chaque syndicat CGT et de telles affirmations ne laissent pas de nous inquiéter.
avis défavorable
Rapport financier.
Il entérine le nouveau système de répartition des cotisations. Il passe sous silence la perte de 57 000 adhérents depuis le dernier congrès. Depuis la mise en place du nouveau système de répartition, on comprend que les comptes de la confédération se portent mieux avec les 10 % attribués. Par contre les structures de nos organisations de base et régionales sont en difficultés. Comme notre fédération la FERC et l’UGFF. avis défavorable
Document d’orientation
« le syndicalisme d’adhérents » : cela entend qu’on pourrait être adhérent à la confédération et non à un syndicat confédéré. C’est la remise en cause du fédéralisme et de son histoire. C’est ce qu’on retrouve aussi avec l’affirmation selon laquelle le syndicat est le premier niveau de confédéralisation. Non. De part les statuts, le syndicat est la base de toute la CGT et il décide lui-même de son orientation.
« les actions impulsées par les huit organisations syndicales de salariés, le contenu de la plate-forme revendicative commune ». Il s’agit des déclarations du 5 janvier et du 26 mai. « les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes… » : ah bon ? Parce qu’elles peuvent en régler certains dans l’intérêt des salariés. Il n’y aurait plu de classes sociales antagoniques. Cette affirmation est à l’opposé de la Chartes d’Amiens dont se revendique encore ( !) la CGT. Par contre, elle est dans la logique du syndicalisme d’accompagnement qui ne lutte pas contre le système capitaliste, mais pour le rendre acceptable par les exploités. Les revendications énoncées dans la déclaration commune n’ont pas été élaborées par les salariées et sont loin de leur préoccupation. C’est un panel de formules à minima sur le dénominateur commun de la CFDT. On sait que ça a conduit au désastre des « mobilisations » des 26 mai et 13 juin. Les travailleurs ont rejeté malgré les immenses manifestations du 19 janvier et du 29 mars cette stratégie d’épuisement des forces combattives de ce pays à la recherche de convergences dans leurs luttes. On est loin de la demande réitérée par de nombreux syndicats CGT d’un appel clair à la grève générale… Comme en Guadeloupe !
La loi du 20 août 2008 et sa déclinaison dans la fonction publique. Le SDEN CGT 22 redoute pour son existence même ainsi que pour celle des organisations auxquelles il est affilié. La barre des 10 % risque de leur être fatale. Il demande le retrait de la signature de la CGT. Il est certain que sans cette dernière, le contenu de l’accord serait inapplicable.
Les propositions de nouveau statut du travail salarié ( articles I-38 / 40 / 41 / 45 / 53 / 61 / 134 III - 101 / 103 / 119) et de sécurité sociale professionnelle (articles I 38 / 52 / 53 / 54 / 61 118 / 134 II – 69 ) sont au cœur du document d’orientation et devrait devenir la revendication phare de toutes les composantes de la CGT.
Le nouveau statut du travail salarié. Il est pourtant de plus en plus clair que cette revendication n’est pas absente des vœux croisés du patronat et du gouvernement qui l’écoute. Les différents plans sociaux tombent laissant des milliers de travailleurs sur le carreau. Ils prévoient cette forme de « sécurisation des parcours professionnels » : il est surprenant, par exemple, de voir considéré comme un acquis « les contrats de transitions professionnels » (ou toute autre formule leur ressemblant comme deux gouttes d’eau) prônés par Sarkosy… Malgré la précarisation accrue, le CDI concerne encore la majorité des salariés du privé. Certes il ne garantit pas l’emploi à vie, mais il est une protection non négligeable contre les licenciements. De plus, en cas de licenciement, l’assurance chômage, assurée par le salaire différé, protège tant bien que mal le travailleur – il est certain que le niveau des indemnités devraient être augmenté. C’est ce que le patronat entend voir disparaître, car pour le moment, c’est lui qui paie et il entend transférer la « charge ». Il est urgent de réclamer : l’interdiction des licenciements et la restitution de toutes les exonérations patronales. Il est clair, également, que cette « revendication » de NSTS se substitue à la défense des conventions collectives ( pour certains qui s’expriment dans la CGT, ce serait même une arme pour les employeurs contre les salariés ! Elles ont, pourtant, été arrachées de haute lutte par le syndicat de classe CGT). Elle remplacerait, également, le code du travail devenu obsolète, les statuts de la fonction publique que l’UE trouve exorbitants. En fait, des droits individuels attachés à la personne en lieu et place des droits collectifs. Alors que les statuts des enseignants, tous corps confondus, sont dans le collimateur du gouvernement, nous restons attachés à la défense inconditionnelle de ceux-ci et refusons d’y voir substituer le nouveau « statut » du travail salarié pour exercer notre travail.
La sécurité sociale professionnelle. Vient-elle en lieu et place de la Sécu, grande absente du document d’orientation ? C’est à craindre car, nulle part, on ne voit de revendications pour le retour à la Sécu de 45. Nulle part, il n’est écrit qu’il faut restituer les milliards d’euros d’exonérations, l’exigence de l’abrogation de la loi Bachelot (Hôpital Patients Santé Territoire) et des Agences régionales de Santé.
Retraites. « malgré le sacrifice demandé aux salariés, la loi Fillon de 2003 est un échec ». Qu’est ce à dire ? On laisse entendre que malgré l’allongement de la durée des cotisations, les nouveaux modes de calcul, on est encore loin du compte qui serait l’équilibre du système de répartition. Mais c’est exactement ce qui est affirmé par le COR où siège la CGT : le système doit trouver de nouveaux financements pour répondre aux évolutions démographiques et garantir les niveaux des pensions. La CGT partagerait-elle le diagnostic ? Le laisser accroire, c’est préparer les salariés à de nouvelles régressions en 2010 selon l’agenda du gouvernement : retraite par points (calcul sur l’ensemble de la carrière), âge légal repoussé à 67 ans ou 44,5 annuités comme « désirés » par le patronat. Les « enjeux démographiques », l’allongement de la vie… Autant de foutaises ayant déjà servies en 2003 pour discréditer le système par répartition et faire valoir la capitalisation et les fonds de pension. Mais : quid des exonérations (43 milliards prévus pour l’année 2010 après les 32 de l’année en cours) ? quid des dizaines de milliers d’emplois supprimés qui diminuent également les recettes de la branche retraite de la Sécu ? Quid de l’argent des différentes taxes (alcool tabac) qui ne sont pas injectées et qui constituent une dette envers la Sécu ? Restituées, ces sommes permettraient non seulement de pérenniser le système mais le retour aux 37,5 annuités pour tous. La proposition d’une « maison commune des retraites » est dans ce cadre, pour notre organisation, porteuse de tous les dangers. Elle remet en cause le code des pensions civiles et militaires la CNACL et tout ce qui peut encore rester des régimes spéciaux. De fait, le calcul sur les six derniers mois de salaires serait supprimé. Pour quoi ? Calcul sur les 25 dernières années ou retraite par points qu’on prétendait rejeter. Non, il n’y a qu’une exigence : 37,5 annuités pour tous, abrogation des lois Balladur et Fillon. Retour des régimes spéciaux et du statut de non activité pour les salariés d’EDF. CES et CSI. Il ne nous serait pas difficile de prouver que ces prétendues confédérations n’ont rien à voir avec des organisations syndicales mais sont des rouages des appareils institutionnalisés des organisations mondiales et européennes du capitalisme. D’ailleurs, elles le disent elles-mêmes. Contrairement à ce qui était annoncé, un tiers des organisations membres de la CISL et de la CMT n’a finalement pas adhéré après le congrès fondateur de la CSI. Nous craignons bel et bien, que la CGT ait « perdu son âme » en y adhérant, à l’une et à l’autre. Sinon son âme, du moins ces repères en tant qu’organisation de classe et de masse indépendante. C’est d’ailleurs ce qui explique son silence persistant sur le rôle de l’union européenne dans la destruction des services publics et son tour de passe-passe à vouloir faire prendre les SIG pour des services publics… La réforme des structures. C’est incontestablement une mise en cause du fédéralisme et une mise sous tutelle des syndicats. Les syndicats de sites multiprofessionnelles dans les territoires remplaçant les UL, six champs fédéraux à la place des 27 fédérations, les unions régionales supplantant les UD… ce n’est pas notre conception du syndicalisme CGT. avis défavorable
Je suis entièrement d’accord avec toi. La souffrance au travail est souvent la resultante du décalage entre objectifs et moyens pour y arriver. Notre objectif : changer la société, nos moyens : .... (voire le faible taux de syndicalisation). Je suis permanent syndical est après avoir lu certaines interventions sur ces nantis que nous sommes nous qui ne connaissons rien de ce que vivent les salariés franchement cela me fait mal. Je ne compare pas car c’est ce que font les patrons pour mettre en concurrence les salariés entre eux. Il est vrai que des fois le militantisme s’apparente à du masochisme mais prendre des coups par le patronat j’y suis préparé mais les coups de camarades me font toujours tres mal. La politique du zéro défaut est elle aussi issue du patronat. Pas d’alarmisme non plus mais juste un rappel nous nous battons pour les mêmes valeurs ne l’oublions pas.
je suis en premier lieu antiécologiste financier je veut dire par la que lle devellopement durable et à prendre en compte dans l’évolution des technologie pour rendre nos entreprise plus respectueuse de la santé de ses salarié et de ceux qui vivent autour mais ne pas confondre avec le dogme écolo politique qui vise à faire peur au peuple dans le seul but de faire de l’argent pour nourrir encore des actionnaires qui ne ce souci guére si leurs grosses voiture pollue ci ce qu’il propose à des conséquence encore plus grave que l’état actuel un exemple flagrant le solaire et presenté comme un des remédes mais on ce garde bien de leurs parlé du faite que dans la société actuel ils sont incapable de recyclé des déchets produit par ces energies dit propre alors qu’ a long terme elle sont encore plus néfaste pour l’environnement alors il faut faire attention à contribué à l’amélioration des technologie lié à l’environnement et non à l’augmentation des bénéfices des certains de ses patrons qui font souvent installé ce qui est produit en chine pour augmenté les bénéfices sans ce soucié des condition de fabrication et impacte sur l’environnement dans ces pays ou le derniers de leur souci et l’environnement et les conditions de travail luttons pour des production local dans des entreprises respectueuses de l’environnement
(N.B. : je ne suis pas adhérent de la CGT)
Le congrès confédéral de la CGT qui aura lieu dans quelques jours risque de faire rater à la principale confédération française une occasion historique d’entrer dans une dynamique d’unification du syndicalisme. La question, pourtant centrale dans toutes les réflexions actuelles, est à peine évoquée dans le "document d’orientation", texte soumis au débat qui forme la base de la résolution finale qui sera adoptée par le congrès.
Les partenaires principaux sont pourtant prêts. Le principal syndicat de la FSU, le SNES (plus de 65 000 syndiqués dans les collèges et lycées), a ouvert la voie en se prononçant, lors de son dernier congrès, pour que la FSU s’engage dans une dynamique visant à la création d’un nouvel outil syndical par le rapprochement des forces syndicales, en citant au premier chef la CGT.
L’Union Syndicale Solidaires, de son côté, a réagi en expliquant qu’un tel rapprochement n’était pas son projet, mais que si une telle dynamique se mettait en place, elle en serait forcément partie prenante.
Ailleurs, nul doute que les mécanismes de survie syndicale qu’entraînent les nouvelles règles de représentativité, et qui voient, un peu partout, des alliances absolument incohérentes se mettre en place, conduiront de nombreux militants syndicaux à s’interroger sur leur appartenance et sur la nécessité d’oeuvrer pour sauvegarder à tout prix leur boutique.
Alors, qu’attends la CGT ? Tout porte à croire qu’elle est actuellement paralysée par trois poissons mortels :
le premier, c’est que sa disparition progressive du monde ouvrier la terrifie totalement : c’est d’abord et avant tout le mythe d’une confédération "ouvrière" qui est fondateur de la CGT, et, quelles que soient les évolutions du monde du travail, elle ne peut se défaire de cette image de ce qu’elle n’est plus... quitte à refuser de faire ce qu’il faudrait pour le redevenir, comme en témoignent les réactions très hostiles aux propositions de modifications des pratiques faites par la direction (syndicats de site, rôle des UL, etc...)
le second, c’est l’incroyable bataille interne qui voit se confronter d’une part une direction convertie à un syndicalisme qui n’oppose pas mobilisation et négociation, et d’autre part des nostalgiques d’un passé révolu dans lequel la CGT pouvait se contenter d’être le "bras armé" d’une alternative politique qui se construirait à côté d’elle ; et dans ce cadre, un rapprochement avec la FSU qui est fondamentalement construite sur le concept de syndicalisme de transformation sociale, donc de proposition, d’action et de négociation, bouleverserait des équilibres internes qui ne sont pas stabilisés
enfin, il est possible que la confédération mise sur les nouvelles règles de représentativité pour "faire le vide" autour d’elle, dans un paysage syndical où ne survivraient plus comme organisations réellement nationales que la CGT et la CFDT, et donc qu’elle compte, après ce temps de table rase, sur des ralliements "pieds et poings liés" sans avoir à discuter du fond, des orientations et des méthodes.
Quoi qu’il en soit, le congrès confédéral qui vient engagera bien plus que l’avenir de la direction actuelle de la CGT ou de la confédération elle-même : c’est l’ensemble du syndicalisme français qui est en attente d’un signe mobilisateur, celui de l’ouverture vers une nouvelle confédération unitaire. Le moment est propice, il est venu. Il ne reviendra pas de sitôt : laisser passer l’occasion, c’est barrer pour des années la voie de l’unité !
Le risque est grand, cependant, que la CGT, qui ne semble pas prendre conscience de ses responsabilités, aveuglée par ses problèmes internes, ne dise rien.
Il est donc essentiel que les militants syndicaux qui aspirent à cette unité s’expriment, partout où ils sont, pour peser de tout leur poids dans ce combat pour l’unification.
Mécontente, très mécontente ! 1. Je ne comprends pas pourquoi nos délégués ont été nommés et non élus ! en dépit de ce que B. T déclare dans les médias !
2. Rien de rien sur le syndicat spécifique (dans le doc concernant le 49ème congrès), et c’est bien dommage !!
Par ailleurs, les orientations prises par la confédération me semblent relever d’un syndicat "d’accompagnement" et non d’un syndicat de lutte. Or, mon adhésion à la CGT s’est faite en grande partie parce que je la considérais comme un syndicat de lutte... Salariée de la CRAMIF, je ne comprends pas plus pourquoi l’expression de la confédération sur la loi HPST autrement dit "loi Bachelot", est pratiquement inexistante, dois-je croire ce dicton "Qui ne dit mot consent ??" J’espère que l’histoire contredira le très fond de ma pensée !!
dans le préambule des statuts de la CGT adoptés au 45eme congrès,le 3eme paragraphe précise :"fidèle à ses origines,à la charte d’Amiens de 1906 héritière des valeurs humanistes et internatinaolistes qui ont présidé à sa constitution" La charte d’Amiens dans ses 3 premiers paragraphes indique :"Le congrès confédéral d’Amiens confirme l’article2 constitutif de la CGT.La CGT groupe, en dehors de toute école politique,tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.Lecongrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutyte de classe qui oppose sur le terrain économique,les travailleurs en révolte contre toutesles formes d’exploitation et d’oppression, tant matérieles que morales,mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière."Dans les textes présentes pour la préparation du congrès ,que reste t-il de la CGT à laquelle j’ai adhèré en 1957 ?On ne parle plus de lutte de classe ni de disparition du salariat et du patronat(ils sont devenus partenaires sociaux) les licenciements et les fermetures d’entreprises sont devenus (des plans sociaux) .On ne parle plus de classe ouvrière d’expropriation capitaliste de grève générale de nationalisation ou de renationalisation ni de changer la société.Plus d’un siècle après la charte d’Amiens on découvre le syndicalisme rassemblé qui est mis à toutes les sauces et nous est présenté comme le remède miracle Les actions menées cette dernière période dans l’union mais sans lendemain ont laissé beaucoup d’amertume chez les travailleurs. L’entente des syndicats aux sommets n’avaient comme but que de contenir le profond mécontentement alors que le monde du travail aspire à un grand mouvement d’ensemble sous forme de grève génerale seule capable de faire reculer le pouvoir actuel arrêtons de dire (il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton pour déclancher la grève générale) mais mettons tout en oeuvre pour la préparer démocratiquement avec les syndiqués,les travailleurs Actuellement la CGT de THIBAULT s’enfonce de plus en plus dans le réformisme courtisée qu’elle est au sein de la CES qui rappelons nous a participé à la rédaction de la constitution et appelait à voter OUI au référendum.Sur le plan international elle est partenaire de la CSI constituée à l’initiative de la CMT d’origine religieuse et profondément anti LUTTE DE CLASSE.Comment avec de telles alliances changer la société vers un monde meilleur ? La CGT doit redevenir elle même une organisation syndicale révolutionnaire ,une organisation de lutte de classe et de masse indispensable à la classe ouvrière.Elle doit reprendre sa place au sein de la FSM.Ainsi elle redeviendra l’organisation à laquelle les travailleurs ,notamment les jeunes adhèreront pour mener le combat victorieux
Bonjour camarades,
Quelle est la position de nos camarades des Fédérations Sécurité Sociale, Organismes Sociaux, Confération UGICT, Confédération CGT sur cette annone du Secrétaire Général de la CFDT:Article de presse ci-dessous :
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a présenté, le 18 novembre 2009, au bureau national ses orientations pour la réforme des retraites. Il estime qu’il faudrait « peut-être considérer la durée de travail sur la vie, pas seulement sur la semaine, et intégrer la dépendance dans le débat ». Il plaide également pour la transformation du système de retraite par répartition en un système par points, selon lui, « plus lisible ». Une opinion que Danièle Karniewicz ne partage pas car, selon elle, un tel régime permet uniquement de savoir de combien de points on disposera en sortie mais n’offre « aucune visibilité » dans la mesure où l’on ne sait rien quant à l’évolution future de leur valeur.
De plus, François Chérèque juge que la transformation du régime de base devra s’accompagner de sa fusion avec les régimes complémentaires. Il propose aussi de mettre en place un système d’octroi de points pour les carrières pénibles.
(La Correspondance Economique, 18/11/2009)
Voilà qui promet dans les prochaines négocations en 2010, Chaud bouillant devant !!!!
Pensez c’est désobéir, et, désobéir il faudra bientôt y penser !!!
Je ne vois pas d’autres réponses camarades : Bats-toi, dit, écrit Haut & Fort tes revendications et surtout soit un militant actif pour ’’avoir un mininum de rapport de force’’.
Partout dans toute organisation, c’est de l’intérieur que les changements peuvent être initiés pas dehors.
LA PLACE DE LA CGT DANS LA CONSTRUCTION DES LUTTES UNITAIRES ET INTERPROFESSIONNELLES :
Depuis février 2008, les sujets d’inquiétudes et souvent de colère, voire d’exaspération ont été fort nombreux.
le chef de l’ État, le gouvernement, mais aussi le patronat sous l’impulsion du MEDEF, ont multiplié les attaques contre le socle social français afin de toujours plus satisfaire l’appétit financier des employeurs et actionnaires.
Aussi, les raisons d’agir au plan syndical n’ont pas manqué au cours de cette période.
En 2008, les journées d’action ont été nombreuses pour : la défense du système de retraite par répartition. la revalorisation des pensions. la reconnaissance de la pénibilité au travail. l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. Pour la défense de l’emploi. pour la défense et la promotion des services publics.
La CGT ne les a pas pris à la légère, elle a souhaité et structuré les ripostes nécessaires à tous les niveaux pour s’y opposer avec les salariés, en formulant ses propres éléments d ’analyses et de propositions.
De ce point de vue, en ne reniant pas ce qui a été produit en 2008 bien au contraire, nous pouvons sans craindre d’être démentis dire que le premier semestre 2009 a été et restera historique compte tenu des mobilisations importantes qui ont eu lieu dans le Pays(3,5 millions de manifestants) et dans notre département de la Haute Vienne(37 000 au plus haut niveau de la mobilisation) historique aussi par rapport à l’unité syndicale.
Cependant il convient aussi d’examiner quel a été le degré de mobilisation réalisé, entreprise par entreprise, tout comme il est opportun de faire état du niveau d’implication de chaque syndicat, de chaque militant et syndiqué CGT pour impulser à partir de chaque lieu de travail la dynamique revendicative et unitaire pour proposer des axes d’actions permettant les mises en commun du mouvement revendicatif et syndical.
Plus que les sentiments d’injustices qu’ont suscité dans le monde du travail les politiques du gouvernement et du patronat, c’est le refus de se soumettre et d’exiger de nouvelles perspectives de progrès sociaux qui ont été les éléments déclencheurs des mobilisations du 19 janvier, 29 mars, 15 avril, 1er mai, 26 mai et 13 juin ;
Force est de constater que là ou il y a eu une bonne préparation de ces journées, avec les salariés et les autres syndicats, des arrêts de travail ont eu lieu réunissant un nombre important de grévistes.
Qu’est ce qu’il nous faut poursuivre pour être la CGT de toutes et tous les salariés ?
Si nous considérons que le travail accompli depuis le dernier congrès a été profitable à notre syndicalisme CGT, qu’il a valorisé notre démarche syndicale qui fait appel à un travail militant important en direction des syndiqués et des salariés dans leur ensemble, alors il ne faut pas s’arrêter, ne pas marquer le pas mais au contraire poursuivre les efforts pour être une CGT qui ressemble plus au salariat d’aujourd’hui !
Continuons le travail d’impulsion, de conviction et motivation sur la question essentielle de la vie syndicale,
Passons du temps dans chacune des réunions pour examiner le fonctionnement du cœur de nos activités syndicales, le syndicat, la connaissance des adhérents, les plans visant le développement de notre organisation collective des salariés élément fort du rapport des forces au niveau du secteur de travail, d’une profession, d’une zone ou bassin d’emplois, d’une profession de la localité, du département et au niveau national,la fédération et la confédération.
Faisons vivre vraiment notre démarche syndicale
Multiplions les prises de contacts
Prenons des initiatives avec les militants au niveau des Unions Locales, des Unions Syndicales, les actifs, les précaires, les sans emploi, les retraités, pour établir des plans de travail permettant les mises en relation avec le plus grand nombre possible avec les salariés des entreprises sans organisation syndicale CGT.
Accueillions, écoutons, échangeons, conseillons, aidons plus les salariés, les nouveaux(lles) adhérents(es) dans leurs inquiétudes, leurs difficultés, leurs recherches de solutions novatrices, former toutes celles et tous ceux qui expriment la volonté d’être des militants(es), des représentants syndicaux et des élus au services des salariés à maitriser au mieux ce que doit être le travail militant CGT.
Travaillons plus au renouvellement des adhérents, au rajeunissement, à la féminisation, ne pas hésiter à confier des responsabilités aux nouveaux et nouvelles adhérentes quelque soit la structure syndicale.( Section, syndicat, Union Syndicale, Union Locale)
Permettons d’avantage aux adhérents d’être rattachés à une vraie structure syndicale, « section ou syndicat professionnel ou multi-professionnel » pour qu’il ou elle soit syndiqué à part entière, pour que chacun, chacune puisse, s’exprimer dans une organisation collective, prendre part aux débats et aux décisions, permettre ainsi que personne à la CGT ne soit isolé.
Valorisons et aidons vraiment à mettre en place des syndicats de site permettant aux salariés de différents statuts et activités professionnelles de se syndiquer et de se rassembler dans une structure syndicale correspondant à une réalité de lieu de vie professionnelle, de bassin d’emploi, de filière professionnelle, de centre d’intérêts dépendants ou communs pour plus d’efficacité revendicative. Deux syndicats de site ont été concrétisés dans le 87, celui du site ferroviaire de Limoges, celui mis en place pour les salariés dépendants directement ou indirectement de l’activité poids lourd RENAULT TRUCKS( 2 établissements Renault trucks, 1 Texelis et les entreprises mises à disposition, restauration collective, gardiennage, maintenance... etc.
Facilitons et aidons à la mise en place de regroupements par corporation professionnelle, par exemple pour notre département, le commerce et la porcelaine et céramique
Pour ma part je crois qu’il ne faut pas se tromper de débat, il est utile qu’il y ait des permanents pour faire fonctionner les structures, croire que les permanents ne savent pas de quoi ils parlent car ils ne sont soit disant pas sur le terrain n’est pas la réalité. Je pense et je ne suis pas permanente que nous devons au contraire être aussi dans les structures afin de redonner toute sa place au syndicalisme. je m’explique trop souvent dans nos entreprises nous ne faisons plus de syndicalisme mais nous nous contentons de faire du syndicalime d’élus et répondons juste sur les dossiers que nous présentent nos directions et c’est cela qui pollue notre conception du syndicalisme CGT. Qui mieux que les structures peuvent apporter la dimension politique dont nous avons besoins pour mettre en oeuvre notre démarche. Il nous faut se réapproprier les choses et parler aux salariés de nos repères revendicatifs. Alors oui il faut des permanents et oui les jeunes doivent avoir toute leur place dans la CGT. pour ma part je suis jeune, et en plus femme mais je n’ai pas rencontré de problème d’intégration dans mon UL,mon UD ou ma fédération au contraire. je ne dis pas que les choses sont facile non plus avec certains anciens mais ce ne sont pas des problèmes liés au fait qu’ils soient permanents ou pas ce sont juste des problèmes de personne qui se répercutent sur les structures malheureusement. maintenant les congrès de section, d’ul....sont là aussi pour se faire entendre et désigner les camarades que l’on veut. Ce cela aussi notre conception de la démocratie syndicale.
La commission exécutive de l’union locale de Lorient, réunie le 20 novembre 2009, après discussions sur le bilan des manifestations du premier semestre 2009, propose un rassemblement national des élus, mandatés, et militants qui le souhaitent, début 2010, pour relancer l’offensive nécessaire contre la politique de Sarkozy et ses amis du MEDEF. Elle souhaite que cette proposition soit débattue au 49eme congrès . L’heure n’est ni au fatalisme, ni à la résignation !!
Je suis extrêment content de recevoir la nouvelle NVO.Elle est claire et son contenu constitue vraiment un outil de formation militante.
J’aimerai ne pas avoir à conserver la version papier grâce à une mise en ligne des articles pour recherche ultérieure. Les NTIC peuvent aussi nous donner des outils qui nous facilitent la vie de militants, ou de simples citoyens : une mise en ligne de chaque numéro après parution de deux numéros suivants ?
Bon travail à nos congressistes. J’ai participé au congrès du centenaire. C’est une énorme expérience.
Amicalement.
L’eau c’est la vie ,sans eau adieu humanité,adieu la vie sur terre.L’écologie c’est un nouveau concept de vie . L’écologie permet de créer des emplois en bannissant la sacrosainte rentabilité mère de tous les maux des salariés. Crée des transports non polluants,crée des produits de qualité, L’écologie évitera les délocalisations Production agricole de proximité . Crée une urbanisation non polluante,non énergivore. En un mot l’écologie c’est l’avenir de l’HOMME et ceux qui n’y croient pas tanpis pour eux
"Les jeunes et la CGT", c’est vraiment une bonne idée sur le site du 49ème congrès.
Et pourtant, l’activité CGT vers les jeunes est à l’image du site "Jeunes CGT" qui est laissé à l’abandon (ou plus poliment "en travaux").
Espérons que les futur(e)s responsables de cette activité au sein de la CGT auront les moyens nécessaires (tant humain que financier) afin d’impulser une dynamique "Jeunes CGT" à la hauteur des enjeux.
La CGT doit encore et toujours gérer ses contradictions :
Démocratie : On en parle beaucoup à la CGT, jusqu’à éditer des chartes de l’élu/désigné, le syndiqué décideur/acteur etc...
La réalité est peu glorifiante entre :
les délégués syndicaux (désignés à vie) qui parlent au nom des syndiqués mais qui ne sont plus au contact des syndiqués,
les responsables de structures qui pour rien au monde ne reviendraient à la vie professionnelle...
Afin de limiter ces dérives : il faudrait que les permanents syndicaux reprennent du service sur leur lieu de travail d’origine quelques semaines par an (par exemple : l’été, pour compenser les départs en vacances ou après les tempêtes, dans les entreprises comme EDF/France Telecom afin de prêter main forte à leurs collègues qui rétablissent les réseaux).
Bon 49ème congrès.
Je suis docker, mon métier consiste a arrimer les cargaisons des navires, éviter de mettre la vie des marins en danger. Nous allons avoir une tempête a traverser, beaucoup de travail en perspective pour tout le monde. Équilibrer la ligne d’horizon et nous pourrons envisager ensemble un avenir commun et personnel. "le salue n’est pas dans la fuite"
Les retraités syndiqués participent à tous les niveaux de la vie collective de la CGT. Il faudrait que leurs revendications soient mieux exprimées dans le document d’orientation du Congrès d’autant plus que leur nombre va aller croissant.
Certaines de leurs revendications sont aussi celles des actifs, d’autres leur sont plus spécifiques.
Revendications communes :
Défense des services publics.
Défense de notre Sécurité Sociale et de son système de protection sociale solidaire ; luttes contre toutes les mesures visant à la remettre en cause : CSG, RDS, forfait hospitalier, déremboursements de médicaments, franchises médicales, dépassements d’honoraires, etc. De manière générale, les retraités sont plus touchés par ces mesures car ils doivent surveiller leur santé plus fréquemment.
Maintien de l’ouverture des droits à la retraite à 60 ans (l’allongement de la durée de vie résulte en partie de cet acquis) et prise en compte de la pénibilité.
Retour aux 37,5 annuités de cotisations pour bénéficier d’une retraite avec un taux de remplacement d’au moins 75%.
Relèvement du pouvoir d’achat (lutte contre la taxe carbone, contrôle des prix…).
Revendications spécifiques aux retraités :
Augmentation des pensions. Pas de pension inférieure au SMIC.
Retour à l’indexation sur les salaires.
Création en nombre suffisant d’établissements gérés par les collectivités et à but non lucratif pour l’hébergement des personnes âgées selon leurs besoins : foyers -logements, maisons de retraite, maisons pour personnes très dépendantes. Tout ce secteur ne doit pas être livré aux appétits du capital. Il faut penser au 4ème âge, pas au « 5ème risque ».
Prise en charge des transports en commun dès le départ en retraite (dans la région parisienne souvent départ à la retraite signifie arrêt de la prise en charge de la carte orange, ce qui condamne les plus démunis à rester chez eux).
Accès à la culture (musées, expositions). Du temps libre pour se cultiver oui, mais avec des moyens pour pouvoir le faire. Beaucoup de retraités, notamment les femmes, ont des pensions inférieures au SMIC qui ne permettent même pas d’assurer logement, alimentation, santé, transport.
pourquoi toujours pas un outil permettant de faire la différence entre les adhésions nouvelles et les continuités syndicales pour éviter de comptabiliser ces continuités syndicales comme de nouvelles adhésions .
Cela éviterait en parlant de renforcement de communiquer des chiffres ne correspondant pas à la réalité.
Actuellement les tableaux sur les "rendez vous de syndicalisation" ne comporte que 2 cases à servir :
total adhésions
total nouvelles bases
Rien pour comptabiliser les continuités syndicales.
Bien Fraternellement
d’aucuns se réclament ou font référence au marxisme pour justifier tantot un "abandon des positions de classe" ou "un dangereux glissement réformiste ,sic..." . Ce qui guide ,justement , toute approche marxiste c’est que :"les pensées de la classe dominante sont aussi , à toutes les époques , les pensées dominantes " , dixit marx lui mème ...C’est à cela que nous propose d’oeuvrer le document , en implantant la CGT partout , en faisant pénétrer ses idées partout ou un salarié se trouve , inversant de fait la communauté de pensée dominante pour la rendre majoritaire et transformer la société ....On peut donc se revendiquer du marxisme et etre de son temps !!!
UNION SYNDICALE DES RETRAITES DU CANTAL
Aurillac le, 25 novembre 2009
REMARQUES DU CONSEIL SYNDICAL DE L’USR DU CANTAL
Réuni le 23 novembre, le Conseil Syndical de l’USR du Cantal estime que :
Compte-tenu de l’évolution démographique présente et à venir de notre société, les problèmes de la retraite et des retraités sont insuffisamment pris en compte dans le document d’orientation du 49ème Congrès Confédéral et auraient mérité une résolution spécifique à cette part grandissante de la société et de la CGT.
Le Secrétaire de l’USR
Michel TRIN
Je ne comprends pas pourquoi tu dis que la direction confédérale a stoppé le mouvement dans le premier semestre !Sur le terrain nous avons ramé comme des malades pour que les luttes continuent à partir des cahiers revendicatifs construits avec les syndiqués , les salariés, afin d’ancrer la mobilisation dans les boites. Je relate mon vécu en tant que militante hospitalière où nous avons eu des chiffres de grévistes dès la manif de mars qui ont chuté sérieusement et des difficultés à continuer à mobiliser alors que nous étions en plein débat sur la loi Bachelot ses conséquences, l’ordre infirmier, la dégradation des conditions de travail etc.. ,je suis aussi investi à l’ UD j’ai pu de fait avoir un regard plus large que mon propre lieu de travail, il n’était pas plus facile dans les syndicats du secteur privé comme du secteur public d’élargir et d’ancrer le mouvement. Par contre ce dont je suis sure c’est que l’organisation de nos structures ne correspondent plus aux besoins des salariés et que nous perdons ainsi en efficacité.Car même si les salariés sont mécontents de la situation économique et sociale pour autant ils ne perçoivent pas les réponses que l’on pourrait apporter et ne connaissent pas les propositions de la cgt et sans perspective les salariés ont du mal à se mobiliser d’une part. D’autre part la question de la syndicalisation reste essentielle pour construire un rapport de force dans la durée, nous sommes pas assez nombreux à la cgt pour relever les defis qui se font jour, c’est irréfutable ! Moi ce que je souhaite à l’issue de ce congrès c’est que nous adoptions des résolutions qui nous permettent à tous de se mettre au travail sur la syndicalisation notamment des jeunes, l’organisation des syndiqués, des structures,le renforcement,renouvellement des équipes syndicales ! Et à partir du moment où les résolutions seront adoptées,nous nous devrons toutes et tous de les appliquer : pour moi c’est ça la démocratie !
section syndicale snecma corbeil retraités ok je suis d’accord avec cela la place des retraités sont absente mais aussi les revendications debut décembre 2008 nous avons adresser une lettre à l’ucr et l’ufr concernant le paiement de la cnav vers le 12 nous demandons le paiement le 1 er de chaque mois ce qui éviterais que les banques par découvert prennent des aggios ? et à terme à échoir nous attendont une reponse doit on se contenter des revendications slogan qui viennent des instances sans tenir compte de la base et de la situation réelle des retraités
"gouvernance interprofessionnelle" hou la la...
Au minimum ce ne sont pas des termes heureux et ils n’évoquent pas un syndicalisme de proximité, démocratique, participatif, provenant de la base (pour évidemment se fédérer jusqu’au niveau confédéral)...
Concernant les retraites, à mon avis il ne faut pas en rester à la défaite de 2003 car la réforme Fillon ne règle rien sur le fond, y compris dans le domaine financier. Ce qui est annoncé c’est 1 aggravation de la crise, donc du chômage, donc il devient de plus en plus absurde de prolonger la période de travail des "seniors" et la durée de cotisations. Etre clair et offensif là dessus et les craintes des salariés des régimes spéciaux se résorberont car vouloir aligner sur le bas est 1 impasse, bien mise en évidence par les conséquences de la crise systémique qui a éclaté en octobre 2008.
(sur la profondeur de la crise-avec au coeur la Dette- 1 document émanant d’1 grande banque française-on doit y avoir des syndiqués !!!- mais que j’ai trouvé en anglais sur 1 site espagnol) :
Le 22 octobre, 150 délégués au comité général de l’Union Départementale CGT de la Hute Vienne ont toute une journée réfléchi sereinement sur des points de l’ordre du jour, le bilan d’activité, la préparation du 49ème congrès confédéral, la situation économique et social, la vie syndicale et l’activité revendicative.
Autant de sujets qui ont été riches en réflexions, en propositions pour que la CGT soit dans notre département plus en phase encore avec l’évolution du salariat, la présence des salariés en zones urbaines et rurales, .
Les objectifs proposés pour une présence CGT dans les territoires sur les lieux de travail, les lieux de vie ont suscité beaucoup de réflexions et de premières demandes de sollicitations auprès de l’UD pour que ces derniers débouchent concrètement sur des réalisations.
L’ambition est que la CGT soit présente en tous coins du département pour accueillir, écouter, échanger, conseiller et aider les salariés, les privés d’emploi, les retraités.
Avec nos 6000 adhérents, les 520 nouveaux syndiqués 2009 nous avons des possibilités pour que notre CGT soit plus disponible, dans les entreprises et sur les lieux de vie.
Partout ou il y a un salarié, existe une situation plus ou moins affirmée de situation conflictuelle,
le patron est toujours placé en situation de dominant et de ce fait il impose aux salariés les éléments de contrat et de conditions d’exercice de travail qu’il veut pour son entreprise,
L’exploitation des salariés est d’une quotidienneté vécue,
Elle est trop souvent subie ou contrainte notamment là ou le syndicalisme n’a pas droit de citer, là ou la CGT est éloignée ou absente,
Notre ambition est donc de rapprocher la CGT des lieux de travail, en organisant une plus forte présence sur les zones urbaines et rurales, d’être là ou les salariés ont besoin de nous, là ou nous avons aussi besoin d’être pour développer notre organisation syndicale en adhérents et en activité militante pour construire la hauteur du rapport de forces qui est nécessaire de réussir pour gagner le progrès social.
La maison CGT est grande pour y accueillir toutes celles et ceux qui ont besoin d’elle au quotidien.
En notre qualité d’ adhérent(e) actif, privé d’emploi ou retraité, dans les secteurs de travail dans les villes , villages ou nous résidons nous pouvons joué un rôle important pour un maillage CGT dans notre département.
Faisons mieux connaître la CGT, rendons nous plus disponible pour recevoir et aider celles et ceux qui nous attendent et qui souhaitent qu’on les écoute et qu’on les aide à mieux se défendre leur revendications et leurs droits.
Le 49ème congrès confédéral CGT qui va avoir lieu du 7 au 11 décembre à Nantes, le projet de document d’orientation nous invite à travailler autour du slogan conducteur « LA CGT ? L’AMBITION SOCIALE » ATTELONS NOUS TOUS ENSEMBLE A CETTE TÄCHE SANS ATENDRE ET VIVE LA CGT !
Bonjour camarades,
Oui pour le slogan :
1 syndiqué = 1 voix, c’est à La CGT.
salariés [ouvriers-ières, employés-es, techniciens-nnes, agents de maîtrise, cadres, retraités-es, chômeurs-meuses, étudiants-es.
La CGT appartient à tous, tous ensemble, le contraire de seul au monde, c’est La CGT.
Militant dans une IRP
Bonjour a tous, A la fin 2008 je me suis proposé pour etre, eventuellement, "secrétaire de section " car localement j’avais le sentiment que notre section ne "fonctionait "pas et je me sentais redevable envers les "anciens" que j’ai eu la chance de cotoyer pendant mes trentes années d’adhérent a la CGT. Début 2009 10 nouvelles adhésions car avec l’aide de certains j’ai remis le dialogue et l’écoute dans les priorités de notre section. Aprés une année de CE et autres réunions au niveau départemental je ne peux, malheureusement, faire qu’un seul constat :
POUR CERTAINS PERMANENTS, SEMI PERMANENTS OU ANCIENS REPRESENTANTS LA CGT C’EST EUX
Ecoute poli des interventions des nouveaux, sourires entendus entre anciens car eux seuls détiennent la vérité Toujours les memes discours ressassés depuis des années, interventions sans adéquation avec la réalité du terrain Au sein de ma section je dois faire face a la main mise d’un camarade qui agit comme si la CGT lui appartenait, qui abuse de Jas sous prétexte qu’il est souvent appelé a sieger au niveau national mais je ne pense pas que cela justifie le fait d’etre détaché 5 jours sur 5 !!!!! (je ne remets pas en cause le fait qu’il connait trés bien les dossiers) Lui aussi donne a mon sens une tres mauvaise image de la CGT par son manque d’écoute et de dialogue ? et ses apartés permanents avec la direction, car lui seul a la science infuse.
J’essaie actuellement d’integrer des jeunes dans la section mais je me heurte a son manque de coopération.
En conclusion je pense que BEAUCOUP TROP DE CAMARADES SE SONT APPROPRIES LA CGT ET L’ON RENDUE INABORDABLE POUR LES JEUNES QUI AIMERAIT LA VOIR CHANGER.
Mon intervention vous dérangera peut être, pourtant à mon sens elle s’inscrit pleinement dans la discussion du 49ième et plus largement dans l’organisation de toutes nos instances de décisions et n’est faite que pour interpeller l’ensemble de nos structures pour qu’elles soient plus attentives à leur fonctionnement, leurs militants et camarades.
Lors du dernier CN de ma fédération une intervention relevait que nous n’étions pas suffisamment attentifs à la souffrance de nos militants et ce d’autant plus que la situation et le contexte actuel de l’affrontement social est violent. Il me semble nécessaire ici de rappeler même si ce sont pour nous des évidences quelques principes et règles de vie CGT. Elle agit pour une société démocratique, libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions. La Confédération Générale du Travail, attachée aux principes fondateurs du syndicalisme confédéré et interprofessionnel, œuvre au rassemblement de tous les salariés dans leur diversité, à l’unité du mouvement syndical national, européen et international. Les principes d’égalité, de solidarité, d’écoute, de tolérance et d’épanouissement des diversités pour lesquels elle œuvre, animent la vie démocratique en son sein.
A ce titre je trouve inadmissible que certains de nos militants se retrouvent dans l’exercice de leurs mandats dans des situations de travail et de relations similaires à celles vécues à l’entreprise. Ces situations de stress, de violences verbales voir physiques, sont celles que nous combattons avec force et pourtant le comportement de certains de nos « camarades » s’apparentent à ces dernières.
Nos organisations et nous même sommes très peu capables d’analyser nos propres pratiques et d’apprécier à leur juste valeur le travail et l’investissement personnel et de conviction des militants et camarades qui mettent tout en œuvre pour servir la CGT.
Faisons le compte autour de nous du nombre de nos camarades qui dépriment, craquent nerveusement et physiquement, sombrent sans que cela n’inquiète personne ou presque. Est-ce cela la camaraderie ? Comment accepter en notre sein de laisser souffrir les personnes au nom de la « cause » ? Qu’en est-il de nos valeurs, celles que nous voulons promouvoir pour les salariés ? Dans ces conditions, quelle syndicalisation et envie de militer ?
Salariée syndiquée à la CGT dans un secteur où je suis un peu seule (cabinet privé en ressources humaines et sous traitant pôle emploi), j’ai lu avec beaucoup d’intérêt les propositions faites dans le document d’orientation qui prend en compte l’évolution du salariat (en particulier le secteur dit des services) et la volonté que la CGT se tourne vers tous les salariés. C’est ainsi que d’ une situation d’isolée, ma carte d’adhérente me sert d’isolant face au patronat qui n’est pas tendre surtout dans les TPE où le code du travail sert surtout à "caler les armoires". Malheureusement, je trouve que la préparation du congrès n’est pas au niveau des exigences affichées. En effet, seuls les syndicats organisés ont les moyens de travailler sur le document. Pour moi, envoyer le PV de ma réunion avec moi-même n’aura que peu d’intérêt. Il me semble pourtant que nous avons dans notre organsation tous les outils nécessaires pour mailler et faire vivre le militantisme de chacun : c’est l’Union Locale. Cet outil de proximité devrait permettre de faire s’exprimer tous les adhérents, de faire vivre le multi et inter pro ! Cela me permet d’insister également sur la nécessité absolue de se rassembler et non pas de diviser. Que certains critiquent les animateurs de la confédé ; c’est sans aucun doute utile mais ce serait bien que ce soit sur de véritables propositions et pas seulement pour l’envie de changer de tête (on ne joue pas à qui veut prendre sa place !!) et de plus les propos et arguments pourraient être un peu plus élevés. Et si nos responsables rêvent de niq.... le patronat (pour être aussi vulgaire que certains), c’est un rêve partagé.
ont parle beaucoup de stress de pression et de tout les problémes de la vie de tout les jours ,l’individualisme monte en puissance.le surmenage syndicale existe par rapport à mes mandats souvent je suis lessivé fatigué sa devient vraimment urgent d’avoir le maximum de syndiquées car il y a que le rapport de force qui fonctionne
François LEMARIE USR 37
J’aimerais aborder trois problématiques qui nous préoccupent collectivement.
1/ La première est relative à la question de la syndicalisation. Les exigences des salariés sont fortes à l’égard de notre organisation, première organisations syndicale française (élections prud’homales) et nous n’avons pas toujours les moyens d’y répondre. La syndicalisation de ce point de vue est un élément stratégique dont les enjeux doivent être précisés, à l’appui d’une conception syndicale démocratique qui place le syndiqué en situation d’acteur de la vie syndicale. Quels sont donc les obstacles à surmonter pour parvenir à modifier une situation d’échec dans ce domaine pour reprendre une expression publique de Bernard. Nos objectifs de congrès ne sont pas atteints. De notre point de vue nous ne pouvons pas déconnecter cette question de celle de notre démarche revendicative démocratique, donc du lien permanent que nous entretenons avec le monde du travail dans toute sa diversité. Pour ce faire et que celles et ceux que je pourrais blesser bien involontairement m’en excuses au préalable, notre syndicalisme repose pour l’essentiel sur la relation institutionnelle. Si celle – ci n’est pas contestable, beaucoup de militants sont investis dans ces responsabilités et il faut poursuivre dans ce sens. Mais rester adosser sur ce positionnement recouvre tous les dangers, pour l’organisation, singulièrement celui d’enfermer notre action dans les objectifs définis par les entreprises, le MEDEF via les DRH. Aussi nous avons besoins d’un syndicalisme de syndiqués et pas seulement, nous avons comme responsabilité de bannir à jamais toutes décisions personnelles en lieu et place de la nécessaire réflexion collective afin de construire des actions syndicales efficaces, gagnantes. Certes il y a des obstacles qui sont placés devant nous comme l’atteinte au droit syndical, ou le maillage très important des PME/PMI, les conditions de travail atypiques imposées aux salariés, le développement du travail informel (non règlementé), selon un rapport d L’OCDE il représentera 70% du travail sur le planète en 2030, mais cela ne peut suffire à expliquer l’ensemble de nos difficultés.
2/ La deuxième problématique concerne le regard que nous avons sur l’entreprise aujourd’hui, et les champs d’intervention nouveau pour la CGT. L’entreprise s’est profondément modifiée avec les problèmes de l’externalisation devrait et la mondialisation, et nous sommes placés les uns et les autres face à un défi que le 49ème congrès se doit d’aborder. Nos champs d’intervention sont aujourd’hui profondément modifiés. Comment investir dans notre activité les bassins d’emploi, les territoires département et les régions, l’Europe. Cette question heurte de plein fouet notre culture syndicale au point que nous prenons un certain retard de réflexion et d’actions sur ces lieux. On peut avoir la plus importante mobilisation dans un secteur professionnel, si nous ne parvenons pas à inter professionnaliser celle-ci nous serons tout le temps confronté à nos propres limites. Ce que nous faisons pour la Poste constitue un encouragement que nous devrions méditer collectivement : La défense de l’emploi, du travail, dans les entreprises menacées comme la défense des services publics n’est pas l’affaire que de leurs seuls salariés. Tendre le dos ou faire le dos rond, nous conduit à des recroquevillaient professionnels, préjudiciables à toutes la CGT, à l’efficacité de notre action, avec des conséquences directes sur la gouvernance démocratique, interprofessionnelle de la CGT.
3/ Enfin dernière problématique, les enjeux qui entoure le dossier de la retraite, pour lequel Nicolas SARKOZY annonce au congrès de Versailles son intention de le trancher si les « partenaires sociaux » n’arrivaient pas à trouver un accord. Nous ne nous laisserons bien sûr pas intimider par ce type de déclaration, mais nous avons un impératif devoir de mobilisation et de communication sans perdre un instant, dans une période ou notre jeunesse pense ne jamais pouvoir bénéficier du droit de pouvoir partir en retraite à 60 ans. Seul le système par répartition répond à la solidarité inter générationnelle nécessaire pour toutes et tous. Il est le seul d’ailleurs en période de crise à répondre aux besoins solidaires qui s’expriment. Dire ceci ne masque pas les difficultés du régime, mais il n’est pas impossible de surmonter le défi démographique. Notre proposition de maison commune pour la retraite a comme objectif de conforter ce principe solidaire. Il nous faut discuter de ce sujet eu égard aux interrogations, aux craintes qui existent notamment parmi les salariés régis par les régimes spéciaux. La peur n’évite pas le danger, nous avons besoins d’organiser de multiples débats sur ces sujets, pour créer un rapport des forces à la hauteur de l’enjeu porté par ce dossier.
J’ai fait une recherche du mot convergence des luttes dans le texte, il apparaît dans ton message, et il me semble être le maître mot et la condition sin equa non de possibles victoires sociales. Il faut absolument que la CGT le comprenne, si dans mon syndicat tout le monde est bien d’accord la dessus, ce ne semble pas être le cas de la direction confédérale. dommage.
par exemple, très difficile de savoir sur le site de la CGT que le secteur public, éducation nationale et la Poste en tête sont en grosse grève le 24 novembre, ou qu’une grosse manif contre l’immigration jetable à lieu le 29 novembre prochain.
ma réponse d’adhérent CGT à quelques questions posée dans les documents de préparation du congrés. Pour vous le syndicat doit faire quoi… comment accompagner l’adhérent ?
Je crois que le syndicat doit être utile aux syndiqués, et qu’un syndiqué devrait avoir des informations des services que les autres salariés n’ont pas. Je suis adhérent CGT chez Schneider (boite du CAC 40) depuis plusieurs années, élu au CE, mais franchement je n’en retire rien d’utile pour moi (excepté les échanges avec mes colllègues , et le plaisir de l’action). J’ai l’impression que je sers le syndicat, mais l’inverse n’est pas vrai. Faudrait il attendre que je sois menacé de licenciement pour que mon syndicat me serve à quelque chose ? Exemple : je veux savoir si pour un ami au 4/5ieme, lorsqu’un jour férié tombe sur son jour de congé il a droit à quelque chose.Je n’ai pas l’info, je ne sais pas ou la trouver.
Role du délégué syndical. Il devrait être plus transparent (qui le choisit ? ?), et il devrait rendre davantage de compte aux syndiqués par des compte rendus écrits des réunions auxquelles il participe au nom du syndicat donc des syndiqués.
Se tourner plus vers les jeunes Ca fait rigoler. Notre syndicat est malheureusement forcé de participer à des accords de GAEMC ou GPEC, dans lesquels les principales mesures pour favoriser le départ ou la reconversion s’adressent aux vieux. Nous sommes trop contents de pouvoir limiter la casse dans la boite et contenter les salariés en achetant la paix sociale. On donne de l’argent (beaucoup) aux vieux pour qu’ils partent sans faire de vague. Et ce n’est même pas pour faire embaucher des jeunes. Les postes sont transférés en Asie. La conséquence est donc que les jeunes sont la dernière roue du carrosse. Je ne parle même pas des intérimaires ou sous traitants qui ne peuvent pas se syndiquer. Je vois 2 pistes : 1- Refuser de signer des accords favorisant les pré-retraites ou départs anticipés des Seniors. 2- Que les adhérents soient mieux formés au Code du Travail (entre autre) , et d’avantage disponibles pour écouter et aider les jeunes.
Ouvrir un dialogue transparent avec les autres organisations syndicales Oui bien sur. On n’a pas le choix. Dans notre boite si on ne veut pas qu’un projet merdeux de la direction passe, il faut bien dialoguer et se mettre d’accord avec les autres. Donc surtout ne pas se facher, ni rompre le dialogue. Reste à bien clarifier sur quoi on se met d’accord, et clarifier aussi quel est notre objectif.
Réformiste cela suppose des compromis et c’est vécu de la part des syndiqués comme de la trahison . De plus certains discours de responsables CGT sont la copie conforme des discours du Président de la République . Notre CGT n’est pas là pour faire bonne figure et plaire à nos ennemies pour tenter de les séduire.Ces gens là ne veulent pas d’un syndicat de combat, ils veulent nous détruire comme ils ont dynamité le PC. Je me pose la question : La CGT est-elle adaptée à la mondialisation et à la pensée unique ?N’est-elle pas devenue RINGARDE ? Est -ce qu’il ne faudrait pas créer un nouveau concept syndical ? C’est à dire : être à la fois une banque,une mutuelle,une assurance,tout en pratiquant nos valeurs cégétistes solidaires,et,avoir une capacité financière pour faire face aux outrages patronaux et que nous soyons capable de défendre nos représentants et nos syndiqués devant la justice ?voire racheter les usines ?
C’est simple : un(e) syndiqué(e) = un vote.
je suis d’accord. Un syndiqué = une voix. voilà la vraie démocratie. Voilà un joli slogan qui serait à la hauteur de notre syndicat. Au lieu de cela qui est-ce qui se présente ? qui est-ce qui vote ? En tout cas pas ceux des bases qui font que la CGT existe partout, dans tous les secteurs et qui vivent parfois l’enfer pour défendre les revendication de la CGT qui sont les nôtres. Ce manque de démocratie est dommage...
Bonjour, Un petit retour en arrière. Je suis syndiquée dans la territoriale. Avec le syndicat de base nous avons beaucoup travaillé pour expliquer l’importance des grèves de janvier et mars 2009. Résultat : nous avons eu beaucoup de salariés (syndiqués ou non ) qui ont suivi le mouvement. Mais, alors qu’il y avait une vraie dynamique engagée, et une motivation y compris envers les personnes qui n’avaient pas pour culture de faire grève (voir n’avaiant jamais fait grève alors qu’ils avaient 40, 50 ans) ce mouvement c’est stoppé net : résultat, perte de crédibilité du syndicat, démotivation et pire … attentistes sans conviction. Rétrospectivement, je crois malheureusement que ce mouvement du printemps qui aurait pu avoir de vrai résultat tant pour les travailleurs du privé que du public a été stoppé notamment par la CGT, mon syndicat . Je m’interroge alors : la CGT pas prête a assumer un mouvement d’ampleur ? Débordée ? Syndrome de CFDTisation ? Petits arrangements entre amis ? Lutte syndicale de pouvoir ? Ambition politique ? Je crois vraiment qu’au sein de la CGT il y a de vrai(e)s militant(e)s, qui n’ont aucun intérêt ni aucune ambition de pouvoir. Leur seul combat est collectif ! Ils (elles)« Ramassent » au quotidien dans les entreprises ou dans les collectivités territoriales parce qu’ils (elles) sont syndiqué(e)s et qu’ils (elles) défendent nos idées. Or , dans les faits : peu de soutien des fédé ou au niveau national (Cf : contimental, Carterpillar, Chaffauteau en bretagne, )........ Election du secrétaire général ? Si tout n’est pas jouer d’avance pourquoi est-ce que les bases ne pourraient pas voter pour leur représentant, puisque « la CGT c’est nous (vous) » - cf supplément de Ensemble ? Peur du résultat ? Car oui, je crois que la CGT nationale a vraiment pris ses distances avec les bases . Les bases font la CGT, n’en déplaise à celles et ceux qui la dirige.
A l’occasion de ce 49e congrès, un véritable débat doit se mener sur l’orientation syndicale et sur les structures. Il s’agit aujourd’hui de dire clairement quelle CGT nous voulons, avec quelle orientation et quelle organisation. Nous ne développerons pas ici le 1° point mais nous voulons tout de même faire part de notre profond désaccord quant à l’abandon, dans les documents préparatoires, de toute référence à la lutte de classe, au profit d’un concept ambigü et flou tel que le « développement humain durable » C’est particulièrement choquant, au moment même où les travailleurs luttent pied à pied contre les conséquences dramatiques de la crise et contre le démantèlement des services publics. Plus que jamais, nous avons besoin d’un syndicat au service de la lutte de classe. Cela passe aussi par une organisation et des structures qui soient au service de la lutte, et puisque le document est axé sur les structures, nous interviendrons plus particulièrement sur ce 2°point.
Sur l’ensemble des résolutions sur les structures. Nous affirmons la nécessité des structures de proximité. La CGT a un héritage riche d’organisation par son maillage entre le territoire et l’entreprise. C’est l’alliance des deux, qui permet à la CGT d’éviter les corporatismes et de travailler au plus près des revendications des travailleurs. C’est le croisement de ces deux champs qui donne au syndicat sa richesse et permet d’élaborer des revendications globales Dans le contexte actuel, la syndicalisation est effectivement un défi primordial que doit relever le syndicalisme, mais l’adhésion est un acte militant, ce doit être un choix. Adhérer à la CGT pour beaucoup c’est adhérer à un syndicat de lutte, de revendication, c’est aussi pour dire stop à l’exploitation, souvent au départ à cause d’une situation personnelle ….Cela suppose que le syndiqué doit être acteur de sa lutte dans une logique personnelle mais aussi collective entre les travailleurs et les travailleuses (selon les situations défense individuelle ou lutte contre des licenciements…). Ainsi l’adhésion, c’est le syndicat qui peut la porter, c’est le syndicat qui peut accueillir le nouveau syndiqué et le former. La formation est effectivement un point primordial à développer pour donner les moyens au syndiqué d’agir dans l’entreprise, de convaincre et de rassembler autour de lui pour établir un rapport de force.
Dans d’autres pays d’Europe, tel l’Allemagne, la Belgique, les taux de syndicalisation sont plus élevés. Mais est-ce parce que les syndicats ont autant d’adhérents qu’ils sont plus combatifs ? Les forts taux de syndicalisation favorisent-ils la lutte ? Bien sûr que non. Comme la CGT l’a maintes fois affirmé, nous avons besoin de « syndiqués acteurs », acteurs et moteurs, (pas un syndicat uniquement de cotisants) et c’est dans un collectif uni par la défense de ses intérêts immédiats que peut agir efficacement le syndiqué.
Sur les résolutions 4 et 5 Nous réaffirmons l’importance du syndicat professionnel d’entreprise comme première structure de la CGT. Le syndicat est un outil pour la lutte : il permet aux travailleurs de se rassembler, de formuler des revendications face à un employeur. C’est le syndicat qui fait adhérer, qui permet au syndiqué de s’impliquer dans la vie syndicale. C’est par le syndicat que peuvent prendre corps les mobilisations et les revendications. Dans le contexte actuel de restructurations capitalistes, les structures de travail sont en perpétuel bouleversement, que ce soit dans le privé, par le biais des refontes d’entreprises ou le jeu de la sous-traitance, ou dans le public par le biais de la décentralisation ou de la RGPP, qui refondent les services. Ces restructurations visent à casser les équipes de travail, à développer l’individualisme : ce sont aussi des attaques contre l’outil syndical. Nous en avons un exemple au niveau de l’éducation nationale. Lorsque des collègues sont sur plusieurs établissements, comment les intégrer à une section d’établissement ? De même, sur un même établissement, on trouve plusieurs employeurs : l’état, le conseil régional ou général L’outil syndical doit donc effectivement s’adapter. Mais ce qui doit nous guider c’est de conserver la structure syndicale comme outil face à l’employeur. C’est donc par la base, par le syndicat d’entreprise que doivent se faire les changement éventuels.
Nous pensons aussi que la CGT est déjà dotée d’outils qui peuvent permettre, si on les perfectionne, de résoudre certaines des questions qui se posent pour la syndicalisation : ainsi, l’UL permet au travailleur isolé en l’absence de syndicat d’entreprise de prendre contact et de se défendre, le syndicat départemental au niveau d’une branche peut aussi prendre le relai en l’absence de section ou de syndicat dans l’entreprise.
C’est pourquoi, la démarche préconisée dans la résolution ne nous parait pas adaptée. Nous ne sommes pas pour l’immobilisme, mais une démarche « d’en haut »ne permettra pas de résoudre correctement ces questions. Nous craignons une lecture de la résolution 4 qui inciterait au nom de l’efficacité et des critères définis, à redéfinir le « périmètre » des syndicats en visant le rassemblement hétérogène et non la communauté d’intérêts objectifs communs. Au final, cette organisation s’avèrerait inefficace, démobilisatrice et non créatrice de dynamiques. Ce sont des questions trop importantes pour « mandater la CE confédérale pour proposer au Ccn d’identifier ces espaces et leur principe de fonctionnement ». Cette démarche verticale, ne favorise pas la démocratie au sein de notre syndicat.
De la même façon, le dispositif national « accueil adhérents » ne correspond pas à la démarche habituelle d’un travailleur qui cherche à se syndiquer. L’adhésion se fait en général au plus près du travailleur, soit par l’UL, soit par l’UD, soit par le syndicat d’entreprise. C’est la structure de proximité qui connait le terrain qui peut orienter le syndiqué vers une structure de base ou le réorienter en cas de changement de sa situation professionnelle.
Sur la résolution 6 Là aussi, nous pensons que la démarche proposée ne convient pas. Nous nous interrogeons d’abord sur la pertinence de tout bouleverser, que ce soit au niveau du champ professionnel qu’au niveau du champ territorial, alors qu’avec le développement de la crise et les attaques d’un gouvernement agressif, le mouvement syndical a bien d’autres priorités.
De plus, les structures de proximité (UL et UD) ont fait leurs preuves : elles permettent, nous l’avons encore vu au printemps dernier et lors de la campagne prudhomale, un maillage favorable pour mobiliser et organiser. Par ailleurs, la résolution 6 semble remettre en cause l’intérêt et l’utilité des UL, premières structures de proximité. L’UL CGT ne peut se résumer à un simple accueil des travailleurs et des travailleuses, ni se transformer en une « antenne locale » ou « permanence locale ». C’est aussi là que se forme la solidarité militante interprofessionnelle des militants engagés dans les luttes professionnelles (Freescale, continental, EDF à Toulouse…).C’est avant tout un lieu d’échange, de solidarité et de luttes interprofessionnelles. Elles permettent aussi au travailleur isolé de se syndiquer, de se former, d’échanger. L’objectif étant toujours de constituer ensuite des syndicats, autant d’unités de lutte dans les entreprises. Pour nous, il s’agit de réaffirmer la place centrale de l’union locale comme ossature fondamentale du syndicalisme confédéré. Il faut au contraire les redynamiser et ne pas en faire un lieu d’enregistrement.
Nous concluerons sur la résolution 7 dont la brièveté nous interpelle. Quant au « projet de règlement intérieur » dont le rôle n’est pas défini, quelle peut être son utilité alors qu’il existe des statuts ? Nous espérons qu’il ne s’agirait pas là d’une tentative de museler la parole alors que le débat d’idées fait aussi la richesse de notre organisation et qu’il faut au contraire le faire vivre.
Bonjour, La cgt ouverte à tous depuis sa naissance et presque sans interrup- tion à l’exeption des premieres années de cgtu (aprés 1920). Commencer à laisser croire l’inverse et erreur et une faute : l’éfficacité de notre combat social ne passe que par le débat contradictoire et démocratique et les yeux grands ouverts sur le réel meme et surtout s’il nous genent, nous bousculent, nous derangent. Les salariés en france depuis 1945 luttent chaque jour pour défendre leurs droits, pour fois sont en gréve, mais aussi votent ou s’abstiennent de voter et parfois s’en morde les doigts peu aprés .
A travers la lutte que mènent les salariés sans papiers, nous sommes nombreux à découvrir que dans notre CGT existe une Union Syndicale de l’Intérim. C’est une bonne chose. Qui mieux que les précaires pour prendre leurs affaires en main ! sans oublier en plus, les salarié(e)s fixes des sociétés intérimaires. "Syndiqué acteur et décideur" un mot d’ordre toujours d’actualité ? la résolution dans son alinéa III-62 freine voire neutralise cette possibilité. Les intérimaires et les personnels de ces agences ont bien raison de s’organiser pour renforcer la Cgt. L’action revendicative dans les boites de travail temporaire doit prendre compte de l’existence de syndicats dans leur secteur. A partir de là, avec le soutien de nos syndicats dans les entreprises qui se servent de salariés précaires, de nos structures territoriales et professionnelles, nous pourront construire des convergences et consolider par la suite le syndicalisme sur les sites industriels.
Je dois d’abord me feliciter du document d’orientation,il porte les évolutions des orientations entamées depuis de nombreuses années et en meme temps s’arreter sur de nouveaux enjeux pour le syndicalisme. Tout le champ revendicatif ne peut etre porté par le professionnel oui le societal.L ’accent mis sur la place des territoires dans notre société me semble nouveau mais indispensable. autrefois l entreprise ,la branche, l’état participaient à la régulation sociale à la réponse aux besoins aujourd’hui les territoires pèsent de plus en plus sur cette régulation. Faut -il des exemples ? je ne peux m’empecher de penser à ce conseil régional qui a participé au gonflement des indemnités de licenciement ! sans doute pas le plus bel exemple pour nous mais qui montre que les collectivités territoriales interviennent pour les services publics, transports, formation, logement, santé etc. Cette régulation sociale territoriale touche autant les actifs que les retraités. L’UCR y travaille pour montrer que accés aux soins , services de proximité, services à la personne, logements,dépendance doivent se traiter dans les territoires ! Bien vu de l’avoir abordé de la sorte dans nos orientations nouvelles . Nous pourrons mesurer de cette manière le besoin de faire evoluer ensemble nos structures syndicales d’actifs et de retraités !
Bien vu aussi l’enjeu avec la jeunesse ! Si nous laissons les choses continuer comme aujourd’hui je crains pour l’avenir du syndicalisme ! L’avenir appartient à la jeunesse,certes, mais si la CGT n’y consacre pas une énergie nouvelle, ca ne viendra pas tout seul !. Ce sera une tache longue et compliquée avec le rapport au travail, le poids du chomage, la precarité, la faiblesse de leur protection sociale ! Il faut s’y attaquer et de maniere dynamique en y mettant des moyens conséquents !
Notre section multiprofessionnelle retraitée a eu un débat sur le 49eme congrés,les adhérents partagent les quelques points que je viens d’évoquer et l’essentiel du document.
Par contre tous ont été étonnés de ne pas voir figurer dans le document le syndicalisme specifique retraité ! Comme pour les ingenieurs et cadres le syndicalisme spécifique retraité permet d’approfondir les contenus revendicatifs propres à cette population et de surcroit il permet la continuité syndicale et leur participation aux luttes ! Simple oubli ou coup de balancier ? Autant je suis d’accord pour marquer l’accent vers la jeunesse,autant je ne peux oublier l’essor démographique des retraités dans la société et les enjeux économiques autour d’eux, nécessitant leur participation aux luttes sociales ! Je crois en l’intelligence et aux capacités de la cgt ,de ses adhérents et dirigeants. Pas de coup de balancier ou de jeunisme ! La particularité du syndicalisme spécifique cgt c’est qu’il porte ses objectifs en harmonie et en solidarité avec toutes les autres catégories ! Que le congrés entérine la place du syndicalisme spécifique retraité dans la confédération et n’hésite pas à lui donner toute sa place pour son avenir ! tous se porteront mieux !
tout à fait d’accord :avoir de nouveaux syndiquées c’est bien leurs donner envie de prendre des responsabilités c’est mieux à une condition que dans le syndicat ont et un esprit d’ouverture une vie syndical.Une CGT. blanc blac beur la france d’aujord’hui et beaucoup plus d’ouverture dans les ud et les ul Desolé pour les fautes
tout à fait d’accord ! Je me suis syndiqué à la CGT en 1984 pour ses valeurs aujourd’hui qu’en reste-t-il ?
Déja le préambule m’irrisse le poil... ! la transformation sociale n’existe pas sauf à collaborer et accompagner le capitalisme !
Des syndiqués seulemnt impliqués... ! de la foutaise... ! C’est la porte ouverte au droit de censure à nos dirigeants de ne plus respecter les décisions de celles et ceux qui font la CGT.
Les syndiqués doivent rester les auteurs,décideurs, acteurs de la CGT... ! Rassemblé, rassembleur, tout le monde il est beau et gentil. Pourquoi faire !
Pour le vivre dans mon Entreprise les revendications suffisent pour unir les salariés. Leur faire croire que les Syndicats peuvent fonctionner ensemble, c’est les leurer ! Combien de fois l’Etat major a été trahi, ainsi que les syndiqués, les salariés avec ? Les journées d’actions du primtemps dernier ! A qui les salariés doivent-ils l’essoufflement du mouvement ? AUX REFORMISTES... ! La CGT est la seule organisation capable d’appeller à l’action, la grève,le 22 octobre ! Ne pas l’avoir fait au printemps une erreur ! VOILA CE QUI SE PASSE QUAND IL FAUT ATTENDRE LES AUTRES... !
Ouvrir les yeux et regarder la réalité ! Seulement à titre d’exemple : la transformation du PCF qui a ouvert ses portes à tout le monde est beau et gentil. ! Le résultat est singlant ! pour info, pas adhérant. J’arrête la, car la pression montes et mes tripes vont faire que je serais très déagrable pour rester correcte !
Oui, il faut insister sur la proximité : les UL dont la dimension doit être redéfinie d’ici le congrès suivant... un bassin d’emploi, avec des antennes ? Mais la Région est en mettre en valeur : c’est là que se mettent en oeuvre le transport, la formation professionnelle, l’emploi, les subventions diverses... chaque Fédé devrait y être présente et surtout veiller à ce que ses syndicats soient actifs dans les UL...
Oui, à chaque association sa spécialité... si on veut garder un minimum d’efficacité. Depuis 35 ans je suis à la CNL dans une banlieue de Lille, le principal responsable est aussi adhérent à FO, heureusement qu’il tient ferme à la CNL. Gérard Cordier - CGT Retraité - 59 Wattignies
Faut-il attendre un congrés pour bouger dans notre conception de travail ? Les expériences que nous conduisons dans le cadre de notre activité,ne sont-elles pas source de réflexion pouvant etre validé au congrés ?
Je pense que l’éfficacité d’ un congrés s’examine dans sa capacité à puiser ses orientations dans la réalité de la vie.Certe il est indispensable de travailler à une dynamique de débat tout azimut notamment avec les syndiqués,mais ne ne faut-il pas également tirer enseignement de ce que nous réalisons concrétement ?
Je considére que la préparation,la tenue et les suites que nous donnons au 22 octobre pour gagner une nouvelle politique industrielle entre dans ce cadre sur deux aspects
1) LE DEBAT
Il était nécessaire dans la cgt et dans le pays de se mettre au clair sur le fait que nous n’étions pas en situation "post industrielle". L’activité industrielle est indispensable pour la création de richesses et comme moyen de réponses aux besoins humain dans leurs évolutions.
la réussite du 22 et l’état d’esprit pour lui donner des suites montre l’évolution sur ce sujet.Nous avons gagné aujourd’hui un débat national que nous devons alimenter.Pour en arriver là nous avons bien débattu, parfois apprement avec beaucoup de militants et de syndiqués,sans cela nous n’aurions pas eu 30 000 manifestants à Paris et des centaines d’actions dans les entreprises.
Sans le débat large nous n’aurions pas des succés comme la SBFM,SONAS,RENAULT TRUK ETC.. OU nous remettons en cause la stratégie patronale du "coeur de métier" tout en sauvegardant les emplois.
. 2) LES STUCTURES CGT
La construction de cette bataille et du 22 octobre en décloisonnant les champs fédéraux en croisant nos réflexions et propositions par filiére dans les teritoires donc UD REGION nous ont donne une véritable éfficacité pour le résultat
La question des structures n’est pas une affaire théorique, mais bien la résultante des besoins pour la construction des raports de force nécessaire face aux enjeux de maintenant.
L’interpénétration des activités humaine,l’organisation du travail réalisée par le patronat avec l’externalisation et la précarité,la possibilité de déplacer les productions géographiquement etc... engage à construire une cgt plus réactive et plus solidaire.Cela ne se paye pas de mots mais de décisions.
Il serait dommage de faire des démonstrations interéssantes et de demeurer figer dans notre mode d’organisation au nom de l’histoire qui par nature elle est figée
A ce sujet, je voudrai signaler ma situation originale. Ancien secrétaire de l’UD du Rhône de 1969 à 1985,j e suis devenu poète, écrivain ( j’ai publié 18 livres et je suis chanteur lyrique pour la paix)
Je suis devenu lauréat européen et mondial des Académies de la culture et des arts. J’ai chanté pour la Paix au Japon pour les poètes de la paix et quelques survivants du bombardement atomique, au Brésil, en Hongrie,je vais chanter un moment au siège de ma région lors d’une rencontre sur la mondialisation, je vais chanter en Suisse le 10 décembre, pour la journée internationale des droits de l’homme.....
Ce que je regrette, parce que mes activités ne sont pas du domaine quotidien de l’activité syndicale : PA , emploi, conditions de travail, ..elles n’intéressent pas la section des retraités d’EDF auquel j’appartiens et concernant l’UD, au sein de laquelle j’ai été dirigeant durant 16ans,à part des liens personnels avec une ou deux personnes ,je suis ignoré et oublié.
Or, avec ma spécificité, je considère avoir toute ma place et pouvoir faire encore des choses utiles.A 40 ans,je ne disposais encore que d’un CAP et CEP,grâce au mouvement ouvrier, avec la préparation à Sciences po de la 3 è voie de l’ENA alors, j’ai pu passer un 3 è cycle universitaire dans le cadre de la formation continue au sein des Ets EDF GDF. Aujourd’hui, par la culture,je suis devenu Docteur Honoris Causa, devenant l’un des rares a être passé du CEP à ce niveau. Je trouve dommage,que médiatiquement, la Cgt n’utilise pas les compétences, et surtout ne fasse pas connaître ce type d’expérience à laquelle par la formation et l’expérience militante elle a contribué.
Tout à fait d’accord avec cette analyse. Le réchauffement climatique n’est qu’un des soubressauts de la Terre comme il y en a eu des dizaines auparavant. Ca ne ressemble à rien de vouloir faire des comparaisons sur quelques décades ou même un siècle ou deux. On nous sert maintenant l’écologie comme la solution suprême à tous nos problèmes alors que la vraie solution est dans le combat contre le capitalisme. Alors, bien que je ne sois pas un irresponsable pollueur, je me refuse à entrer dans un débat qui ne sert qu’à nous détourner des vrais combats.
la proposition que les syndiqués qui ne paient pas d’impôts puissent bénéficier d’un crédit d’impôts ou autres systèmes équivalents a été adopté au congrès à Lille en 2006. Mais pour l’instant, le gouvernement n’a pas donné suite dans les lois de finances. Peut être que notre prochain congrès pourrait proposer de nouvelles iniatives pour y parvenir C’est une question de justice
Tu vas sur le "post" re- developper et moderniser notre communication du 12 octobre, tu clic sur 7 messages , et tu trouveras des propositions et un début de débat ...à pousuivre c’est vital !
fraternellement
JP
Cette contribution s’inscrit dans la lignée d’articles sur ce thème parus dans Le Peuple des 30 novembre 2005, 19 mars 2008 et 8 avril 2009.
Un enjeu de taille, à notre portée
Sur le plan de la visibilité sociétale, les agressions des salariés en contact avec le public, dont les agents des services publics, commises par des tiers, apparaissent, de temps à autre, comme des faits divers dans les rubriques des médias ou dans les préoccupations des élus politiques, alors que ces agressions – au nombre de plusieurs dizaines de milliers par an – sont devenues un fait sociétal, un problème de société et de santé publique. Problématique commune, donc collective, qui se pose à nous dans les champs professionnel et inter-professionnel, dans des termes spécifiques, les visibilités syndicale, sociale et revendicative demeurant trop faibles, à mon sens, alors que la sécurité est devenue une question sociale à part entière.
Il nous faut prendre en considération l’existence d’une « demande sociale de sécurité », construction sociale (selon l’approche sociologique), aux contenus diffus, confus, contradictoires et… porteurs de risques. Nous avons, en tant qu’organisations syndicales CGT et confédération, une légitimité incontestable à impulser un contenu syndical progressiste à cette demande sociale. Refusons clairement de laisser ce terrain des questions de sécurité (agressions des salariés par des tiers sous forme de violences entre personnes et violences urbaines) aux seules forces qui ne sont pas porteuses des intérêts et valeurs des salariés.
Les préoccupations des salariés en matière de santé sont une tendance sociétale forte, la prévention et la réparation des souffrances multiples dues au travail sont un champ revendicatif qui s’étoffe et se charpente, dans le contexte de négociations ou d’applications d’accords sur la prévention des violences et du stress, même si les trois fonctions publiques (Etat, hospitaliers et territoriaux) ne sont pas encore impliquées dans ce processus. Anomalie que la CGT doit œuvrer à corriger.
La formule d’insécurité sociale généralisée, qui se veut totalisante, ne peut pourtant pas rendre compte, à elle-seule, de la problématique des agressions par les tiers, et personne n’est en droit de hiérarchiser les souffrances entre elles (il y a plus de violences dans tel domaine que dans tel autre),car les souffrances s’accumulent, en particulier pour des groupes de population. On peut désormais affirmer que les victimes d’agressions par les tiers figurent parmi les nouvelles figures des opprimés et leurs souffrances entrent dans la catégorie des « nouvelles pathologies de la solitude ». En effet, beaucoup d’agressés parlent d’isolement, sous plusieurs formes. Travailler la peur au ventre, sur le qui-vive ou en étant crispé peut exposer à d’autres risques professionnels. Favorisant le sujet et l’acteur, nous refusons que les agressés soient enfermés dans un statut de victime.
Les violences déshumanisent tant les victimes et que leurs auteurs, aussi il y a un travail particulier à entreprendre pour se positionner correctement sur cette problématique des agressions par les tiers. Pour faire extrêmement court, il ne faut pas « sacrifier » la victime en utilisant la formule simpliste et dé-responsabilisante (pour les agresseurs) qu’au final tout est de la faute à la société actuelle.
L’implantation de la CGT, ses valeurs et son expérience, les capacités d’analyse et d’actions, la notoriété de ses forces militantes auprès des milieux de la recherche en sciences sociales, tout cela permet des perspectives de travail.
Que faire ?
Il convient d’identifier un certain nombre d’éléments communs et spécifiques aux professions exposées aux risques d’agression.
Pour les « obligés du public », alors que les pressions par le « client-roi » et « au nom du service public » s’exercent de plus en plus fortement, il existe de facteurs de sur-exposition : être travailleur isolé, travailler seul ou en groupe restreint, être en première ligne en contact avec le public, travail de nuit, salarié récent dans le poste, être une femme, salarié ayant déjà été agressé, employé précaire (par exemple, intérimaire occupant un poste exposé), être prestataire d’activités ayant été externalisées (avec report sur vous du risque agression), etc. Les horaires atypiques et d’autres éléments (mode de transport, voyager seul, lieu d’habitat, etc.) accroissent aussi les risques d’agression en trajet domicile-travail.
Il y a lieu de mieux identifier, avec méthodologie et sans avoir de tabous, toutes les causes des agressions, causes internes et/ou externes : ce qui revient aux politiques générales des entreprises et institutions, aux logiques et pratiques commerciales et gestion des impayés, à l’organisation et aux conditions de réalisation du travail, à des facteurs sociétaux et sociaux généraux, plus particuliers et localisés, etc.
Agents des services publics agressés car : continuité de service donc espace-temps d’exposition plus important, présence territoriale et de proximité, attentes non satisfaites du public avec identification à l’Etat qui ne tiendrait pas ses promesses, hostilité anti-institutionnelle, exigences parfois exorbitantes de clients-rois, s’en prendre au premier venu est plus facile que d’attaquer la logique de fonctionnement d’une personne morale, violences institutionnelles, primauté de la marchandisation et du commercial sur ce qui reste du service public, acceptation du risque d’être agressé au nom du service public, etc.
Ce qui facilite les agressions des autres salariés en contact avec le public : mépris social, moindre prise en compte par l’employeur de la prévention avec turn-over des salariés plus important, acceptation du risque car ce serait les « risques du métier », organisations syndicales et CHSCT moins forts, identités professionnelles moins constituées, agression « moins grave » car moins condamnée par le Code pénal, biens marchands ou fonds à portée de main, etc.
Nous devons mieux défendre les intérêts des salariés exposés aux risques de violence ou victimes d’agressions. Nous devons réaffirmer que nous sommes particulièrement sensibles aux atteintes aux droits (droit de travailler en toute sécurité : risques d’être blessé, traumatisé ou tué ; droit au travail : certaines victimes deviennent inaptes ou handicapées suite à agression), aux injustices (on culpabilise la victime et la faute inexcusable de l’employeur n’est pas souvent reconnue), etc. Et les quelques facteurs de sur-exposition, que nous avons évoqués, fragilisent encore plus certaines populations et individus. De plus, dans le cadre de leur emploi, des militants et syndiqués CGT sont agressés, cela renforce donc nos droits et devoirs d’intervention sur la sécurité.
Comment faire ?
Tous ces salariés en proie à des risques de violence rencontrent-ils les mêmes difficultés sur les mêmes territoires, aux mêmes moments, quelles sont les différences et pourquoi ? Les dimensions « fonctionnelles », géographique et territoriale peuvent être abordée par un travail syndical thématique mené en inter-pro, en transverse des Fédérations et Syndicats CGT et aussi via les Unions régionales, Unions départementales et Unions locales…
Il nous faut mieux pratiquer le recueil systématique d’informations sur les faits et les ressentis, les actions menées et les difficultés à mobiliser sur ce thème, les enquêtes de terrain, la centralisation à des fins d’analyses à diffuser, la coopération avec des experts et chercheurs, l’activité syndicale thématique, la nomination a minima d’un référent qui devra avoir une vue la plus large possible, l’information des salariés sur leurs droits (droit de retrait, interpellation de l’employeur, des délégués du personnel, du CHSCT, droit de grève, dépôt de plainte avec domiciliation chez un tiers et constitution de partie civile,…), etc.
Il me semble bénéfique de développer une vision amont-aval (les dossiers traités en aval amenant à réviser les pratiques relatives à l’amont) : mises en cause des logiques des entreprises et institutions ; mise à jour des attitudes de déni (celles des employeurs, celles des salariés parfois) ; mesure des effets de la banalisation et du ramollissement des dispositifs existants, du niveau de tolérance sociale des violences, du niveau d’information des salariés, de l’utilisation des droits de retraits et d’alerte ; expériences ou non de constitution de partie civile du syndicat et recensement des difficultés rencontrées ; suivi des questions juridiques (la qualité de « personne en charge d’une mission de service public » est-elle toujours reconnue par les tribunaux ? Existe-t-il une jurisprudence contradictoire ? Pourquoi des demandes d’expertises formulées par le CHSCT ont échouées ? etc.) ; qualité des dossiers de faute inexcusable de l’employeur (comment de l’aval remonter vers l’amont ? Par exemple, le CHSCT met-il suffisamment en cause les pratiques de l’employeur ?) ; formes de soutiens syndical et amical aux collègues victimes ; nature des accords signés avec l’employeur et pertinence des mesures préventives prises par l’employeur ; travail des CHSCT mettant l’accent, par écrit, sur les situations potentiellement à risque ; mise en débat au sein des collectifs de travail du travail réel et des risques d’agression ; partage d’expériences sur comment on a réussi à désamorcer des situations conflictuelles ; élaboration collective de cahiers revendicatifs spécifiques tout en étant articulés avec le cahier sur les revendications plus générales ; expressions interne et publique ; mode et fréquence d’interpellation des autorités publiques, des élus, leaders d’opinion,… ; élaboration d’une politique syndicale de gestion locale de crise (posture de « gestion de crise ») ; mesure des effets sur la santé et question de la pénibilité du travail ; détection de risques d’autodéfense ; démissions et difficultés de recrutement, démobilisation professionnelle constatée ; organisation de solidarités et mobilisations sociales : grèves de solidarité, de protestation et revendicative, droits de retrait collectif ; nomination à tous les échelons, de référents syndicaux ayant une vue d’ensemble ; rôle positif ou non de la médecine du travail et mise en échec des logiques de culpabilisation des victimes, psychologisation des difficultés, avec recours à des dispositifs échappant au contrôle social et à la déontologie médicale ; tensions internes aux entreprises : lorsque la problématique agression est insuffisamment prise en compte avec conséquemment risques d’agression… en interne ; faits de violence et leurs évolutions (fréquence, gravité, localisation, heure de survenue, causes apparentes et sans motif apparent,…), étude diachronique et synchronique (comment les violences et leur prévention ont évolué au sein de chaque entreprise ; qui fait quoi au même moment ? ; analyse des « jeux des acteurs », etc. Tous ces éléments peuvent être pris en charge par différents niveaux de nos organisations CGT, dès lors qu’il y a engagement et suivi dans la durée, processus d’échanges, partages d’analyses et expériences, esprit de coopération (tout en respectant l’autonomie décisionnelle).
Il conviendrait aussi de ré-interroger les pratiques patronales et syndicales grâce à l’ouverture sur l’externe, aux coopérations avec certains milieux de la recherche en sciences sociales et expertises sur les questions du travail… ce que font des camarades CGT au sein de plusieurs entreprises et institutions.
Les employeurs respectent-ils leurs obligations de sécurité et de santé ? Ne faut-il pas les contraindre plus fortement par les mobilisations sociales autour de la sécurité des travailleurs comme question sociale à part entière ? Des dispositions légales ou réglementaires supplémentaires ne devraient-elles pas être revendiquées (mieux faire appliquer l’existant par des moyens renforcés de l’Inspection du travail, des CHSCT, des comités d’établissement, nouvelles dispositions imposant aux employeurs une obligation de sécurité de résultat, comités de coordination des CHSCT, comités nationaux des CHSCT, accès aux expertises plus libre, recours en CHSCT à des intervenants n’appartenant pas à l’établissement, droit de retrait dans une situation d’insécurité, etc.).
Il y a lieu d’identifier la nature des difficultés rencontrées : tensions salarié/client ou usager, agressions entre clients, incivilités (au sens d’éléments de l’infra-pénal), agressions physiques, crachats, outrages, menaces de mort ou de violences, vols à main armée, prise d’otage, vols violents. En terme de prévention, ce n’est pas la même chose que d’éviter un coup de poing ou un crachat d’un client ou usager et se protéger contre des vols à main armée. En terme de souffrances engendrées (et de déshumanisation subie), il ne s’agit pas de hiérarchiser celles-ci, mais d’éviter les poly-agressés, l’usure mentale, tout élément lié aux agressions se conjuguant avec les conséquences négatives des autres risques professionnels et de la pénibilité du travail.
Les employeurs n’utilisent-ils pas cette question de la sécurité pour : fermer des points de contact, limiter le nombre de lieux de paiement de factures en espèces, limiter les heures d’ouverture au public, limiter les déplacements d’agents ou d’équipes dans certains quartiers, externaliser des activités, etc. ? Comment défendre notre positionnement sans leur donner des armes pour « liquider » : la proximité ; la qualité du service rendu au public ; le travail bien fait, dans la règle de l’art et répondant aux besoins des usagers-clients ; l’essentiel de ce qui fait l’intérêt et l’originalité des services publics ? Sous cet angle, n’y a-t-il pas lieu de promouvoir des « espaces » pour que les conflits s’expriment sans engendrer des violences ainsi que des « espaces » où l’on pourrait améliorer le fonctionnement des services publics et des services au public ou à la clientèle.
Je suis entièrement d’accord avec votre proposition que j’ai soumis plusieurs fois lors de débat sur la cotisation, le 1%, les difficultés pour les bas salaires et cette suggestion de crédit d’impôt. J’avais l’intention d’en parler dans ce forum. Merci de l’avoir fait.
La CGT s’est opposée au projet de la loi Bachelot et a demandé son retrait . Elle doit continuer à réaffirmer cette demande. Même votée, cette loi reste illégitme à nos yeux. Cette loi est mauvaise et ne répond pas aux besoins des usagers.
Dans le document d’orientation, Il faut réaffirmer avec plus de conviction que l’hôpital public doit être le pivot de notre système de santé français et s’opposer à la marchandisation de la santé. La loi a ouvert en grand les portes au privé commercial qui recherche un maximum de profit, avec pour conséquence la sélection des malades et des activités les plus lucratives. Le gouvernement en mettant en place la convergence tarifaire public/privé ne tient pas compte des finalités opposées : A l’hôpital public, menace de supprimer 20 000 emplois, Pour les cliniques privées commerciales : augmentation considérable des dividendes versés à ses actionnaires.
Quelques mois après le vote de la loi Bachelot, un projet est annoncé qui entrainerait la fermeture de 182 sites chirurgicaux sur l’ensemble de la France. L’objectif est de détruire la chirurgie publique pour la transférer au privé à but lucratif, la chirurgie étant l’activité la plus "rentable" de l’activité hospitalière. Cela entrainerait des coût supplémentaires aux patients sachant que plus de 80% des chirugiens travaillant dans les cliniques privées pratiquent des dépassements d’honoraires.
Il faut exiger et obtenir d’autres choix pour le développement de l’hôpital public seul garant de l’accès égal pour tous à des soins de qualité. L’hôpital public doit avoir un financement lui permettant de répondre aux besoins qui évoluent et lui permetttre de remplir ses misions.
Bonjour,
je suis syndiquée CGT depuis 4 ans dans l’industrie pharmaceutique et je dois dire que je n’ai pas encore eu le courage de lire ce document en entier...
Il n’est vraiment pas accèssible à la majorité, très peu comprehensible. j’ai à peu près saisi les contours de la securité sociale professionnelle, encore que je me demande si c’est la CGT de Bernard Thibault qui est porteuse de cette idée ou est ce qu’elle ne fait que délivrer la volonté du président Sarkozy qui l’a demandé dans une lettre à C. Lagarde en 2002, je m’interroge.
Je dois cependant déplorer le manque de concret... concretement, qu’est ce que cela va changer avec la sécurité sociale ? N’est ce pas l’un des fondement de notre démocratie ? Prétend on la remplacer ?
Et tout la premiere moitié du document est comme ça. Beaucoup d’idées nobles, mais surtout beaucoup de mot et aucune signification concrete, plutot obscure...
Je dois me forcer à le terminer parceque bien que mon syndicat compte 70 syndiqués, personne ne s’y est interessé et personne n’est même interessé par le débat autour de ce document... c’est franchement navrant ! et pourtant c’est au 49è congrès que va se décider la politique syndicale de la CGT pour les 3 années à venir !
Il y a effectivement certaines expressions comme la lutte des classes qui ne figure pas, mais je ne suis pas certaine non plus que le mot grève y figure... il me semble avoir vu l’expression "les grandes manifestations" par contre on ne peut pas en dire autant du mot négociation... négociation avec le pouvoir politique, négociation avec les patrons, négociation avec les autres organisations syndicales... même nos revendications propres devraient être mesurées en fonctions des autres OS... ou va-t-on ??!!
J’ai l’impression d’être décalée avec les valeurs de la CGT et pourtant je lis sur le forum beaucoup de mécontentement, mais je lis aussi que nous serions minoritaires... je n’en suis pas si sure...
Quel avenir pour nous dans un syndicat de lutte de classe ou cette expression est reniée ou devient tabou ? Il est hors de question pour moi de quitter la CGT mais je dois avouer que je vois un fossé voir une abyme se creuser entre les syndiqués de la base, les besoins des salariés qui en prennent plein la gueule, et la politique syndicale mise en place depuis plusieurs années, et tout cela me laisse perplexe.
Pour occuper le terrain de la communication/information, une petite suggestion. Ne pourrait-on pas imaginer que l’ensemble des professionnels qui oeuvrent dans les médias CGT se tiennent, à l’occasion de rencontres par exemple biannuelles, à la disposition de toutes celles et de tous ceux qui, dans leur fédération, leur organisation, se sont vus confier la responsabilité d’une publication, d’un site Internet, de la communication... ? Les professionnels (journalistes, secrétaires de rédaction, rédacteurs en chef, maquettistes, photographes…) pourraient à cette occasion prodiguer quelques conseils et recommandations qui pourraient être très utiles à des camarades qui ne manquent pas de bonne volonté, mais manquent souvent de savoir-faire. Je sais de quoi je parle puisque j’ai moi-même été en charge d’une publication dans mon organisation et, pur « amateur », j’aurai particulièrement apprécié ce type d’initiative. Cela permettrait sans aucun doute de tirer vers le haut la qualité de l’ensemble de la communication/information CGT qui ne peut être réduite aux quelques titres confédéraux ou bien encore au site Internet confédéral.
mandat du syndicat CGT CHU de Clermont-Ferrand pour le 49ème congrès Mandat donné à la déléguée au 49ème Congrès de la CGT Les effets de la crise du capitalisme qui s’approfondit pèsent lourdement sur les épaules des seuls travailleurs : plans de licenciement massifs, blocage voire diminution des salaires. Le code du travail est mis en pièces. L’accord de « rupture du contrat de travail sur la base du consentement mutuel » permet l’organisation sans douleur pour le patronat de milliers de licenciements. Le gouvernement Sarkozy Fillon s’en prend à tous les acquis sociaux : dans le cadre du budget 2010, 35000 postes de fonctionnaires sont supprimés dont 16000 dans l’enseignement pendant que les patrons sont gavés d’exonérations fiscales et sociales de toutes sortes et que la taxe professionnelle est supprimée. Dans notre secteur le droit à la santé est bafoué. La loi Bachelot qui donne aux cliniques privées une « mission de service public » - cliniques privées dont la plupart des médecins sont non conventionnés- exclut du droit à la santé la partie la plus pauvre de la population, comme y contribuent le déremboursement des médicaments, l’augmentation du forfait hospitalier. La fermeture annoncée de 182 sites chirurgicaux réduira l’offre de soin. L’obligation pour les hôpitaux publics de « retour à l’équilibre » signifie des milliers de suppressions de poste dans les hôpitaux. C’est dans ce contexte que se situe le 49ème Congrès. Or que constatons nous ? Au lieu de combattre pour l’arrêt de tous les licenciements, ce qui suppose que la CGT organise à l’échelle des branches, des conférences de délégués d’entreprise, surmontant l’isolement boîte par boîte, organisant le combat d’ensemble contre le gouvernement Sarkozy Fillon, la direction confédérale a proposé au gouvernement l’organisation des « Etats généraux de l’industrie » - proposition dont Sarkozy s’est immédiatement saisie sur le terrain de la collaboration avec les patrons . Mais nous savons que les patrons n’ont qu’une façon de défendre « notre industrie » : baisser les coûts, diminuer les salaires, faire faire la même production avec moins d’ouvriers donc licencier Au lieu de combattre pour affronter le gouvernement Sarkozy Fillon, filer le train à Chérèque et à la CFDT qui se félicitent tous les jours de la politique du même gouvernement Sarkozy Fillon : Aucun combat n’a été mené contre le budget du gouvernement et il est consternant de constater que les seules voix qu’on ait entendues contre lui viennent de sénateurs UMP ! Au lieu de combattre avec une très grande fermeté contre la répression violemment anti syndicale du gouvernement Sarkozy Fillon ( lourdes peines contre nos camarades de Continental en particulier) : se féliciter de la loi « représentativité » alors que c’est une loi antisyndicale ( suppression du délégué syndical désigné par la seule organisation syndicale, imposition de conditions pour la reconnaissance de la section syndicale), et une loi anti ouvrière ( liquidation du « principe de faveur » via son article 17 qui permet la signature d’accords d’entreprise dérogatoire aux accords de branche) Au lieu de combattre pour la défense de tous les acquis subsistant en matière de retraite et de pension (défense de l’âge légale de départ en retraite, défense des régimes particuliers – par exemple celui des personnels soignants dans notre secteur), mot d’ordre de « maison commune des régimes de retraites » dont la première conséquence serait la suppression du régime des pensions de la Fonction Publique et des régimes particuliers Au lieu de préserver l’outil syndical, les fédérations appuyées sur les conventions collectives et sur le statut de la fonction publique, de préserver les syndicats d’entreprise qui constituent l’organisme de base du syndicat face au patron, la confédération veut mettre en œuvre une réforme des structures de la CGT qui disloque l’outil syndical. En conséquence, le syndicat CGT des employés et cadres du CHU de Clermont-Fd mandate notre déléguée pour voter contre le rapport d’activité, contre le texte d’orientation présenté par la direction Le syndicat CGT des employés et cadres du CHU de Clermont-Fd mandate la déléguée au 49ème Congrès afin : ␣ ␣ ␣ ␣ ␣ Que la CGT se prononce pour l’arrêt de tous les licenciements Que la CGT se prononce pour la défense inconditionnelle des acquis en matière de retraites et pensions, refuse de participer à la concertation du gouvernement Sarkozy Fillon pour la retraite à 67 ans, et pour commencer, qu’elle quitte le COR qui prépare l’offensive au compte du gouvernement Que la CGT se prononce : contre toute remise en cause du code du travail, pour la défense des statuts des fonctions publiques et des conventions collectives et refuse la fiscalisation des accidents du travail Que la CGT en ce qui concerne notre secteur se prononce pour l’abrogation de la loi HPST, contre toute suppression de poste dans l’Hôpital Public, contre les déremboursements, contre l’augmentation du forfait hospitalier, pour la défense de la Sécurité Sociale et contre la liquidation du secteur conventionné (mise en place du « secteur optionnel ») Qu’elle œuvre non pour une « intersyndicale » au cul de Chérèque et de sa politique pro gouvernement, pro capitaliste mais pour un véritable front uni de classe pour affronter le gouvernement et le MEDEF Clermont Ferrand, le 3 Novembre 2009 Adopté par l’unanimité des participants
Bonjour Au vu de la diversification de l’échelon décisionnel dans tous les domaines, il apparaît que les actions par l’arrêt du travail uniquement, ne suffisent plus à faire entendre et accepter nos revendications. Une implication active et reconnue dans toutes les structures décisionnelles est vitale pour nous faire entendre. Celà donnerait une image de notre syndicat,plus rassurante et plus participative que récriminative.
je suis inquiet... !
Jamais depuis 50 ans, la précarité, la misère, la désespérance n’ont progressé aussi vite et aussi durement. Jamais la condition salariale n’a subit autant de coups qui aboutissent, que depuis ces 30 derniers mois !
Jamais notre société solidaire, n’a été aussi menacée de "disparaitre"
Le 49éme congrès de notre CGT me faisait espérer un débat de réflexion et de lutte. Une levée de boucliers contre cette politique qui dépouille toutes les catégories de salariés et même parfois les "assassine" !
Et puis, j’ai lu le document d’orientation…Je m’attendais à un texte emprunt de révolte, d’indignation, de colère, un texte fédérateur, mobilisateur. Un texte d’appel à la lutte…sans ambigüité !
Et je trouve un texte à l’eau tiède, "administratif", des propositions non débattues, dont nombre de camarades soulignent le caractère de dangerosité. Un texte fermé, quasi inamendable !
Je ne me souviens pas d’un document d’orientation autant en décalage avec les attentes des militants, avec" la (très) dure réalité du terrain". Je le vérifie chaque jour autour de moi, dans mon activité militante, mais aussi sur ce forum !
Je suis inquiet !
Car ce document sans référence de classe, tel qu’il est (cela ne m’apparaît pas innocent, mais je peu me tromper) comporte un risque réel pour l’unité, l’avenir, de notre CGT. …
Ceci nous n’en avons pas le droit ! Surtout dans la situation sociale économique faites aux salariés aujourd’hui !
Il faut continuer de nous expliquer sur la nécessité d’un retour aux fondamentaux , et souhaiter que la majorité des délégués, nous livrent à l’issue de ce 49éme congrès, un document ou la révolte, la (saine) colère, l’indignation, mais aussi l’unité et la fraternité, l’humanisme ; seront à la fois moteur et carburant des nécessaires luttes …ensemble…tous ensemble !
Camarade tu poses la question Qui est prêt a se révolter ?
J’y reponds
MOI ! ce n’est pas du courage mais un grand désespoir !!!!!!!!( ou un espoir de justice)
Panchovilla
Je suis en complet accord avec cette remarquable intervention dont le fil conducteur est Marx.
Nombre de dirigeants de la CGT ont oublié Marx quand d’autres l’ignorent tout simplement.
Résultat ces camarades utilisent les outils, les mots sont des outils, de l’ennemi. Ennemi est-ce un gros mot ou une réalité ? il n’y a qu’à poser la question à l’entourage des salariés assassinés de France télécom par exemple.
Dpuis 68 les capitalistes et leurs alliés objectifs, les libéraux libertaires et autres sociaux démocrates, nous ont lobotomisé au bulldoser. Ne pas abdiquer, ne pas ceder quitte à pratiquer l’apnée, voilà la méthode.
Je crains que trop de camarades aient respirer, à l’insu de leur plein gré, l’air ambiant.
Il faudra bien revenir au point de bifurcation, là où nous avons céder sur les mots, sur l’idée, repenser avec Marx car comme dirait l’autre c’est toujours une idée neuve.
Bonjour,
Quelqu’un peut-il me donner les règles qui ont prévalu pour la désignation des délégués ? Ou, plus complètement, me dire où on peut les trouver.
Comme pour les dons aux assos,aux partis politique ,etc...je suis contre ces crédits d’impôts ; qui font supporter à la collectivité nos opinions ou engagements ; qu’elle ne partage pas forcement !
Cotisations syndicale en soldes, ou est la conscience ...de classe ?
On le voit sur ce forum ,le montant de la cotise fait problème.Dans la chasse (sélectives)aux niches fiscales en cours,que se passerait’il si sarko et cie décidait de supprimer celle -ci ?
Et notre indépendance, on lui fait un pied de nez ?
Je découvre dans ce forum qu’il existe des listes indecosa-CGT contre la CNL !!! Je suis syndiqué à la CGT, habitant d’1 HLM, pas adhérent à la CNL mais j’ai toujours voté pour elle car je n’ai rien à lui reprocher et c’est la seule assoc que j’ai vu se bouger sur les revendications de locatires avec notamment 1 service juridique sérieux (et qu’on ne battit pas en quelques années). Tous les locataires ne sont pas des salariés, ce fait à lui seul me semble justifier l’existence d’1 confédération de locataires. Après les salariés syndiqués peuvent avoir 1 double casquette et utiliser leur expérience des luttes dans les 2 domaines. Je crains aussi que le logement ne soit pas assez traité à fond dans 1 structure basée sur le problème de la consommation. Evidemment les UL ou UD peuvent ponctuellement apporter leur ressource militante et inonder de tracts au moment des élections, mais il me semble que les structures de la CGT, à tous les niveaux, ont bien d’autres chats à fouetter et d’authentiques adversaires à combattre ailleurs (quand on se présente à 1 élection contre quelqu’un on est son adversaire). J’habite en région parisienne, ce qui me préserve sans doute parfois d’expériences en province un peu hasardeuses.
Les syndiqués ont une image de la CGT qui se résume le plus souvent à leur syndicat d’entreprise et à la confédération qu’ils connaissent à travers les médias. Les autres instances de la CGT sont peu présentes, voire totalement absentes, dans leur esprit. La multiplication de ces instances et leur absence réelle de lisibilité quant à leurs missions, leurs rôles, leurs actions ne facilitent guère la cohésion et l’adhésion.
Le syndicat d’entreprise
Les salariés recherchent un syndicat proches d’eux, de leurs problèmes. Le rôle des syndicats d’entreprise, moteurs du syndicalisme, doit donc être renforcé et valorisé. De la base émanent le dynamisme et l’action.
La CGT internationale
Il est essentiel de donner toute sa place à cette instance et de la doter d’une véritable force notamment au niveau européen. Face aux décisions de Bruxelles, aux systèmes financiers, aux externalisations en masse, nous devons unir nos forces syndicales et revendiquer collectivement pour un autre monde du travail. Seule une CGT internationale puissante permettra à la CGT nationale d’exister vraiment.
La CGT « territoriale »
L’heure est au régionalisme, nous dit-on. Pourtant cet échelon territorial n’est absolument pas pertinent au niveau syndical. Alors que les salariés réclament un syndicat de proximité, nous leur proposerions des élus CGT encore plus éloignés de leur lieu de travail. Ne soyons pas tentés de copier les élus politiques. D’ailleurs, sont-ils des modèles à suivre ? Comment travailler efficacement et avec réactivité auprès des salariés si la Cgt se régionalise ? C’est tout simplement impossible.
Au contraire, nous devons renforcer nos CGT locales. Les doter de vrais moyens matériels et humains pour fonctionner. Il faut toutefois repenser la CGT locale. L’échelon communale, voire intercommunale, n’est bien souvent plus en adéquation avec les bassins d’emplois (857 UL pour plus de 36000 communes). Je partage l’avis de privilégier les zones industrielles, artisanales, commerciales, administratives, parcs d’activités, … Les expériences menées en ce sens s’avèrent réussies. Mais surtout, nous devons veiller à ce que les travailleurs isolés soient intégrés.
Les missions des CGT locales se recentreraient sur 1/ l’aide à la création de syndicats d’entreprise (logistique, juridique, administrative…) 2/ les échanges avec les syndiqués dans les entreprises 3/ favoriser le dialogue et les rencontres entre les différents syndicats d’entreprises appartenant à la même CGT locale 4/ soutenir les luttes et les revendications 5/ diffuser les informations 6/ les élections au sein des entreprises
La CGT départementale se recentreraient sur 1/ la coordination des CGT locales 2/ la diffusion des informations 3/ l’organisation des mobilisations 4/ la formation syndicale 5/ les prud’homales 6/ l’organisation de groupes de travail sur les thèmes intéressant les salariés.
Les fédérations
Elles devraient toutes être présentes au niveau des départements, auprès des salariés. Mais les moyens étant très inégaux d’une fédération à l’autre, une réorganisation s’impose. La difficulté consiste à rééquilibrer les fédérations sans pour autant léser un secteur professionnel. Il serait grand temps par exemple que les trop nombreuses fédérations de la fonction publique ne constituent qu’une seule et même fédération. Quelques autres propositions : fédérations des activités maritimes/pêche, activités postales, agroalimentaire, banques/assurance/secteurs financiers, commerce, construction/bâtiment/travaux publics, énergies/environnement – intérim/travail précaire/travailleurs privés d’emploi, industrie/artisanat, social/santé, transports, chimie, étudiants salariés/apprentis , recherche/enseignement/formation, édition/communication/information, services aux personnes et aux entreprises, loisirs, informatique/télécommunications, culture et arts, automobile
Je prône une ouverture élargie de toutes les instances syndicales à tous les syndiqués. Finissons-en avec le cloisonnement, les décisions à huis-clos, l’absence d’informations. Nous devons tous faire un effort et cesser de s’accrocher à nos places d’élu-e. Commençons par partager nos richesses et tout le monde y gagnera.
Compte tenu des lourdes conséquences des attaques, passées et à venir, contre la Sécurité Sociale, il nous semble que la nécessité de sa reconquète devrait être un des objectifs centraux et particulièrement mis en avant de ce Congrès.Et ce pour ses 3 branches : maladie, famille, vieillesse.
HEURES SUPPLEMENTAIRES DIFISCALISEES. QU ELLE EST LA POSITIONS DE LA CGT ?
DESTRUCTIONS DES CREATIONS D EMPLOIS ET PLUS DE CONTRATS PRECAIRE ; REMISE EN CAUSE DES NEGOCIATIONS DES SALAIRES ? FRAGILISATIONS DE NOTRE SYSTEME DE PROTECTION SOCIAL.
VRP OU PAS ?
Bonjour,
Notre Union Locale, celle de Chambéry en Savoie, vient de tenir son congrès, les 5 et 6 Novembre derniers.
Les congressistes ont souhaité attirer l’attention du Congrès Confédéral sur une injustice en matière de cotisation syndicale : les syndiqués qui paient des impôts peuvent déduire 66% de leur cotisation annuelle.
Ceux qui ont le moins de revenus paient l’intégralité de leur cotisation.
De ce fait, un salarié au SMIC paiera plus cher pour adhérer à la CGT qu’un salarié qui perçoit 2 500 € nets par mois.
C’est pourquoi les congressistes Chambériens suggèrent de demander un crédit d’impôt égal à 66% de la cotisation pour les syndiqués exonérés d’impôt.
Pour l’UL de Chambéry, Max CUAZ.
Le développement d’Internet bouleverse le rapport à l’information en permettant un accès immédiat et multiple à celle-ci. La presse écrite se révèle insuffisante désormais et ne pourra être réellement performante qu’en évoluant vers l’édition multimédia.
Nous devons mettre en place une complémentarité entre l’information confédérale et celle des organisations fédérales et territoriales et favoriser une plus large diffusion de Ensemble. L’organisation d’une meilleure articulation entre les médias confédéraux (tant papier qu’électronique), le site Internet existant (200 000 visites par mois en moyenne) et le futur Intranet, permettant ainsi la prise en compte de l’impact des nouvelles technologies de l’information sur les militants, les syndiqués et le grand public.
Le rapport entre ces deux supports doit être complémentaire, à condition que l’on tienne compte de leurs spécificités : à Internet, la quotidienneté, les nouvelles brèves, les dépêches, le contenu multimédia, les dossiers pédagogiques et quelques contenus payants (services)... Pour la presse écrite, les dossiers de fond, l’analyse fine et la fourniture d’outils. Il nous faut un débat sur l’évolution des médias dans la stratégie de communication de la confédération, pour se donner de vrais moyens, pour occuper le terrain de l’information/communication, tellement essentielle pour la bataille des idées, si bien menée par le gouvernement et le Medef.
La commission de la CGT FAPT 33 préparatoire à l’analyse du document d’orientation du 49ème congrès confédéral tient à faire ces premières remarques :
Le document est très complexe à lire et à analyser ce qui est contraire avec les objectifs de syndicalisation de masse et de défense des intérêts de classe.
Le document est en manque de rappel des valeurs que porte la CGT, à savoir :
Lutte de classe
Défense du code du travail et des conventions collectives
Défense des services publics
La commission CGT FAPT 33
CHEVROT Pierre
LAVAUD Jean Pierre
LOPEZ Louis
MALBEC Alain
Nous avons su surmonter les difficultés rencontrées pour la mise en place de Cégétise et nous pouvons nous en félicité, à la lecture du rapport financier présenté au 49 ème congrès. On doit pouvoir apporter des modifications à des dispositions qui seraient de nature à élargir le nombre des adhérents.
Adhérent depuis les années 50 et toujours militant depuis. J’ai connu le temps ou la cotisation syndicale CGT était basée sur une heure de salaire. C’est à dire avant 1972, année ou a été décidé la mise en application du taux de la cotisation syndicale CGT basée sur 1% du salaire net. Nous sommes en 2009 (27 ans après) et son application est loin d’être optimum. Il doit bien y avoir une raison ? Certains camarades prétendent que ce débat ne présente pas d’intérêt. Tout en reconnaissant toutefois, que de nombreux salariés adhèrent parce qu’ils rencontrent des difficultés avec leur employeurs (merci Mrs les patrons) (Laurent le 30/10). Tant qu’à ceux qui ne disent pas que c’est la cotisation qui est trop cher, ils ont leur fierté, et au cas ou ils manqueraient d’argument, il ont juste à trier dans le tas (politique ; confort des militants…….ect)…) Toutefois, quelques chiffres historiques de comparaison méritent de retenir notre attention : Avant 1972 : 40 heures hebdomadaire – 168 heures mensuel Salaire mensuel : 1000 euros / 168 heures = 5,95 euros l’heure de salaire En 2009 : 35 heures hebdomadaire – 147 heures mensuel Salaire mensuel : 1000 euros / 147 heures = 6,80 euros l’heure de salaire. Cotisation actualisée en 2009 : 1000 euros x 1% = 10,00 euros au lieu de 6,80 euros – différence + 47% 1970 : 2 330 000 adhérents - 2007 : 655 200 adhérents À l’occasion il serait bien venue que ceux qui considèrent ces différences comme une banalité imagine qu’ils ne représentent peut-être qu’une partie seulement des environ 4% des salariés adhérent à la CGT sur un ensemble des 10% des salariés syndiqués, toutes organisations confondues. Ce débat qui peut paraître un peu réducteur est important, dans la mesure où nous voulons privilégier un syndicat de masse et non pas un syndicat intimiste de camarades favorisant des préjugés dignes de l’ambiance du front populaire en 1936 (ou 1946 : 3 900 000 adhérents). Pour avoir eu l’occasion d’en discuter à de nombreuse reprise à différents niveaux de notre organisation. J’ai observé que c’était souvent les militants de la région Ile de France qui semblaient considérer qu’une remise en cause du 1% ne se justifiait pas. Dans le même temps aussi, j’ai eu l’occasion de remarquer qu’elle faisait partie des régions qui ont connue une dégradation de leur effectifs les plus importantes et si l’on comparait avec le nombre de salariés concernés dans la même région à 20 ans d’intervalle ce serait encore plus révélateur. (A 80 ans tout à l’heure) je me rappelle qu’il fût un temps, ou on avait l’habitude de dire, à tort ou à raison, que le dynamisme des actions d’envergure nationale partaient souvent de la petite couronne de la région parisienne. A priori ce n’est plus aussi évident. Il faudra bien un jour disserter simplement avec lucidité et objectivité sur l’influence réelle de la cotisation syndicale sur les objectifs de renforcement du nombre des adhérents en général et aussi sur celle des retraités en particulier. Dans ce domaine, je m’associe totalement aux observations développées dans le message du camarade André Bonnemaison le 2/11 sur la différence du taux des cotisations, si l’on paye ou non des impots. D’autre part, il est anormal que la représentation des retraités fasse l’objet de restrictions dans le calcul du nombre des mandats de représentant aux congrès, (ce qui peut éventuellement se justifier), et que cette distinction ne soit pas prise en compte pour le taux de la cotisation par exemple. Voilà beaucoup plus de 20 ans que je faisais partie de ceux qui regrettaient qu’un syndiqué ou qu’il soit, ne reçoive pas régulièrement avec le règlement de sa cotisation, le journal (l’organe) de son syndicat au même titre que ce qui se fait dans la plupart des associations normalement constituée. Pour être un adhérent à part entière, il fallait souscrire un abonnement à la « Vie Ouvrière » ou à « Antoinette » et par la suite à la « NVO ». Et pour ne rien arranger les retraités qui recevaient le journal « Vie Nouvelle » dans le cadre de leur cotisation, l’ont perdue ou sont menacés de le perdre. L’objectif de la syndicalisation des retraités doit être de parvenir à sensibiliser le plus grand nombre de ceux-ci. Cela ne peut se réaliser qu’à partir de la mise en œuvre du maintien d’une relation permanente ce qui est maintenant possible avec la publication de « Ensemble » (Il en aura fallut du temps) Personnellement, je ne suis pas attiré par le grattage de tickets de loterie ou autre loto… pmu……, auquel il est fait allusion à plusieurs reprises dans les messages. Toutefois, je me garderais bien de porter quelque jugement que se soit sur ceux, qui par ce moyen, garde l’espoir de pouvoir un jour s’offrir les vacances ou le voyage dont il rêve depuis toujours, ou encore essayé de satisfaire à leur volonté de venir en aide à un enfant ou petit enfant qui traverse une période particulièrement difficile. Je considère que mettre en évidence cet argument est totalement déplacé. En ce qui concerne la communication par le web, attention à ne pas marginaliser ceux qui ne dispose pas des moyens techniques pour y accéder et ne soit pas contraint à plus ou moins long terme de consentir à un service payant pour être informé. Il faut que ce nouveau moyen de communication vienne en complément de ce qui existait avant et qui peut encore être amélioré et non à une remise en cause, à l’exemple de ce qui se met en place à la poste et ailleurs.
La stratégie cela veut dire envisager des moyens pour arriver à des fins. Les moyens peuvent-ils être en contradiction avec les fins ? Comment avec des conceptions floues, fausses ou biaisées, peut-on avoir une analyse juste, et agir sur la société que l’on veut rendre moins injuste ?
Sans doute est-il nécessaire de parler la langue de tout le monde pour être compris et favoriser l’émergence d’une conscience de classe, bien entendu à partir de la lutte des classes. La Cgt dans son ensemble est attentive aux effets négatifs de la sémantique : ainsi, l’expression partenaires sociaux fait courir le risque de gommer l’antagonisme de classe, celle de plan social au lieu de licenciements efface le conflit, de même que dialogue social au lieu de négociation, il n’y a plus deux camps opposés mais deux partenaires qui peuvent s’entendre dans un même but.
Pour ce qui concerne le « DEVELOPPEMENT HUMAIN DURABLE », expression que je viens de rencontrer pour la première dans le document de préparation du 49e congrès, en va-t-il de même ? Ai-je loupé une marche, ou cette expression était-elle déjà présente dans les documents de la Cgt ? Sinon, je trouve que le temps de réflexion sur une idée complexe nouvelle entre septembre et fin novembre, est bien court, même si c’est statutaire.
Je remarque l’emploi à répétition de cette locution (six fois dans la première partie). Elle commence d’ailleurs à se généraliser maintenant dans les discours des premiers responsables de la Cgt (Humanité du 16.11.09, interview Le Digou, Nasser Mansouri, où est évoqué leur livre portant sur « 10 propositions pour sortir de la crise ». Si le titre porte sur le « développement humain durable », je m’étonne que ces propositions ne reprennent pas le terme de « durable » pour une issue à la crise systémique du capitalisme mondialisé et financiarisé. Ca me paraît pour le moins en décalage avec « un développement humain durable » qui ne peut avoir lieu dans un système instable, avec une crise sans précédent et qui semble elle « durable »).
Pour ma part, je préfèrerai l’emploi des mots EMANCIPATION HUMAINE qui sont plus clairs. D’autant que la notion « Développement durable » est déjà porteuse d’ambiguités et qu’en rajoutant « humain » on ajoute de la complexité à l’ambiguité.
Ces nouveaux termes, employés dans la presse à tire larigot, (La Croix parle même d’emploi durable ; c’est ce qu’on appelait un emploi à durée indéterminée !) sont pour une part un effet de mode, facile mais pas innocents. Au départ, ils ont été employés par l’ONU (il y a une dizaine d’années) et ratifiés consensuellement par l’ensemble des Etats, donc des gouvernements. Bien sûr, ils sont restés lettre morte. Je doute donc de l’efficacité d’une formule aussi abstraite et consensuelle. Les concepts LUTTE DE CLASSE ou EXPLOITATION, n’ont jamais été repris par aucun patron, ni Etat capitaliste. Ce n’est pas récupérable. Et ils sont fondés par une philosophie qui a longtemps donné une ossature à la réflexion du mouvement ouvrier.
Par ailleurs, transformation sociale succède à révolution un peu partout en général. Soit, encore faut-il être clair quant à une rupture nécessaire avec le mode de production actuel pour assurer ce « développement humain durable ».
L’idée de développement ou « l’idée abstraite de progrès comme passage régulier et spontané de l’inférieur au supérieur dans l’histoire » a été largement critiquée par Marx. En général, raisonner en termes de progrès ou de développement ne démontre jamais rien mais peut seulement aider à raisonner logiquement. Ce que l’on appelle « développement historique », par exemple, est une construction qui partant de ce qui est examiné à un moment donné, envisage l’évolution passée comme des étapes y conduisant. On reconstruit un déterminisme, alors qu’il y avait une pluralité de possibles. L’idée de développement conduit à poursuivre l’état de choses existant. Je cite Marx, « il est antidialectique, antiscientifique, théoriquement inexact de se représenter l’histoire universelle avançant régulièrement et sans heurts, sans faire quelquefois de gigantesques sauts en arrière ». Ca veut dire que ce n’est ni continu, ni durable. L’idée de développement élimine aussi l’utopie qui fait rupture, qui n’est pas dans une continuité mais ouvre sur autre chose.
Par ailleurs il n’existe qu’un« inégal développement », à savoir un processus complexe marqué par des mouvements divers : tout ce qui compose le réel, pensées incluses, ne se développe pas en même temps, à la même vitesse et de la même façon.
Au risque de me répéter, je me permets de rappeler que le « développement humain » ne peut être envisagé seul indépendamment des rapports sociaux de production qui l’entravent ou le favorisent, l’ensemble formant le mode de production qui est conforté par des institutions et des idéologies. En d’autres termes, dans la société capitaliste, le niveau de technologie, de connaissances scientifiques, de formation professionnelle, etc. peut être important, mais le développement en faveur de l’humain est freiné par la spéculation, la recherche du profit immédiat, etc. Ce « développement » des travailleurs supposerait notamment la liberté et l’égalité, exigences qui viennent avec la conscience de classe (à acquérir) et ont pour moteur, la lutte de classes (celle-ci étant une réalité objective, qu’on en est conscience ou pas). Cela signifie que le « développement humain » suppose une rupture dans le mode de production, le système capitaliste, pour permettre le développement de toutes les forces productives, et ne peut pas connaître un développement continu dans la société actuelle.
Donc, un développement donné de forces productives (matérielles, outils, capacités manuelles et intellectuelles des salariés) appelle tendanciellement des rapports sociaux qui lui correspondent. Et je trouve que la nécessité de sortir du système capitaliste n’est pas assez mise en évidence par rapport à ce fameux « développement humain durable » ou pas.
Sur l’émancipation humaine, j’ajoute que pour Marx : « … le royaume de la liberté commence seulement là où l’on cesse de travailler par nécessité et opportunité imposée de l’extérieur, il se situe donc, par nature, au-delà de la sphère de production matérielle proprement dite. » Il y aura toujours un « le royaume de la nécessité. » mais « C’est au-delà que commence le développement des forces humaines comme fin en soi, le véritable royaume de la liberté qui ne peut s’épanouir qu’en se fondant sur l’autre royaume, sur l’autre base, celle de la nécessité. La condition essentielle de cet épanouissement est la réduction de la journée de travail. »
C’est pour cela que Marx se prononce pour la réduction du temps de travail dès son époque comme condition de l’épanouissement des femmes et des hommes. Il faut travailler certes, mais le moins longtemps possible, dans les conditions les plus dignes.
Et économiser ses forces humaines, comme désormais il faut économiser les ressources énergétiques naturelles. C’est là que l’on peut rejoindre les préoccupations écologiques, « économiser les ressources énergétiques de la planète », pour le reste, le travail, l’émancipation humaine, nous n’avons pas besoin de reprendre les formules creuses en vogue. Rappelons que les écolos font leurs meilleurs scores dans les villes auprès d’une population aisée, reprendre leur vocabulaire sans discernement ne nous rendra pas plus proche de la plupart des salariés.
Donc, pour allier liberté et nécessité, il nous faut lutter pour « travailler tous mais moins », dignement et avec des ressources décentes.
Violette Piazza Syndicat Retraités Métallurgie Paris
Débats préparatoires
Procès-verbal de l’assemblée de syndiqué(e)s du 14 octobre 2009. Structure syndicale : Union Locale de Romorantin 41200 Union départementale :Loir et Cher. 41
Nombre de syndiqué(e)s réuni(e)s:10(7 syndicats). Contribution au débat :
Les camarades réunis ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis du document d’orientation. Ils considèrent que depuis le 45ème congrès de la Cgt, il y a un écart entre les expressions confédérales, certaines fédérations et les attentes des militants à la base. Le document d’orientation du 49ème congrès de la Cgt en est une illustration. Ce document est en total décalage vis-à-vis du quotidien des salariés et de leurs attentes. Ce document devrait être utile aux syndiqués et militants hors il est inaccessible. Pourquoi, ceci est une véritable question qui interpelle les militants ? Ce document n’est pas attractif, pas revendicatif, ce qui interroge sur les rédacteurs et sur la finalité d’un tel document qui rebute les syndiqués. (Certains militants s’interrogeant sur leurs appartenances à la CGT) Le rapport d’activité se situe dans le continuité et omet de citer nombre de luttes Cgt importantes depuis le 48ème. D’ailleurs le terme lutte de classe, qui n’a jamais été autant d’actualité, n’est jamais évoqué. Le syndicalisme de classe serait il mort ? Les représentants des syndicats présents, qui sont confrontés dans leurs « boites » à des attaques perpétuelles du patronat et des autres organisations syndicales souvent, ont exprimé leurs refus de travailler à la rédaction d’amendements sur un document pratiquement verrouiller, technocratique et qui serait à réécrire. Cependant 2 paragraphes méritent une réécriture, le 1-47 et 1-99 à moins que la Cgt soit pour la cogestion des reculs sociaux. Il est dommageable que la Cgt à l’occasion de ce 49ème congrès ne sorte pas avec une orientation revendicative offensive au vu de la situation sociale. Mettre nos revendications en adéquation avec les attentes sociales des salariés.
Le secrétaire de l’U. L. CGT de Romorantin
La CGT, c’est les syndicats et les syndiqués, les structures étant là pour les soutenir ! Dans un monde du travail qui conduit des salariés à ce tuer, ne doit on pas appeler à rentrer en résistance ?
Depuis plusieurs Congrès, la CGT a l’ambition d’apporter un certain nombre d’évolutions à son fonctionnement interne, à tous les niveaux. Faire de chaque syndiqué un acteur et un décideur, avoir une qualité de vie syndicale permettant de faire vivre pleinement la démocratie...nous avons été beaucoup à prononcer ces voeux et tenté de les transformer en réalité, tout cela non pas pour que nous nous fassions plaisir mais pour avoir des outils syndicaux bien plus à même d’avoir une bonne activité revendicative et de mener des luttes plus rassembleuses donc plus efficaces. Force est de constater que nous avons peiné à vraiment améliorer la qualité de la vie syndicale. Les difficultés que nous avons en terme de syndicalisation - malgré les 40 000 adhésions en 2009 qui ne font quand même pas le compte - ne tiennent-elles pas en bonne partie de l’image que nous donnons trop souvent d’une organisation qui n’a pas forcément besoin d’ahérents ? Trop peu de syndicats tiennent congrès régulièrement alors que la moindre association de quartier type loi 1901 (ce que n’est pas un syndicat) a l’obligation de tenir une assemblée générale annuelle avec compte-rendu d’activité et approbation des comptes. Ne voit-on pas encore trop de syndicats dont les dirigeants sont perpétuellement renouvelés dans leur mandat sans le moindre débat ? Certes, pour tenir un congrès, il faut être plus que 2 ou 3, ce qui pose vraiment la question du nombre d’adhérents nécessaire pour consituer un syndicat, avec un secrétaire, un trésorier, un responsable à la formation syndicale... Il serait peut-être intéressant,à l’occasion d’une future enquête d’opinion, de pouvoir faire s’exprimer les salariés quant à l’image qu’ils se font d’un syndicat d’entreprise, ou d’une organisation de la CGT, et du pourquoi ils n’éprouvent plus plus l’envie ou le besoin d’y adhérer. Ne pensent-ils pas trop souvent que les CGTistes qu’ils côtoient sont de bons spécialistes, souvent "au top" dans les négociations ou pour porter le cri de protestation, et que finalement eux-mêmes n’ont pas besoin de s’impliquer personnellement dans l’activité syndicale, ce qui ne peut que les conforter par ailleurs dans une attitude de simple observation. Il me semble que la résolution n°4 du document d’orientation propose des pistes sérieuses et précises pour nous permettre d’évoluer sensiblement. Si elles sont adoptées par les congressistes, comme je l’espère, elles vont engager toutes les organisations de la CGT, en plus bien sûr des syndicats, à mettre en route un processus qui en lui-même nous fera faire des progrès importants dans notre vie syndicale.
Les militants de notre génération ont la grande responsabilité de laisser à ceux qui vont suivre une CGT vraiment bien adaptée aux défis qui sont devant nous, comme avaient su le faire nos prédécesseurs.
Salut camarades,
Nos camarades de la Fédération Nationale des Personnels des Organismes Sociaux portent cette revendication légitime.
Soit certain que ce sujet a été au coeur de leurs actions revendicatives en 2009 et sera donc pour le bien de tous les salariés et futurs retraités femmes ou hommes un combat à la hauteur de l’enjeu sociétal que représente l’AGFF : la retraite à 60 ans.
Militant CGT Organismes Sociaux
Je ne peux pas etre d’accord si à la finale on doit remettre certains regimes particuliers en cause ; mais si nous devons faire avancer tous les regimes en retard alors oui .
Mais je crains que le pouvoir imperialiste actuel avec des majorites reactionnaires comme nous les connaissons ( UMP ET AUTRES soit dit DEMOCRATES ) s’engouffrent dans l’ouverture pour faire reculer les regimes plus avantageux que certains travailleurs ont Les fameux defenseurs des retraites qui inondent les boites aux lettres avec leurs sondages tendentieux vont en profiter pour faire reculer les retraites les mieux lotties mais ne toucherons pas aux retraires des ministres et autres presidents ou generaux
Autre proposition : la CGT ne fait pas assez voir dans les en-têtes de ses revues et tracts qu’elle est adherente de la CES et de la CIS ; d’autres confederations en font parties et ne devraient pas etre à cote de la CGT mais avec dans une fede UNIQUE
Attachés aux valeurs de démocratie et de solidarité promues par la CGT, nous regrettons profondément la forme du document d’orientation/ résolutions. Nous nous posons aujourd’hui la question du nombre de syndiqués qui seront allés au terme de cette lecture. Pour ce qui nous concerne, ce document envoyé à tous nos membres n’a pas suscité un grand intérêt compte tenu du peu de retours. L’avis général, après échanges, renvoie à une difficulté à lire ce document d’orientation et à y trouver une ligne directrice. Nous déplorons la forme de celui-ci qui par son caractère redondant, ses déclarations d’intention sans réelle déclinaison politique, en fait un texte peu captivant, décalé de notre réalité quotidienne de syndiqué et peu combatif dans son expression. Nous regrettons d’avoir à faire ce constat qui nous amène aujourd’hui à écrire cette contribution ; nous aurions préféré produire des amendements sur un texte plus précis aux repères clairement identifiables porteurs d’une CGT combative ancrée dans le réel. Une interview de Bernard Thibault dans le numéro d’octobre du mensuel » ensemble » était consacrée à la préparation du 49° congrès et s’intitulait :« à chaque syndiqué son débat ».Force est de constater que cette intention généreuse est battue en brèche, selon notre analyse, par une réalité plus abrupte : le débat souhaité a laissé place à une expression restreinte liée à la difficulté de commenter un texte trop conceptuel, décalé de notre réalité syndicale. Un document plus court, avec une expression simplifiée, sans rappel d’une analyse politique dont nous sommes régulièrement avertis, aurait été préférable.Il aurait pu se constituer d’une version expurgée des résolutions qui aurait permis aux syndiqués de se positionner de suite. Nous ferons ce qui nous est possible sur ce texte peu combatif, qui dans sa forme pourrait creuser un fossé entre les exégètes, auteurs et participants à l’élaboration de ce document, et les syndiqués de base. Nous continuerons à mettre en avant dans notre démarche syndicale les valeurs de la CGT, espérant que celles ci se retrouveront dans le document final qui sortira du 49° congrès.
Pour le Syndicat CGT du Conseil Général de Loir et Cher, Son secrétaire général, Ph.Declerck
Salut " Coco"
Je suis de ton avis, sur ce document et sur les "orientions", si j’en juge par le contenu de ce forum, nous sommes loin d’être les seuls !
La démocratie syndicale c’est le droit et le devoir pour tout les syndiqués d’avoir la possibilité, les moyens d’étudier, de réfléchir, de proposer, d’amender. Or pour ceci, il faut que chaque syndiqué soit en possession de ce document ; puisse se faire une opinion !
Est-ce le cas ?... Non (très) loin delà ! Que ce document soit accessible à tous ; est ce le cas ?...Visiblement non !
Dans ces conditions, je ne pense pas que les règles de la démocratie syndicales soient totalement mises en œuvre !
Dans un précédent envoi j’exprimais l’idée qu’ "Ensemble" AURAIT pu sortir en n° spéciale publiant au moins les propositions de résolutions… ! Le n° 22 de novembre (reçu le 12) contient un encart certes bien présenté….mais qui n’est qu’un pâle ersatz du document original ! Une coquille vide, qui renvois au site sur le net…merci pour ceux qui ne possèdent pas ce média ! Et puis encore… la date limite de réception des amendements était : le 10 novembre !!!! (Supplément au peuple 1688)…
De qui se moque-t-on ?
Ces propos ne visent pas un camarade ou un groupe de camarades, (je ne me trompe pas d’adversaire) mais à améliorer nos pratiques de directions, notre vie démocratique à tous les niveaux de la CGT. !
Il faudrait ajouter comme revendication, la reconduction de l’ AGFF qui devrait disparaotre en 2010.
Des milliers de salariés seraient contraint ( sans se renouvelement) de poursuivre le travail après 60 ans
retraité de 65 ans
Aujourd’hui, 46% des étudiants exercent une activité salariée. 75% en ajoutant les saisonniers estivaux. 600 000 jeunes travaillent en alternance. Ces salariés rencontrent des problèmes spécifiques liés à leur statut. De plus, leurs situations financière et professionnelle se révèlent souvent précaires.
Par la création d’une fédération des étudiants salariés et des apprentis, la CGT prendrait toute sa place auprès de ces travailleurs vulnérables. Elle oeuvrerait à la reconnaissance de ces catégories salariales en leur offrant des outils pour se défendre, revendiquer, négocier, réfléchir... Et par ce biais la syndicalisation des jeunes actifs serait facilitée lors de leur " premier véritable emploi ".
tout a fait d’accord
mais la conjoncture la baisse du pouvoir le malaise social et le manque de dynamisme de certains secretaires et la demande de resultat d’avancees socales ne nous poussent pas a demander aux salarieé d’adherer
les collectivites sont endettees les depart en retraite pas remplaces les CCD pas reconduit economies economies mais uniquement sur les grades C Toujours la base !
Eoute oui Nos action et avanceés sociales restent faibles, ilfaut obtenir plus et vite les collegues demandent des resultats et nous leurs devons ça C’est necessaire pour maintenir le cuhesion du groupe communiquer simplement et clairement.
Alors nous restons mobilisés et motives mais nous voulons plus et nous ne pouvons accepter de telles situations.
j’ai du faire beaucoup d’efforts pour lire l’integralité du document d’orientation et résolutions qui servira de base à la discussion du congrès Reconnaissons qu’un tel document n’estpas fait à l’intention du plus grand nombre mais réservé aux intellectuels du syndicalisme Pour ma part qui pensais trouver un document mobilisateur qui engage à passer à l’action je suis resté sur ma faim il y est souvent question de négociation mais force est de constater qu’elles ont souvent conduit à des reculs des exemples : abandon des 37ans et demi qui repousse de plusieurs années l’âge de départ avec une retraite à taux plein La fin des régimes spéciaux aprés un coup fourré du secrétaire général alors que l’action se développait. Au nom de l’égalité, le gouvernement mettait tout le monde au régime général et voici que l’on revendique une maison de retraite (revendication sortie d’on ne sait quel chapeau). Une telle revendication ne rendrait - elle pas service au MEDEF et au pouvoir à ses ordres pour mieux attaquer le régime général et la retraite par répartition. Si l’on ajoute les attaques contre la protection sociale (déremboursements, franchises, etc...) les privatisations, les délocalisations, les fermetures d’entreprises, le bilan est négatif. Faire un tel document sans que n’apparaissent les mots "lutte de classe" relève de l’exploit alors que jamais la lutte de classe n’a jamais été aussi vive que sous ce gouvernement. Ne pas dénoncer aver force le capitalisme sauvage qui remet en cause toutes les conquêtes acquises au prix de nombreuses luttes et le MEDEF qui déclare vouloir revenir sur toutes les conquêtes du CNR. Que nous restera-t-il à léguer aux générations futures si la CGT ne retrouve pas rapidement le chemin dicté par la "CHARTE d’AMIENS" dont elle fait toujours référence dans ses statuts
à part la révolution ( un peu d’humour !!!!) quoique... pourquoi ne pas rassembler ce que l’on appelle les isolés dans de réelles syndicats ou sections syndicales de zone... Par exemple sur une zone industrielle ou une ville un syndicat interpro des isolés rasseblant les syndiqués de toutes les petites entreprises .....
à travailler et à réfléchir.... je suis moi meme syndiqué dans une association ou l’on est deux syndiqués .... et je ne me sent pas isolé pour autant....
je pense que la mellieur facon d eviter le probleme que vous soulevez c est de s inpliquer dans les strutures qui s inplique dans le fonctionement de la C A M I E G comme dans toutes structrures de la C G T plus nous seront nombreux je pense mon tres cher camarade que la societe que tu souhaite comme moi sera peut t etre possible HASTA LA VICTORIA HERMANO
Marseille le 13 Novembre 2009
Les signataires de la présente contribution l’inscrivent dans le cadre de la réflexion du 49ème congrès de la CGT.
Nous tenons à réaffirmer le fait que nous voulons d’une CGT de lutte de classe et de masse. C’est pourquoi nous sommes pour l’abolition du salariat, pour la solidarité des exploités et leur émancipation.
Nous ne partageons pas non plus une grande partie des orientations proposées par le document préparatoire qui laisse une trop grande place à la négociation et ne met pas au coeur de la construction d’un rapport de force la question des luttes. Nous en avons vu l’exemple avec les quelques journées d’actions éparses et démobilisatrices du 1er semestre 2009. Le document laisse à penser que cette stratégie a permis de nombreuses avancées et d’infléchir la politique du gouvernement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne partageons pas ces observations. A titre d’exemple, nous sommes passés à Marseille de 300 000 manifestants en avril à 3000 en juin. Quelle est la responsabilité de la stratégie dans cette démobilisation ?
En effet, l’explication de la crise montre une analyse de la société qui n’est pas la nôtre. La crise est la conséquence du système capitaliste lui-même. Ce n’est en aucun cas une dérive comme laisse à penser le document.
La conséquence de cette analyse est une orientation de cogestion. La proposition d’intervenir dans les Conseils d’Administration est symptomatique. Notre présence dans ces instances ne peut être utile que pour la prise d’information et pour porter la parole des salariés. En aucun cas nous n’avons à négocier les licenciements et autres plans sociaux.
De même, la proposition d’un Nouveau Statut du Travail Salarié ne nous convient pas. Il faut rejeter l’illusion d’une régulation par un NSTS qui serait, de fait, un abandon de toute forme de lutte collective contre les licenciements (individualisation des situations et des droits).
La notion de développement humain durable est caractéristique d’une volonté d’aménagement du système en place (le capitalisme) qui passerait par de « profondes transformations sociales, économiques et environnementales ». Il ne s’agit pas, dans le document d’orientation, de combattre le système en place mais simplement de l’améliorer. Au contraire, nous pensons qu’il existe des contradictions insurmontables dans ce système. De ce fait, la solution n’est pas de le réformer mais de le dépasser.
Nous regrettons l’absence dans le document d’une dénonciation de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) en tant que privatisation des missions de l’État. Il nous semble impossible de construire une convergence des luttes pour la défense de l’ensemble des services publics sans prendre en compte cette attaque globale et cohérente que représente la RGPP. C’est un texte de renoncement et de recul alors que la situation objective porte les travailleurs à la radicalité.
Pour finir, nous rappelons des revendications qui, sans être une liste exhaustive, nous semblent être une base minimum sur laquelle nous devons créer le rapport de force par des luttes à la base que les structures de la CGT doivent impulser et coordonner dans une optique de convergence.
Retraite à 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles.
Réduction du temps de travail.
Arrêt de tous les licenciements.
Lutte contre tous les contrats précaires.
Régularisation de tous les sans-papiers.
Revenu minimum de 2000€ brut pour tous.
Un service public sorti et maintenu hors du marché et étendu à l’ensemble des besoins de la population.
Pour une Sécurité Sociale selon les principes d’unicité, d’uniformité et d’universalité, qua chacun
cotise en fonction de ses moyens et reçoive selon ses besoins.
Nous invitons les camarades de toutes les structures à discuter de cette contribution
CGT Hopital Nord Marseille - CGT Saint Louis Sucre Marseille - CGT PMA - CGT SFR Marseille - des militants du comité chômeur et précaire des quartiers nord de Marseille - des militants de la CGT action sociale Marseille - des militants de la CGT Hopital La Timone
INDECOSA CGT 44 Lucien Bertin
Depuis quelques semaines, l’association de consommateurs de la CGT, subit les attaques de certains de nos camarades CGT, qui sont aussi militants de la CNL.
Il y a de la place pour tout le monde dans le cadre des élections des représentants des locataires. Notre expérience de terrain auprès des salariés qui viennent nous voir dans nos permanences, y compris dans les quartiers où nous sommes présents, nous le prouve tous les jours.
L’association INDECOSA CGT est l’association de la CGT, ce qui n’est pas le cas de la CNL. Je partage les mêmes analyses que mes camarades d’INDECOSA CGT qui se sont exprimés sur le sujet, mais je voulais quand même apporter notre pierre dans cette réflexion globale, que nous avons au sein de notre association en Loire-Atlantique et vous expliquer comment notre association en est arrivée à présenter une liste chez un seul bailleur : Office Public HLM de la ville de Nantes ?
Beaucoup de salariés, nantais ou non, nous interpellaient : pourquoi INDECOSA CGT ne présente pas de liste chez les bailleurs sociaux alors que vous aidez beaucoup de salariés sur les questions de logement ? Nous avions alors répondu que cette question n’avait jamais été soulevée au sein de notre association départementale, sauf par quelque militant de l’association locale de Nantes.
En 2002, notre association départementale a essayé d’avoir un accord avec les représentants départementaux de la CNL. Malheureusement, certains membres de leur association locale, et particulièrement celle de Nantes, ont refusé cet accord proposé par l’Union Départementale CGT. A partir de ce moment, l’UD CGT de Loire Atlantique nous a soutenus dans notre démarche. Ce fût un geste politique fort de notre UD.
Nous nous sommes donc présentées seuls, comme prévu, aux élections des représentants des locataires en 2002. Quatre associations se présentaient pour seulement trois places au Conseil d’Administration. Notre participation a sûrement permis à des locataires de voter pour nous car ils se reconnaissaient dans la CGT.
Nous avons même été surpris du résultat pour notre première participation : 12,32%, pour INDECOSA CGT la CNL : 26,18 % la CSF 20,60 %. , CGL 15,18%, CLCV 25,73%, AFOC pas de candidat en 2002
Cela démontre bien qu’avec les deux listes CNL et INDECOSA CGT chez ce bailleur, nous avons pris des voix à la CLCV et à la CSF, mais pas du tout à la CNL.
Ces 12,32 % nous ont permis de pouvoir siéger au Conseil de Patrimoine, mais surtout dans les Conseils de concertation locative des agences de proximité, au plus près des locataires et des salariés.
Durant les quatre ans de mandat, nos militants ont apporté leurs réflexions sur nombre de sujet, plus particulièrement sur les réhabilitations dans les quartiers.
Aux élections de Décembre 2006, nous n’étions plus quatre mais CINQ associations à postuler pour toujours trois sièges.
Nous avons mené campagne comme en 2002 sur le terrain au contact des locataires. Avec un très GROS PLUS pour nous : l’appel de l’UD 44 et de l’UL de Nantes à voter pour la liste INDECOSA CGT, et l’aide des camarades CGT et de mon syndicat Nantes Métropole pour distribuer des tracts sur les 22 000 logements. Voici à titre d’information les résultats :
CLCV :24,24%, INDECOSA CGT : 20,42%, CNL 19,94% : CSF : 13, 98%, AFOC : 9,24%.
A notre grande surprise quand même, INDECOSA CGT est arrivée en 2è position derrière la CLCV, mais devant la CNL troisième, prenant ainsi la place de la CSF qui était présente chez ce bailleur depuis pas mal d’années. Et là encore, à l’analyse des chiffres, nous avons pris des voix aux trois associations traditionnelles, AFOC quant à elle, fait un bon résultat pour une première participation, la CNL perd sa 1ère place au profit de la CLCV ; ce qui démontre bien que notre liste INDECOSA CGT n’a pas écarté la CNL puisqu’elle siège toujours au Conseil d’administration, nous apportons un plus dans la défense des locataires.
De plus il faut savoir que depuis la transformation des offices HLM, la CSF est entrée de nouveau dans le conseil d’administration
Nous faire un procès d’intention n’est pas digne de camarades de la CGT et particulièrement pour ceux qui militent au sein de la CNL. On devrait lutter tous ensemble au lieu de nous quereller entre militants CGT. Le Logement doit faire partie intégrante de l’activité syndicale au même titre que les revendications syndicale , comme le pouvoir d’achat , les salaires, retraite, la défense des services publiques ect...
Je sais ce que c’est que d’avoir consacré toute une vie au service d’un idéal. Mais les faits nous démontrent, avec le temps, que notre époque n’est plus la même que celle que nous avons vécu, et nous en sommes souvent déçus.
C’est ainsi que dans l’Ain la C.N.L. (et les autres) vote les augmentations de loyer ou s’abstient, ce qui revient au même sur le résultat. Sauf récemment chez un bailleur où tous les représentants des locataires ont suivi INDECOSA-C.G.T. dans son refus argumenté de toute augmentation compte tenu de la situation de crise, à grave répercussion sur les locataires. (L’augmentation a été ainsi limitée à 1 % au lieu des 2 % proposés, puis 1,5 % calculés par le bailleur.)
Et quand les représentants des locataires votent contre l’augmentation des loyers à un C.A., ils s’empressent de voter le budget au C.A. suivant, (sauf INDECOSA-C.G.T.) ce qui revient à accepter, de fait, les hausses de loyer puisque le budget présenté est établi sur la base des recettes, augmentation des loyers comprise.
Pire encore, heureusement qu’il y a INDECOSA-C.G.T., seule hélas, pour s’opposer à la casse du service public du logement en votant contre le passage à la comptabilité commerciale d’un Office Public Municipal d’H.L.M., alors qu’il est actuellement sous la tutelle comptable du TRESOR PUBLIC, jusqu’au 31 décembre 2009, dernier rempart à la privatisation évidente !
Le coût de cette nouvelle comptabilité commerciale est nettement plus onéreuse qu’avec le TRESOR PUBLIC et l’équilibre du budget ne pourra se faire qu’avec des augmentations de loyers !
Quant au financement évoqué par d’autres intervenants, oui il existe. Et dans l’Ain INDECOSA-C.G.T., seule, en a revendiqué la revalorisation auprès des bailleurs pour obtenir le doublement du montant initial qui passe ainsi de 1 € à 2 € par logement pour l’un, (la CNL, comme les autres, en bénéficie) et 2.375 € de plus que les autres (de 2004 à 2009) pour chacune des associations ayant un élu (INDECOSA-C.G.T. et CNL !), pour un autre.
Chaque bénéficiaire le justifie comme il l’entend mais INDECOSA-C.G.T. le fait en menant des actions en direction des locataires, comme prévu par la loi S.R.U..
Mais il va de soi que pour INDECOSA-C.G.T., la priorité n’est que l’intérêt des locataires dont l’activité en leur direction n’est que le prolongement de l’action Confédérale en matière de logement, avec la spécificité INDECOSA-C.G.T.. Quant au gel des loyers évoqués, il faut bien comprendre qu’après le gel, il y a le dégel et les bailleurs sont autorisés à récupérer le manque à gagner, rajouté aux augmentations traditionnelles annuelles...... bonjour les dégâts !
C’est pourquoi il vaut mieux revendiquer un blocage pur et simple des loyers en situation de grande crise d’aujourd’hui, même s’il faut être très prudent dans nos positions, en tout cas tant que l’Etat ne participera pas plus à l’aide à la pierre, car il ne faut pas non plus bloquer les possibilités d’entretien des immeubles et les constructions nouvelles indispensables.
Mais chacun voit midi à sa montre et pour INDECOSA-C.G.T. le débat n’est pas de savoir ce que fait ou non la C.N.L., même si ce sont parfois des camarades de la C.G.T., mais bien de s’inscrire dans un processus de renforcement de la défense des locataires en travaillant sur le terrain pour attirer au vote les plus de 75 % de locataires abstentionnistes, comme je l’ai déjà décrit dans une précédente intervention, ainsi que ceux qui se laissent berner par des organisations réformistes, voire pire !
Une chose est sûre rien ne vaut une présence INDECOSA-C.G.T., animée par des camarades C.G.T. aguerris à la lutte, et qui ne représentent pas qu’eux-mêmes, mais participent collectivement à la réflexion après étude des dossiers remis par les bailleurs, comme cela se fait dans l’Ain, dans le cadre de la commission logement de l’U.D.-C.G.T..
Mais bien sûr cela demande un engagement politique de la structure C.G.T..
Ceci dit je remercie sincèrement le camarade identifié "staelens" d’avoir lancé le débat par sa 1ère contribution. Cela aura eu le mérite d’en susciter d’autres sur ce sujet INDECOSA-C.G.T., dont certains militants déplorent trop souvent la méconnaissance par les syndiqués et un apparent laxisme dans la prise en compte par certaines structures C.G.T..
Sans lui on aurait sans doute ignoré cet outil de la C.G.T. car personne d’INDECOSA-C.G.T. ne se serait permis de prendre le risque de lancer la polémique sur ce forum.
Cependant je suis bien conscient que ce forum n’est pas un référendum, mais j’espère qu’il aura au moins eu le mérite de montrer qu’il n’y a pas qu’une pensée unique à la C.G.T. en matière de logement, et qu’il participera au développement de la réflexion de chaque structure C.G.T. !
Bien fraternellement à tous les lecteurs.
Bonjour,
Dans mon syndicat, depuis plusieurs mois, un collectif jeunes a été crée à la demande des jeunes syndiqués de notre entreprise. Celui-ci permet aux jeunes de mettre en débat les difficultés propres à leur génération qu’ils rencontrent sur leur lieu de travail, mais aussi dans leur vie de citoyen.
Depuis sa création, nous avons vu un nombre conséquent de jeunes salariés de notre entretprise nous rejoindre à la CGT. Nous avons aussi pu constater que les jeunes syndiqués qui sont membres de notre collectif jeunes n’ont pas hésité à devenir de véritables militants, et 7 d’entre eux ont été élus à notre CE lors du dernier congrès ( sur 11 membres ! ). Nous ne pouvons donc que nous féliciter d’avoir utilisé cet outil pour approcher nos jeunes salariés et les faire prendre toute leur place dans notre organisation.
Je sais que nombre de syndicats, UL, UD, Fédérations ont également mis en place des collectifs jeunes. La Confédération aussi a cette même approche car Jeunes CGT est une structure sur laquelle nous n’hésitons à nous appuyer et avec laquelle nous avons plaisir à travailler.
Cependant, je m’interroge sur les documents d’orientation et les résolutions du 49è congrès.
Si je suis ravie de voir que la question des jeunes est largement abordée, je ne m’explique absolument pas l’absence de référence à cet outil qu’est le collectif jeunes !!!
A aucun moment n’est dressé un rapide état des lieux des outils existants dans nos structures pour répondre à la question des jeunes dans notre organisation syndicale !!!
Il n’est aucunement fait hallusion aux Jeunes CGT qui font pourtant beaucoup parler de la CGT auprès des jeunes ( la caravane des saisonniers par exemple a chaque année un franc succès !! )
Du coup, je m’interroge sur la façon qu’à la CGT de vouloir aborder la question de la jeunesse. Comment la CGT entend elle mener une activité jeune dans chaque syndicat, dans chacune de nos structures ?? Par comment, j’entends précisemment une méthode claire, avec des outils définis...
Peut-être pouvez-vous m’éclairer ? Pouvez-vous me préciser si oui ou non l’outil des collectifs jeunes est un outil que la confédération entend déployer ?
Je vous remercie d’avance de votre écoute et espère avoir une réponse sur la question.
Fraternellement.
Carole.
Bonjour à tous,
eh oui c’est vrai il faut vivre avec son temps. Pourquoi ne pas mettre en oeuvre un forum en place mais il ne faut surtout ne pas oublier l’essentiel tout de même : le rapport de force, les luttes, etc.... . Ce n’est qu’un outil possible supplémentaire.
Amitiés syndicales
Contribution du Syndicat de Site CGT de Flamanville au 49ème Congrès de la CGT
Depuis 2005, la CGT s’est constituée en Syndicat de Site à Flamanville, lieu où se trouvent 2 centrales nucléaires 1300 MW en exploitation et 1 centrale EPR en construction. Ainsi, nous mettons en œuvre une démarche de rassemblement des salariés en y intégrant toutes ses composantes locales : Agents EDF, Prestataires, Intérimaires, Ouvriers, Techniciens, Cadres, jeunes ou moins jeunes…
La CGT, Syndicat de TOUS, s’est attachée depuis à traduire les besoins et aspirations des salariés en revendications, à construire les mobilisations les plus larges pour contraindre les employeurs à négocier et obtenir des avancées sur les conditions de vie et de travail. En expliquant bien aux personnels, que le rapport de force majoritaire était la première condition pour gagner.
C’est l’application de ce schéma qui a permis, à Flamanville, la rédaction de cahiers revendicatifs accompagnés de préavis de grèves pour arriver à la signature de protocoles locaux de fin de conflits dans 7 services de la centrale en 3ans ( obtention de recrutement d’agents, de moyens matériels, de création d’emplois nouveaux…) et le gain de droits nouveaux dans certaines entreprises de la sous-traitance ( 13ème mois, prime de site, prime transport…).
Dans certains cas, des victoires furent obtenues sans une seule minute de grève, uniquement en affichant la détermination des personnels concernés à cesser le travail, après les votes en AG et en précisant à la direction le nombre de salariés prêt à suivre la grève et les impacts directs potentiels sur la production d’énergie. C’est ce que nous appelons ici la force de dissuasion syndicale.
Et ça marche ! A condition de frapper un bon coup de temps en temps quand même, histoire de ne pas perdre la main et faire prendre conscience aux patrons de l’intérêt de négocier et à condition, bien évidemment, d’avoir gagné auparavant le rapport de force dans les services ou ateliers, donc le nombre de syndiqués CGT suffisants pour décider de l’action.
Le Syndicat de Site est devenu l’outil naturel des salariés pour revendiquer et aussi se battre contre les mauvais coups. Des mesures de licenciements dans le gardiennage ont été annulées après les mobilisations en commun des salariés dépendant de diverses entreprises présentes sur le site.
Nous mesurons également la confiance que cette structure syndicale a donné à des salariés de la sous-traitance pour prendre leur carte à la CGT. Parfois un seul salarié d’une entreprise du site ou 2 viennent adhérer mais ils ne sentent pas « isolés » car ils rejoignent en fait beaucoup de collègues qu’ils croisent tous les matins malgré leurs tenues de travail différentes.
Aujourd’hui le Syndicat de Site est reconnu, en tant que tel, par les salariés, les élus et médias locaux…et petit à petit par les employeurs qui contestent toujours sa légitimité mais sont bien contraints lors des conflits de discuter avec !
Un Syndicat de Site CGT, avec ses Collectifs « Jeunes », « Cadres-Ufict », une section « Flamanville 3 » sur l’EPR, une antenne interprofessionnelle sur le chantier et 3 lieux de permanence syndicale, aura permis le déploiement suivant :
Nous avons plus de syndiqués cadres qu’en 2005,nous avons plus de syndiqués sous-traitants qu’en 2005,nous avons plus de syndiquées femmes qu’en 2005.
Avec, au global, une augmentation certaine puisque nous avons progressé de + 73 adhérents depuis 2002, en passant de 202 à 275 à ce jour.
En matière électorale, nous avons également récoltés les fruits puisque les dernières élections CE / DP ont permis à la CGT d’obtenir 100 % des sièges en CE ( 7 Titulaires, 7 suppléants) avec 77,4 % des voix en collège « Exécution », 75,6 % en collège « Maîtrise » et 44,4 % en collège « Cadres ».
En DP, la CGT a obtenu 80 % en Exécution et 84 % en Maîtrise/Cadres, soit 16 sièges sur 18.
Lors de ces élections, les salariés prestataires permanents ont pu participer au scrutin et 3 camarades issus des entreprises sous-traitantes siègent en IRP ( 1 en DP, 2 en CHSCT).
Le Syndicat peut , de plus, compter sur des femmes militantes qui assurent les mandats de présidentes des 3 commissions du CE ainsi que celui de RS au CE notamment.
Cette situation n’est pas arrivée par hasard puisque jusqu’en 1998 c’est la CFDT qui était majoritaire à Flamanville.
C’est le fruit du boulot quotidien de tous les militants pendant des années qui a fini par payer et il faut admettre que la tâche est immense notamment du fait des situations très diverses d’une boite à l’autre et d’une convention collective à l’autre…
Au sein du Syndicat, les salariés dépendent de 6 directions EDF différentes, de 7 entreprises sous-traitantes avec en contrat de travail, le statut des IEG mais aussi des conventions collectives de la métallurgie, de la sécurité, du nettoyage, des bureaux d’études ( la syntec qui tend a remplacé les conventions plus avantageuses, là aussi les patrons ont trouvé un bon plan pour baisser le cout de travail), des travailleurs temporaires, du BTP…
Au vu de notre organisation CGT avec nos Fédérations Mines Energie, Commerce ( pour le gardiennage), Ports et Docks ( employés du nettoyage), Bureau d’Etudes…il est souvent difficile de mesurer s’il est judicieux ou non d’y affilier tel ou tel syndiqués et de travailler avec chaque FD pour les revendications. Nous touchons là, un peu, les limites de l’exercice et pour l’instant travaillons essentiellement avec la FNME même si par le cogétise nous cotisons à la FD du commerce également.
Et comme nous revendiquons, pour tous les salariés prestataires permanents, l’embauche par EDF en expliquant qu’ils travaillent bien à temps plein pour faire tourner les centrales EDF, nous avons tendance à considérer que, en tant que syndiqués, il parait logique qu’ils soient affiliés à la FNME-CGT. Evidemment se pose le problème du suivi des accords de branches et des revendications des différentes FD…
Il faut réfléchir, à notre sens, à de nouvelles façons de fonctionner entre FD pour relayer en transverse les infos vers les Syndicats. Nous n’avons pas trouvé toutes les solutions, mais il serait bon d’y penser pour être plus efficaces dans nos structures.
Comme partout, le climat social est difficile mais les solidarités mises en place et entretenues quotidiennement par les militants et syndiqués CGT permettent de garder les motivations nécessaires à la participation à tous les appels nationaux avec les baisses de productions, piquets de grève colorés, manifs et délégations festives de rigueur et nous permettent de peser localement pour obtenir des négos à partir des cahiers revendicatifs. Bref quand il y a grève à Flamanville , ça se voit !
Les victoires locales, à l’échelle des services ou des entreprises nous ont fait aller de l’avant dans une ambiance de camaraderie qui reste l’essence principale de notre moteur.
Il est vrai qu’ici, pas un syndiqué ne nous pose la question du positionnement révolutionnaire ou réformiste de la CGT avant de prendre sa carte ! Pas plus que les plus de 600 salariés qui votent CGT !
Il est vrai aussi que les militants du Syndicat ont bien autre chose à faire que d’écouter certains donneurs de leçons qui lavent plus rouge que rouge, paraît-il, et qui passent plus de temps à casser la CGT, la Confédé, son Secrétaire Général, ou encore les Fédés plutôt que le patronat…Nous avons, pour notre part, les revendications des salariés, des syndiqués toujours plus nombreux et d’entreprises différentes, à prendre en compte et cela prend énormément d’énergie, pas le temps de philosopher à pas cher ici, d’autant plus que l’adversaire pour nous c’est le patronat.
Notre contribution à pour objet d’inviter à réfléchir sur le fonctionnement entre les FD de la CGT et d’encourager les Syndicats CGT d’entreprises donneuses d’ordres à s’ouvrir sur les salariés prestataires. Au delà des victoires obtenues et des adhésions en progression, l’enrichissement humain à bosser syndicalement tous ensemble, dans le même sens et sans se perdre dans de faux débats, à contribué à élever le niveau de tous les militants CGT du Site dans la « Bataille des idées ».
De jeunes salariés, de conventions collectives différentes, ont découvert la CGT et sont devenus syndiqués et souvent militants parce que le Syndicat de Site leur donne confiance.
Le patronat et ses employeurs donneurs d’ordre, divisent et organisent la ségrégation entre les salariés d’un même site avec comme objectifs : la baisse du coût du travail, la casse des solidarités, le renoncement à leur responsabilité sociale.
Nos sites industriels deviennent des terres de précarité, et la mise en place de Syndicats CGT de Site peut faire partie des outils à développer pour contrarier les ambitions patronales et revendiquer l’harmonisation des statuts sociaux des salariés. Nous en sommes ici convaincus après 4 années d’expérience.
Un Site, une Convention Collective commune à l’image du Statut des IEG qui en 1946 fut créé en compilant les meilleures garanties gagnées avant guerre dans le secteur de l’Energie. Et donc un Syndicat de Site CGT pour tous !
Mettre une étiquette derrière chaque article n’est pas forcément aisé et ne traduit pas forcément l’idée première de l’intervenant. Mais bon, à réfléchir ! Un avantage : il faut lire les articles d’autrui. Un forum est souvent créé ainsi d’ailleurs.
L’anonymat ? Règle presque d’or je dirais sur la toile. A chacun son pseudo. Effectivement aisé de se cacher. Ce n’est pas forcément de la lâcheté. Juste une protection parfois. Je suis Jo pour certains,Jojo pour d’autres, Jojo0605 pour d’autres encore et Joëlle Chédru, institutrice à Vélizy pour l’Etat Civil. Pour ma part, j’ai laissé des messages, peut-être pas "piquants" certes, mais ils sont bien en ligne.
Je ne veux pas jouer l’avocat de la CGT, ni des administrateurs de son site, juste donner mon avis.
Amitiés Ghislaine.
J’apprécie beaucoup la notion de « développement humain durable » énoncé dans le document d’orientation. Elle se démarque du « développement durable » culpabilisateur concocté par ceux qui tirent les ficelles du capitalisme et dont le but est de stigmatiser l’individu et non le système. J’y reviendrai.
Toutefois, nous devons prendre garde à bien tenir le cap, sachant que nous ne sommes pas étanches à ce matraquage ambiant.
Ainsi, étalé sur la page d’accueil de notre site confédéral, nous publions un article (sur la conférence de Copenhague) où sont reprises quelques aberrations parmi les plus répandues.
Ainsi, la fonte de la banquise provoquerait des inondations … Là, on défit les lois de la physique : en fondant dans son verre, un glaçon n’élèvera jamais le niveau du pastis ! Seules les glaces terrestres ont un effet sur le niveau des océans.
Heureusement, la source de cette ânerie est citée : le WWF, organisation clairement malthusienne (et émanation de la « Société eugénique ») structurée par des multinationales anglo-hollandaises et dont les dirigeants successifs peignent un portrait peu reluisant de la fondation : un ex-officier nazi (le Prince Bernhard de Hollande), un grand admirateur d’Hitler (le Prince Philip, prince consort du Royaume Uni), un chef de gouvernement ultra conservateur (Ruud Lubbers – Pays-bas), des magnats du pétrole, de l’alimentation, de la finance …
Je passe sur les chiffres farfelus attribués au GIEC (montée des eaux de « 4 à 6 mètres » au lieu des « 18 à 58 centimètres » retenus par ce groupement et des 2,5 millimètres par an – soit 25 cm par siècle – relevés par les scientifiques) pour en venir au « réchauffement climatique ... considéré comme catastrophique ».
Je ne veux pas nier ici la réalité du réchauffement, qu’il soit anthropique ou naturel, ni éluder ses conséquences environnementales avérées ou supputées.
Oui, bien sûr, il faut se poser des questions, prévoir, anticiper … mais pour s’adapter ! Pas pour nous infliger une taxe carbone qui finira en une nouvelle exonération de charges patronales !
Le sombre avenir qu’on nous prédit ne résulte pas d’un consensus ; il est le fruit d’une pensée unique : sera cloué au pilori tout scientifique, tout philosophe, tout homme politique qui nuancera le dogme ou s’aventurera à analyser le rapport bénéfices/risques d’un réchauffement climatique.
Le catastrophisme qui nous est dicté ne va pourtant pas de soi.
Pour étayer cet éloge du doute il nous faut avoir en tête quelques éléments trop peu mis en avant :
nous vivons l’une des périodes les plus froides qu’ait connu la vie sur terre. La présence de glaces aux pôles ne représente que 5% des temps géologiques. De plus nous vivons une pause interglaciaire, avec pour échéance à long terme une nouvelle glaciation (cycles de Milankovitch).
le crétacé a vu un foisonnement de la vie, il y faisait pourtant 15°C de plus qu’aujourd’hui !
les brusques évolutions climatiques ne datent pas d’hier : on constate sur les 400.000 dernières années (grâce aux carottes de glace) des hausses allant jusqu’à 8°C en un demi siècle.
le taux de CO2 était de 1500 ppm il y a quelques 30 millions d’années (contre 380 ppm aujourd’hui) ce qui n’a pas empêché l’évolution des primates dont nous représentons l’une des branches.
Etc.
Notre perméabilité au prêche apocalyptique repose sur une croyance en un « équilibre naturel » alors qu’il s’agit d’un chaos permanent. Il est vrai qu’à notre échelle temporelle nous ne voyons qu’une image du film.
On peut désormais s’interroger sur les raisons profondes qui ont poussé les pouvoirs politiques et économiques à promouvoir avec autant de moyens financiers et médiatiques ce nouveau paradigme qu’est le développement durable.
Le capitalisme ne peut survivre sans rebondir. A chaque fois qu’il est remis en cause (et c’est le cas aujourd’hui) il impose un nouveau défi : hier la guerre ou la défense du « monde libre », aujourd’hui la chasse au CO2. Il lui faut être en mouvement pour ne pas prêter le flanc.
Et surtout pas de défis enthousiasmants ! Car il prospère par la menace et s’en nourrit. Pour rien au monde il ne céderait son dissuasif matelas de chômeurs. Mais la menace immédiate ne lui suffit pas : avec le climat et l’environnement il la diffère et la prolonge à nos enfants.
Au bout du compte, il nous maintient dans un état d’esprit frileux, défensif et désabusé. Cette vision d’un avenir incertain pèse sur nos comportements syndicaux.
La Cgt l’a bien compris en travaillant à « l’esprit de conquête ». Car c’est bien dans nos têtes que tout se joue.
Le contenu du document d’orientation (nouveau statut du travail salarié, sécurité sociale professionnelle, pôle financier public etc.) permet d’éviter cet écueil et invite les salariés à adopter une posture à la fois offensive et positive.
Bonsoir BEA,
je viens de voir ton message sur le forum et je rebondis en te demandant de te repporter à un message du 01/11/09. Je répondais initialement à un autre message en stipulant la chance que j’avais eu de faire une formation " conditions de travail et souffrance au travail" avec M. Serge DUFOUR de la Confédération vers 2004. Je crois qu’au regard du constat catastrophique de l’état dans lequel se trouve la Fonction Publique et surtout la Territoriale ;les défauts de "management"qui aboutissent à de la souffrance au travail en continue et au quotidien.Il faut prendre en compte à bras le corps ce constat et se donner les moyens de poursuivre juridiquement et collectivement ces maux. L’aspect financier est déja à prendre en considération mais c’est surtout les dégats irréversibles " humains" qui sont à prendre en compte. Au sein de la CGT ou au sein des différentes Fédérations il faut créer dès à présent ce "levier" qui peut permettre demain d’éviter ce que nous pouvons contater chez "France Télécom,Renault, etc......." En Normandie et tout spécialement au sein de la CSD 27, j’y suis présent et nous essayons en relation avec des médecins, la Halde et aussi en interpro au sein de l’UL de Gaillon .
A l’heure actuelle, les difficultés sont importantes. Tous les militants de la CGT sont sur le front des luttes. Et heureusement que la CGT est là !!! Alors mes camarades, soyons tous fier de notre CGT qui est et sera ce que nous en ferons. Débattons au plus près, écoutons, syndiquons nos collègues, les patrons ne rigoleront plus.
Je viens de prendre connaissance des propositions de la commission des candidatures à la CEC (54) et à la CFC (7) de la CGT : Retraités : zéro - Privés d’emploi : zéro. C’est pas bien d’écrire que la commission a eu le soucis d’intégrer les générations et les parcours. La CGT c’est 650 000 adhérents dont 120 000 retraités et 5000 privés d’emploi. Ne pas être représentés dans les instances dirigeantes c’est quand même incroyable... C’est nier ; un fait de société (1/3 jeunes en formation, 1/3 actifs ou recherche d’emploi, 1/3 retraités), et la place des retraités dans le syndicalisme (en contradiction avec les orientations du 49 ème congrès de la CGT). J’ai fait part de mon mécontentement et de ce désaccord représentatif à Graziella LOVERA ; En possession des voix des retraités non représentés et comptant pour moitié, j’aviserai à l’issue des débats du 49 ème congrès.
Nous avons souhaité ouvrir le Forum « à tous », ainsi qu’indiqué dans le texte de présentation du Forum. Les messages ostensiblement malveillants, il n’y en a pratiquement pas, ne sont pas retenus. A la suite de votre message, nous avons précisé dans la présentation que si « les messages sont publiés chronologiquement, il est possible de retrouver tous les messages traitant d’un même thème en cliquant sur : "Lire la discussion" du dernier message sur ce thème. » Concernant les contributions envoyées selon les règles statutaires, elles sont publiées dans la sous-rubrique « Tribune de discussion » que vous trouverez dans la rubrique « L’écho des débats », dans laquelle il y a également des comptes-rendus vidéo de débats. En espérant que ces précisions répondent à vos interrogations, Cordialement, La Commission des débats
Plusieurs messages de ce forum m’amènent à faire cette contribution. Avant de commencer, féliciter les camarades qui ont eu l’idée de cette espace de discussions, qui permet à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent s’exprimer de pouvoir le faire, en espérant qu’il ne soit pas une tribune pour faire passer des messages, qui peinent de plus en plus à passer lors des réunions de syndiqués/syndicats, UL, UD… Qu’il ne soit pas non plus le moyen d’expression de ceux qui souffrent de devoir supporter une CGT qui ne fait pas, qui ne dit pas, qui ne décide pas comme ils le voudraient. Devoir supporter une CGT dont l’action est néanmoins partagée par une très large majorité de syndiqués. Autre point de cette contribution relatif à cette période de crise où le quotidien des français est mis à mal et l’avenir des plus préoccupant avec de véritables défis à relever pour la CGT (salaires, emploi, protection sociale dont retraite et assurance maladie, services publics etc.), est qu’il serait enfin temps d’identifier les vrais responsables de cette casse sociale. Il est vrai qu’il est plus facile de chercher dans notre organisation le, la où les camarades responsables du manque de réaction et de mobilisation, le, la où les camarades qui tenteraient de faire de la CGT un syndicat d’accompagnement du capitalisme et du libéralisme. La réalité de mon point de vue est tout autre et nos seuls adversaires de classe ne se trouve pas parmi les camarades CéGéTistes mais au gouvernement et à la tête du Patronat Français, à commencer par le Medef. Je pense que nous ferions mieux de nous interroger sur les blocages que nous rencontrons pour créer le rapport de force durable et indispensable dans cette période et à l’occasion de la préparation de notre congrès. Si nous continuons de rayonner seulement sur nos bases historiques en oubliant des pans entiers ou se trouvent les salariés (commerce, services, aide à la personne, artisanat, TPE…), en oubliant les zones commerciales, nouvelles zones d’activité…. et si nous pensons satisfaisant qu’un salarié sur 35 environ soit syndiqué à la CGT, il sera difficile de faire grandir les mobilisations et ce, quels que soit les camarades aux responsabilités, quels que soit les repères revendicatifs et les propositions que nous portons. Si nous ne prenons pas la décision de sortir de nos bases organisées pour aller à la rencontre des salariés inorganisés en leurs proposant de nous rejoindre dans les luttes et dans la CGT. De répondre à leurs attentes et de les aider à faire aboutir leurs revendications plutôt que d’attendre un hypothétique ‘grand soir’ qui pourrait venir ‘que du haut’, alors je pense que nous ne nous renforcerons pas. Si nous pensons qu’il suffit de critiquer des manifestations nationales soit disant à répétitions, ‘saute-mouton’, sans mobiliser dans les entreprises et les territoires, alors je pense que nous nous trompons. Si nous pensons qu’en défendant l’idée selon laquelle la bataille pourrait se gagner par profession alors que même d’un point de vue interprofessionnel nous voyons malheureusement trop souvent les limites de notre action où, pour se faire plaisir, critiquer l’unité syndicale sous prétexte que la CGT à elle seule pourrait renverser le cours des choses, alors qu’il est simple de vérifier le niveau de mobilisation selon le nombre d’organisations sur l’appel, et bien je pense que nous nous trompons. Si nous ne laissons pas prendre toutes leurs places aux nouveaux syndiqués, aux jeunes, aux femmes, aux adhérents issus de l’immigration etc. dans la direction de nos structures, je pense que nous n’évoluerons pas, car il ne peut pas y avoir la CGT de ceux qui sauraient et celle de ceux qui écouteraient. Enfin, je pense que nous n’évoluerons pas non plus si nous n’adaptons pas nos formes d’organisation et nos outils CGT aux réalités d’aujourd’hui. Voila quelques réflexions personnelles, peut être que certains trouveront un peu vives mais que je souhaitais apporter à ce forum. Beaucoup d’autres choses restent à dire et j’espère que notre prochain congrès permettra d’en débattre. Vive le 49ème congrès. Vive la CGT.
Il est fort regrettable que les femmes soient encore "les oubliées" sur le document d’orientation du 49ème congrès à Nantes.
On ne parle des femmes que dans le premier chapitre "de la crise au développement humain durable, article n°82 "
Pourtant il reste beaucoup de travail à accomplir avant que les femmes soient reconnues et notamment sur :
le maintien du droit spécifique lié à la maternité
sur les retraites, réversions, année de bonnification, les pensions toujours inférieurs à celles des hommes etc...
Conditions de travail, CDD, temps partiel, déroulement de carrière, etc...
Harcélement, pression morale, stress, etc...
Les candidatures aux élections professionnelles ou autre toujours inférieur aux hommes, etc...
Les femmes candidates sont en recul de 3% par rapport au 48ème congrès. Pourquoi ?
Seulement 38 femmes sur 103 sont candidates au 49ème congrès. Pourquoi ?
Ne faudrait il pas s’interroger sur la faible implication des femmes dans la vie syndicale ?
Peut être ne sont elles pas écoutées, entendues dans leur syndicat !
Toutes ces questions et bien d’autre sont à étudier et à travailler tous ensemble.
Il aurait été bien qu’à ce 49ème congrès un chapitre soit dédié aux femmes.
je ne partage pas ta position par rapport à la CNL. Nous savons tous que l’indecosa c’est la CGT et que chaque adhérent est membre de droit. Ce que je veux dire, c’est que la CNL dans le monde du logement c’est autre-chose.
EXEMPLE :à la CNL, nous votons pas les hausses de loyers. Sans doute parce que nous avons une analyse plus approndie que certains camarades INDECOSA siègeant dans les conseils d’administrations. Pour nous à la CNL c’est clair (Gel des loyers)
Bien Fraternellement
Chaque syndiqué doit compter à égalité avec un autre,qu’il soit actif ou retraité.Si les retraités SNCF cotisent à50% de la valeur des actifs,c’est que bien souvent la retraite c’est une pension bien dévalorisée d"avec le salaire des actifs qui comprend aussi bien des éléments variables qui n’entrent pas dans le calcul de la retraite.Il n’est donc pas normal de n’avoir besoin que de dix cotisants actifs pour une voix au congrès ,quand il en faut vingt aux retraités.
Dans la 1ére partie, tout le texte est rédigé pour démontrer la nécessité d’un statut du travailleur salarié, lié à la personne et d’une sécurité sociale professionnelle individuelle qui devrait protéger le travailleurs tout au long d’une carrière, ou on admet comme un fait irrémédiable et normal de passer de la situation d’apprentissage, de formation, de période de travail, de chômage, d’une entreprise à une autre, d’un bassin d’emploi à un autre.
1-46 : les 300 conventions collectives qui garantissent les droits collectifs, qu’ils faut défendre, sont présentées comme un obstacle, « une atomisation et à l’inégalité des droits ». Si on comprend bien, il faudrait supprimer ces droits collectifs pour un statut du travailleur salarié lié à l’individu. C’est pour ça que les champs fédéraux actuels liés aux statuts et aux conventions collectives devraient aussi disparaître, rappelons que 80% des salariés sont encore sous ce régime. Pas un mot sur le minimum de salaire à 1600 € ou seulement à 1- 63 « revenu décent ». 1-64 :« l’ensemble des revenus et des pensions à hauteur minimale du SMIC ». Aucun mot sur la nécessité de défendre nos statuts et les conventions collectives, de défendre les régimes spéciaux de retraite. Tout est tournée vers l’alignement vers le bas et l’acceptation que les acquis spécifiques vont disparaître, qu’il n’y aura plus de droits collectifs. Si c’est ça qu’il y a derrière le statut du travailleur salarié lié à la personne et la sécurité sociale professionnelle attaché à l’individu, on ne peut pas soutenir cette partie du texte, on ne peux pas l’amender, on ne peut que voter contre cette orientation. 1-68 : Nous lisons que l’assurance chômage serait reversée avec des aides de l’état pour compenser les exonérations patronales « dont l’efficacité reste à démonter ». Rien que ce bout de phrase est inadmissible !!! Ainsi on proposerait de prendre, de l’état et de nos caisses de chômage, notre argent, pour payer un salaire décent à hauteur du SMIC aux sans emploi pendant que les patrons licencient, pour qu’ils augmentent encore leurs profits. 1-70 : Le texte propose « des comités territoriaux de la sécurité de l’emploi » dont la mission serait de prévenir les plans de licenciement, de gérer les fonds socialisés de l’emploi et de coordonner donc d’accompagner les licenciement. Ce sont les états généraux pour l’emploi mis en place par Sarkozy. Aucun mot sur l’interdiction des licenciements, même là ou l’état à financé, ou les entreprises font du profit. C’est l’accompagnement total. On ne peut que voter contre. 1-73 : pas un mot sur la défense de la sécu de 1945, des caisses de retraite, des fermetures d’hôpitaux de services, de lits, de la destruction des services publics. A la casse programmée des régimes de retraites et des régimes s